Un patient souffre d’un problème de vision. Il ne voit pas les objets nets au-delà de 26 cm, ni en-dessous de 13,5 cm .
Établir le diagnostic quant à la vision du patient : de quel défaut souffre-t-il ? Proposer une correction adaptée, tout d’abord avec une paire de lunettes qu’il portera à 2 cm de ses yeux, ensuite avec des lentilles de contact.
Avec l’âge, le patient ne pourra certainement plus lire son journal de près. Comment régler ce défaut ? Ce second problème compensera-t-il le problème initial ?
Réflexes
Modélisation de l’oeil : association d’une lentille de vergence variable (le cristallin) et d’un capteur fixe (la rétine).
Lentilles minces 👉 formules de conjugaison (Descartes ou Newton).
Corrigé
• Pour un oeil emmétrope, lorsqu’une personne accomode, elle fait varier la courbure de son cristallin et modifie ainsi la distance focale de la lentille équivalente. varie de (sans accomodation, c’est l’observation à l’infini, c’est aussi la distance cristallin-rétine, c’est-à-dire la distance du cristallin à l’image qui est formée) à telle que
, soit .
• Pour le patient myope, varie de (lorsque l’image de l’objet à = 26 cm se forme sur la rétine, n’est pas égale à la distance cristallin-rétine) à (lorsque l’image de l’objet à = 13 cm se forme sur la rétine, n’est pas non plus égale à la distance cristallin-rétine)
et .
• La correction apportée par les lunettes doit être telle que l’image par les lunettes d’un objet situé à une distance de l’oeil entre l’infini et 26 cm se trouve à une distance en cm du cristallin . Ainsi pour un objet à l’infini, il faudrait que l’image par les lunettes soit à cm des lunettes, il faut donc une lentille divergente de focale cm ou une vergence .
On vérifie que pour un objet situé à 25 cm de l’oeil (qui correspond au P.P. de l’oeil normal), son image par les lunettes se fera à une distance d’ du cristallin telle que, numériquement, , soit =12,2 cm, soit une distance des yeux (du cristallin) de 14,2 cm.
• Pour des lentilles de contact, qu’on suppose à une position identique aux cristallins, on a directement
cm ou une vergence en dioptries.
Un télescope de Newton est modélisé par l’association
-d’une lentille mince , de centre optique et de distance focale .
-d’un miroir plan incliné de 45° par rapport à l’axe optique de ; l’axe optique coupe en tel que cm.
-d’une lentille mince de centre optique d’axe optique perpendiculaire à celui de , et de distance focale cm avec cm.

On observe Jupiter situé à une distance m et de diamètre m.
Montrer que le dispositif est afocal.
Quel est le diamètre angulaire de l’image définitive ? Commenter.
Réflexes
Dispositif afocal 👉 l’image d’un objet à l’infini est à l’infini.
Corrigé
L’image d’un objet à l’infini par la lentille convergente L1 est en . L’image par le miroir est le symétrique de par rapport à , et coïncide avec le foyer objet de la lentille , dont l’image par est à l’infini par définition.
Le diamètre angulaire de Jupiter vu de la Terre est .
Dans le plan focal image de , l’image intermédiaire de Jupiter a un diamètre . C’est aussi le diamètre de son image par le miroir . Les rayon extrêmes du faisceau émergeant de font ainsi un angle .
A.N. Alors que est inférieur au pouvoir séparateur de l’oeil , l’image obtenue par le télescope a un diamètre angulaire radians, l’image n’apparaît pas ponctuelle.
Remarque — On peut simplifier le système en “repliant” le schéma par rapport au miroir. et se superposent, ainsi que et . On a juste une lunette afocale dont le foyer image de l’objectif est confondu avec le foyer objet de l’oculaire.
Le cristallin de l’œil est assimilable à une lentille convergente de centre optique , de vergence variable . L’image se forme sur la rétine, à une distance de . L’air est d’indice et l’intérieur de l’œil est un milieu assimilable à de l’eau, d’indice . Tout se passe comme si on avait une lentille mince de vergence placée dans l’air, accolée avec un dioptre plan séparant les milieux d’indices et .
Un observateur regarde un objet , situé à 1,00 m devant ses yeux et tel que .
Réflexe
Corrigé


En Cornouailles, début 2021, les promeneurs ont pu observer un bateau qui semblait en lévitation au-dessus de la mer.
Pour expliquer la formation de tels mirages (mirages “froids”), on étudie la trajectoire d’un rayon lumineux dans un milieu non homogène.

Réflexe
Corrigé
Les lois de Descartes indiquent que le rayon lumineux réfracté reste dans le plan vertical initial, qui est le plan d’incidence, et que .
De proche en proche, pour tout , 
Plus augmente, plus diminue, le rayon s’écarte de plus en plus de la normale verticale. La dépendance de l’indice avec n’est pas donnée, mais il est vraisemblable qu’apparait pour une valeur de , dépendant de l’angle d’incidence initial, une réflexion totale sur l’interface .
En passant à la limite continue, .
Avec , .
D’où .
En dérivant par rapport à ,
.
On calcule le second terme comme une dérivée composée . D’où .
Pour , avec .
Le cas correspond au sommet de la courbe où le rayon lumineux devient tangent à l’axe horizontal. C’est la limite de la réflexion totale. La relation reste valide par prolongement en ce point.
Pour un gaz parfait, la masse volumique , masse molaire, la pression, la température. D’où
Dans l’exemple étudié, augmente quand l’altitude augmente, donc est bien une fonction décroissante de . La courbe suivie par un rayon lumineux correspond bien à une courbe telle que , de concavité tournée vers le bas.
À voir, l’animation de l’université du Mans.