Optique géométrique

Exercice 19 ⭐️⭐️ Défaut de vision, Sup/L1

Un patient souffre d’un problème de vision. Il ne voit pas les objets nets au-delà de 26 cm, ni en-dessous de 13,5 cm .

  1. Établir le diagnostic quant à la vision du patient : de quel défaut souffre-t-il ? Proposer une correction adaptée, tout d’abord avec une paire de lunettes qu’il portera à 2 cm de ses yeux, ensuite avec des lentilles de contact.

  2. Avec l’âge, le patient ne pourra certainement plus lire son journal de près. Comment régler ce défaut ? Ce second problème compensera-t-il le problème initial ?

Modélisation de l’oeil : association d’une lentille de vergence variable (le cristallin) et d’un capteur fixe (la rétine).
Lentilles minces 👉 formules de conjugaison (Descartes ou Newton).

  1. Le patient est myope. Un oeil emmétrope (normal) peut accomoder pour faire l’image d’un objet entre \displaystyle -\infty et -25 cm. Ici, le cristallin correspond à une lentille trop convergente : sa distance focale maximale est plus petite que la distance fixe cristallin-rétine : l’image d’un objet à grande distance (supérieure à 26 cm) ne peut jamais se former sur la rétine.

• Pour un oeil emmétrope, lorsqu’une personne accomode, elle fait varier la courbure de son cristallin et modifie ainsi la distance focale de la lentille équivalente. f\displaystyle f' varie de f1\displaystyle f'_{1} (sans accomodation, c’est l’observation à l’infini, c’est aussi la distance cristallin-rétine, c’est-à-dire la distance du cristallin à l’image qui est formée) à f2\displaystyle f'_{2} telle que

1f11PP=1f2\displaystyle \frac{1}{f'_{1}}-\frac{1}{-PP}=\frac{1}{f'_{2}}, soit f2=f1.PPf1+PP<f1\displaystyle f'_{2}=\frac{f'_{1}.PP}{f'_{1}+PP}<f'_{1}.

• Pour le patient myope, f\displaystyle f' varie de f1\displaystyle f'_{1} (lorsque l’image de l’objet à d1\displaystyle d_{1}= 26 cm se forme sur la rétine, f1\displaystyle f'_{1} n’est pas égale à la distance d\displaystyle d cristallin-rétine) à f2\displaystyle f'_{2} (lorsque l’image de l’objet à d2\displaystyle d_{2}= 13 cm se forme sur la rétine, f2\displaystyle f'_{2} n’est pas non plus égale à la distance d\displaystyle d cristallin-rétine)

1d1d1=1f1\displaystyle \frac{1}{d}-\frac{1}{-d_{1}}=\frac{1}{f'_{1}} et 1d1d2=1f2\displaystyle \frac{1}{d}-\frac{1}{-d_{2}}=\frac{1}{f'_{2}}.

• La correction apportée par les lunettes doit être telle que l’image par les lunettes d’un objet situé à une distance de l’oeil entre l’infini et 26 cm se trouve à une distance en cm du cristallin d2=13,5<d3<d1=26\displaystyle d_{2}=13,5<d_{3}<d_{1}=26. Ainsi pour un objet à l’infini, il faudrait que l’image par les lunettes soit à 262=24\displaystyle 26-2 = 24 cm des lunettes, il faut donc une lentille divergente de focale f=24\displaystyle f'= -24 cm ou une vergence V=4,2 en dioptrie\displaystyle V=4,2\textrm{ en dioptrie}.

On vérifie que pour un objet situé à 25 cm de l’oeil (qui correspond au P.P. de l’oeil normal), son image par les lunettes se fera à une distance d’ du cristallin telle que, numériquement, 1d125=124\displaystyle -\frac{1}{d'}-\frac{1}{-25}=-\frac{1}{24}, soit d\displaystyle d'=12,2 cm, soit une distance des yeux (du cristallin) de 14,2 cm.

• Pour des lentilles de contact, qu’on suppose à une position identique aux cristallins, on a directement

f=26\displaystyle f'=-26 cm ou une vergence V=3,85\displaystyle V = 3,85 en dioptries.

  1. Avec l’âge, le patient devient presbyte, c’est-à-dire qu’il n’arrive plus à accomoder. Pour lire son journal, il lui suffit d’enlever ses lunettes et de placer le journal à 26 cm de ses yeux. En revanche, il ne verra toujours guère au-delà de 26 cm.

Exercice 49 ⭐️ Télescope de Newton, Sup/L1

Un télescope de Newton est modélisé par l’association
-d’une lentille mince L1\displaystyle L_{1}, de centre optique O1\displaystyle O_{1} et de distance focale f1=0,50m\displaystyle \mathrm{}f_{1}'=0,50 m.

-d’un miroir plan M\displaystyle M incliné de 45° par rapport à l’axe optique de L1\displaystyle L_{1} ; l’axe optique coupe M\displaystyle M en O\displaystyle O tel que O1O=45\displaystyle \overline{O_{1}O}= 45 cm.

-d’une lentille mince L2\displaystyle L_{2} de centre optique O2\displaystyle O_{2} d’axe optique (OO2)\displaystyle (OO_2) perpendiculaire à celui de L1\displaystyle L_{1}, et de distance focale f=5\displaystyle \mathrm{}f'=5 cm avec OO2=10\displaystyle \overline{OO_{2}}=10 cm.

On observe Jupiter situé à une distance D=7,0.1011\displaystyle D=7,0.10^{11} m et de diamètre d=1,4.108\displaystyle d=1,4.10^{8} m.

  1. Montrer que le dispositif est afocal.

  2. Quel est le diamètre angulaire de l’image définitive ? Commenter.

Dispositif afocal 👉 l’image d’un objet à l’infini est à l’infini.

  1. L’image d’un objet à l’infini par la lentille convergente L1 est en F1\displaystyle F'_1. L’image par le miroir est le symétrique de F1\displaystyle F'_1 par rapport à M\displaystyle M, et coïncide avec le foyer objet F2\displaystyle F_2 de la lentille L2\displaystyle L_{2}, dont l’image par L2\displaystyle L_{2} est à l’infini par définition.

  2. Le diamètre angulaire de Jupiter vu de la Terre est α2tan(α2)=dD\displaystyle \alpha\simeq2\tan\left(\frac{\alpha}{2}\right)=\frac{d}{D}.

    Dans le plan focal image de L1\displaystyle L_{1}, l’image intermédiaire de Jupiter a un diamètre 2F1A1=αf1\displaystyle 2F'_{1}A_{1}=\alpha f'_{1}. C’est aussi le diamètre de son image par le miroir (F1A1=F2A2)\displaystyle (F'_{1}A_{1}=F_{2}A_{2}). Les rayon extrêmes du faisceau émergeant de L2\displaystyle L_{2} font ainsi un angle β2tan(β2)=αf1f2\displaystyle \beta\simeq2\tan\left(\frac{\beta}{2}\right)=\alpha\frac{f'_{1}}{f'_{2}}.

A.N. Alors que α=2.104radians \displaystyle \alpha=2.10^{-4}\mathbb{\textrm{radians }} est inférieur au pouvoir séparateur de l’oeil (3.104 radians)\displaystyle (3.10^{-4}\textrm{ radians}), l’image obtenue par le télescope a un diamètre angulaire β=2.103\displaystyle \beta=2.10^{-3} radians, l’image n’apparaît pas ponctuelle.

Remarque — On peut simplifier le système en “repliant” le schéma par rapport au miroir. F1\displaystyle F'_{1} et F2\displaystyle F_{2} se superposent, ainsi que A1\displaystyle A_{1} et A2\displaystyle A_{2}. On a juste une lunette afocale dont le foyer image de l’objectif est confondu avec le foyer objet de l’oculaire.

Exercice 104 ⭐️⭐️ Modélisation d’un œil, Sup/L1

Le cristallin de l’œil est assimilable à une lentille convergente de centre optique O\displaystyle O, de vergence variable V\displaystyle V. L’image se forme sur la rétine, à une distance d=15 mm\displaystyle d=15\textrm{ mm} de O\displaystyle O. L’air est d’indice n0=1,00\displaystyle n_{0}=1,00 et l’intérieur de l’œil est un milieu assimilable à de l’eau, d’indice n1=1,33\displaystyle n_{1}=1,33. Tout se passe comme si on avait une lentille mince de vergence V\displaystyle V placée dans l’air, accolée avec un dioptre plan séparant les milieux d’indices n0\displaystyle n_{0} et n1\displaystyle n_{1}.
Un observateur regarde un objet AB\displaystyle AB, situé à 1,00 m devant ses yeux et tel que AB=10 cm\displaystyle \overline{AB}=10\textrm{ cm}.

  1. Quelle est la nature de l’image (réelle, virtuelle, droite, inversée ?). Déterminer sa taille et le grandissement associé.
  2. Déterminer la vergence V\displaystyle V.
  • Déterminer la vergence d’une lentille 👉 Relations de conjugaison.
  • Dioptre plan 👉 Un dioptre plan est stigmatique dans l’approximation des petits angles. Un point image est le point d’intersection des rayons issus d’un point objet et déviés par la traversée du dioptre.
  1. Considérons pour simplifier que A\displaystyle A et son image A\displaystyle A' sont sur l’axe optique du cristallin. Traçons le rayon issu de l’extrémité B\displaystyle B et passant par O\displaystyle O. Il est non dévié par la lentille, mais réfracté par le dioptre, puis arrive en B\displaystyle B' sur la rétine.

    L’image se forme effectivement sur la rétine, elle est donc réelle.
    Le rayon issu de B\displaystyle B passant par O, est non dévié par la lentille, mais il est dévié par le dioptre qui lui est accolé. Soient i\displaystyle i et r\displaystyle r les angles d’incidence et de réfraction correspondants. D’après Descartes, n0sini=n1sinr\displaystyle n_{0}\sin i=n_{1}\sin r. Dans la limite des petits angles justifiée ici, sinitani=ABOA\displaystyle \sin i\sim\tan i=\frac{\overline{AB}}{\overline{OA}} et sinrtanr=ABd\displaystyle \sin r\sim\tan r=\frac{\overline{A'B'}}{d}. D’où AB=n0n1ABOAd\displaystyle \overline{A'B'}=\frac{n_{0}}{n_{1}}\frac{\overline{AB}}{\overline{OA}}d et le grandissement γ=ABAB=n0n1dOA<0\displaystyle \gamma=\frac{\overline{A'B'}}{\overline{AB}}=\frac{n_{0}}{n_{1}}\frac{d}{\overline{OA}}<0, l’image est inversée.
    A.N. AB=1,1 mm \displaystyle \overline{A'B'}=-1,1\textrm{ mm } et γ=1,1.102\displaystyle \gamma=1,1.10^{-2}.
  2. Soient (A1,B1)\displaystyle \left(A_{1},B_{1}\right) les images de (A,B)\displaystyle \left(A,B\right) par la lentille.
    (A,B)\displaystyle \left(A',B'\right) sont les images de (A1,B1)\displaystyle \left(A_{1},B_{1}\right) par le dioptre.
    Déterminons la position de A1\displaystyle A_{1}, en utilisant l’approximation des petits angles et en considérant seulement un dioptre plan. Un rayon incident, normal au dioptre, traverse le dioptre sans être dévié. A1\displaystyle A_{1} et A\displaystyle A' sont donc sur la même normale au dioptre.

    Un rayon quelconque (ou son prolongement) qui passe par A1\displaystyle A_{1} arrive sur le dioptre en H\displaystyle H. Ce rayon est dévié à la traversée du dioptre et arrive en A\displaystyle A'. Avec les notations de la figure,
    {n0sinα=n1sinβsinαtanα=OHOA1sinβtanβ=OHOA\displaystyle \begin{cases} n_{0}\sin\alpha=n_{1}\sin\beta\\ \sin\alpha\sim\tan\alpha=\frac{\overline{OH}}{\overline{OA_{1}}}\\ \sin\beta\sim\tan\beta=\frac{\overline{OH}}{\overline{OA'}} \end{cases},
    d’où OA1=n0n1OA.\overline{OA_{1}}=\frac{n_{0}}{n_{1}}\overline{OA'}.
    Vis à vis du dioptre, A1\displaystyle A_{1} est un objet virtuel.
    On déduit de la position de A1\displaystyle A_{1} la vergence de la lentille équivalente au cristallin avec la relation de conjugaison 1OA11OA=1f=V\displaystyle \frac{1}{\overline{OA_{1}}}-\frac{1}{\overline{OA}}=\frac{1}{f'}=V, soit
    V=n1n0d1OA.V=\frac{n_{1}}{n_{0}d}-\frac{1}{\overline{OA}}.
    A.N. V=90\displaystyle V=90 dioptries.

Exercice 109 ⭐️⭐️⭐️ Un mirage froid, Sup/L1

En Cornouailles, début 2021, les promeneurs ont pu observer un bateau qui semblait en lévitation au-dessus de la mer.
Pour expliquer la formation de tels mirages (mirages “froids”), on étudie la trajectoire d’un rayon lumineux dans un milieu non homogène.

  1. Un rayon lumineux se propage dans un milieu stratifié constitué de couches horizontales de même épaisseur, repérées chacune par un entier i\displaystyle i, et telles que l’indice de réfraction ni\displaystyle n_{i} de la couche i\displaystyle i est constant. On suppose que l’indice décroit avec i\displaystyle i : pour deux entiers i\displaystyle i et j\displaystyle j si i<j\displaystyle i<j, alors ni>nj\displaystyle n_{i}>n_{j}. Le rayon est dans un plan vertical (xOy)\displaystyle \left(xOy\right), et αi\displaystyle \alpha_{i} est l’angle entre le rayon qui se propage dans la couche d’indice ni\displaystyle n_{i} et le vecteur unitaire horizontal ex\displaystyle \overrightarrow{e_{x}}.

    Relier les couples (ni,αi)\displaystyle \left(n_{i},\alpha_{i}\right) et (nj,αj)\displaystyle \left(n_{j},\alpha_{j}\right).
    Représenter la trajectoire d’un rayon lumineux.
  2. On rend la stratification infiniment fine pour décrire un milieu continu. À l’ordonnée y\displaystyle y, l’indice de réfraction est n(y)\displaystyle n(y) et l’angle entre le rayon et ex\displaystyle \overrightarrow{e_{x}} est α(y)\displaystyle \alpha(y). Le point M(x,y)\displaystyle M(x,y) décrit la trajectoire du rayon lumineux.
  • Déterminer une quantité C0\displaystyle C_{0} constante en tout point M\displaystyle M de la trajectoire en fonction de n(y)\displaystyle n(y) et α(y)\displaystyle \alpha(y), puis exprimer n(y)\displaystyle n(y) en fonction de C0\displaystyle C_{0} et dydx\displaystyle \frac{dy}{dx}.
  • Montrer que la courbe C\displaystyle \mathcal{C} suivie par le rayon lumineux correspond à une solution de l’équation d2ydx2=ddy(n2β2),\frac{d^{2}y}{dx^{2}}=\frac{d}{dy}\left(\frac{n^{2}}{\beta^{2}}\right),
    où on exprimera β\displaystyle \beta en fonction de C0\displaystyle C_{0}.
  1. L’indice n\displaystyle n de l’air obéit à la loi de Gladstone, qui indique que (n1)\displaystyle \left(n-1\right) est proportionnel à la masse volumique de l’air. En assimilant l’air au dessus de la mer à un gaz parfait de pression constante, préciser la dépendance de l’indice vis-à-vis de la température.
    Début 2021, la température de la mer étant très basse, la température de l’air augmentait avec l’altitude à partir de la surface de l’eau. Montrer que l’étude précédente est compatible avec l’observation du mirage.
  • Interface entre milieux d’indices différents 👉 Lois de Descartes.
  • Courbe y=f(x)\displaystyle y=f(x) 👉 la pente de la tangente à la courbe est tanα=dydx\displaystyle \tan\alpha=\frac{dy}{dx}.
  1. Les lois de Descartes indiquent que le rayon lumineux réfracté reste dans le plan vertical initial, qui est le plan d’incidence, et que nicos(αi)=ni+1cos(αi+1)\displaystyle n_{i}\cos\left(\alpha_{i}\right)=n_{i+1}\cos\left(\alpha_{i+1}\right).
    De proche en proche, pour tout (i,j)\displaystyle \left(i,j\right), nicos(αi)=njcos(αj).n_{i}\cos\left(\alpha_{i}\right)=n_{j}\cos\left(\alpha_{j}\right).

    Plus i\displaystyle i augmente, plus αi\displaystyle \alpha_{i} diminue, le rayon s’écarte de plus en plus de la normale verticale. La dépendance de l’indice avec i\displaystyle i n’est pas donnée, mais il est vraisemblable qu’apparait pour une valeur i0\displaystyle i_{0} de i\displaystyle i, dépendant de l’angle d’incidence initial, une réflexion totale sur l’interface i0/i0+1\displaystyle i_{0}/i_{0}+1.

  2. En passant à la limite continue, n(y)cos(α(y))=C0\displaystyle n(y)\cos\left(\alpha(y)\right)=C_{0}.
    Avec tanα=dydx\displaystyle \tan\alpha=\frac{dy}{dx}, cos2(α)=11+tan2(α)=11+(dydx)2\displaystyle \cos^{2}\left(\alpha\right)=\frac{1}{1+\tan^{2}\left(\alpha\right)}=\frac{1}{1+\left(\frac{dy}{dx}\right)^{2}}.
    D’où n2=C0[1+(dydx)2]\displaystyle n^{2}=C_{0}\left[1+\left(\frac{dy}{dx}\right)^{2}\right].
    En dérivant (dydx)2\displaystyle \left(\frac{dy}{dx}\right)^{2} par rapport à x\displaystyle x,
    2dydxd2ydx2=1C0ddx(n2(y))\displaystyle 2\frac{dy}{dx}\frac{d^{2}y}{dx^{2}}=\frac{1}{C_{0}}\frac{d}{dx}\left(n^{2}(y)\right).
    On calcule le second terme comme une dérivée composée ddx(n2(y))=dydxddy(n2(y))\displaystyle \frac{d}{dx}\left(n^{2}(y)\right)=\frac{dy}{dx}\frac{d}{dy}\left(n^{2}(y)\right). D’où dydxd2ydx2=12C0dydxddy(n2(y))\displaystyle \frac{dy}{dx}\frac{d^{2}y}{dx^{2}}=\frac{1}{2C_{0}}\frac{dy}{dx}\frac{d}{dy}\left(n^{2}(y)\right).
    Pour dydx0\displaystyle \frac{dy}{dx}\neq0 , d2ydx2=1β2ddy(n2(y)),\frac{d^{2}y}{dx^{2}}=\frac{1}{\beta^{2}}\frac{d}{dy}\left(n^{2}(y)\right), avec β2=2C0\displaystyle \beta^{2}=2C_{0}.
    Le cas dydx=0\displaystyle \frac{dy}{dx}=0 correspond au sommet de la courbe C,\displaystyle \mathcal{C}, où le rayon lumineux devient tangent à l’axe horizontal. C’est la limite de la réflexion totale. La relation reste valide par prolongement en ce point.

  3. Pour un gaz parfait, la masse volumique ρ=PMRT\displaystyle \rho=\frac{PM}{RT}, M\displaystyle M masse molaire, P\displaystyle P la pression, T\displaystyle T la température. D’où n1=λPMR1T.n-1=\lambda\frac{PM}{R}\frac{1}{T}.
    Dans l’exemple étudié, T\displaystyle T augmente quand l’altitude y\displaystyle y augmente, donc n\displaystyle n est bien une fonction décroissante de y\displaystyle y. La courbe suivie par un rayon lumineux correspond bien à une courbe telle que d2ydx2<0\displaystyle \frac{d^{2}y}{dx^{2}}<0, de concavité tournée vers le bas.

    À voir, l’animation de l’université du Mans.