Interférences à 2 ondes

Exercice 1 ⭐️⭐️ Interféromètre de Michelson, Spé hors PSI/L2

Un interféromètre de Michelson, réglé en lame d’air à faces parallèles, est éclairé par une source étendue de longueur d’onde λ=546,0\displaystyle \lambda= 546,0 nm. L’épaisseur de la lame d’air est e, très voisine de 1,0 mm.

  1. Rappeler l’expression de la différence de marche et préciser la figure d’interférence.

  2. Il y a au centre un maximum d’intensité lumineuse. Calculer les rayons des 3 premiers anneaux brillants dans le plan focal image d’une lentille de focale 1 m.

  3. L’interféromètre est réglé au contact optique. Qu’observe-t-on ?

  4. À la suite d’une mauvaise manipulation, un des miroirs présente une légère déformation au niveau de son centre, modélisée par une calotte sphérique de rayon R\displaystyle R = 10 m. On éclaire l’interféromètre en incidence proche de la normale. Pourquoi peut-on observer une figure d’interférences constituée d’anneaux et comment les observer expérimentalement ? Calculer les rayons des 3 premiers anneaux brillants observés directement à l’oeil.

Ordre d’interférence p\displaystyle p 👉 δ=2ecosi=pλ\displaystyle \delta=2e\cos i=p\lambda. Attention à la confusion entre ordre d’interférence et numérotation de la frange d’interférence en partant du centre.

  1. Cours : δ=2ecosi\displaystyle \delta=2e\cos i, i\displaystyle i angle d’incidence sur les miroirs.

  2. Pour la frange d’ordre p\displaystyle p :

δ=2ecosi=pλr=f2(1pp0)\displaystyle \delta=2e\cos i=p\lambda\Longrightarrow r=f'\sqrt{2\left(1-\frac{p}{p_{0}}\right)}. Pour avoir un maximum d’intensité, p\displaystyle p doit être entier. Comme le centre de la figure d’interférence est brillant, l’ordre au centre p0=2e/λ\displaystyle p_{0}=2e/\lambda est entier et le k\displaystyle kième anneau brillant correspond à p=p0k\displaystyle p=p_{0}-k. D’où le rayon rk=kλe.r_{k}=\sqrt{\frac{k\lambda}{e}}.

A.N. : r1\displaystyle r_{1}=7,39 mm, r2\displaystyle r_{2}=1,04 cm, r3\displaystyle r_{3}=1,28 cm

  1. Au contact optique, δ=0\displaystyle \delta=0 pour tout i\displaystyle i, l’éclairement est uniforme, c’est la teinte plate.

Avec le miroir sphérique au lieu de plan, on se retrouve avec un dispositif de type coin d’air, mais il y a une symétrie de révolution autour de l’axe de la sphère, qui fait qu’on va observer une figure d’interférence constituée d’anneaux et non de franges rectilignes. Pour observer ces franges, il faut observer directement à l’oeil en accomodant sur le “coin d’air” ou par projection, en faisant l’image du coin d’air par une lentille.

L’épaisseur du “coin d’air” est e(r)=AB=RR2r2r22R\displaystyle e(r)=AB=R-\sqrt{R^{2}-r^{2}}\simeq \frac{r^{2}}{2R}.

Les maxima d’intensité correspondent à 2e(x)=pλ\displaystyle 2e(x)=p\lambda, p\displaystyle p entier. Soit r=pλR.r=\sqrt{p\lambda R}.

A.N. r1\displaystyle r_{1}=2,33 mm, r2\displaystyle r_{2}=3,30 mm, r3\displaystyle r_{3}=4,03 mm.

Exercice 31 ⭐️⭐️ Trous d’Young, Spé hors PSI/L2

On observe la figure d’interférence produite par des trous d’Young considérés comme ponctuels, placés en F1=(X1=a/2,Y1=0,Z1)\displaystyle F_{1}=\left(X_{1}=a/2,Y_{1}=0,Z_{1}\right) et F2=(X2=a/2,Y2=0,Z2=Z1)\displaystyle F_{2}=\left(X_{2}=-a/2,Y_{2}=0,Z_{2}=Z_{1}\right). L’observation se fait dans le plan focal image d’une lentille convergente de distance focale f\displaystyle f'; de centre optique O\displaystyle O placé sur l’axe (Z).

  1. La source S\displaystyle S, monochromatique de longueur d’onde λ\displaystyle \lambda, est placée sur l’axe de la lentille en Z=Z1D\displaystyle Z=Z_{1}-D. Préciser la figure d’interférence observée et exprimer l’éclairement E(M) observé sur l’écran en fonction de l’éclairement E0\displaystyle E_{0} obtenue lorsqu’on masque un des trous, et des paramètres du problème.

  2. Les trous d’Young sont maintenant éclairés par deux points sources indépendants S1\displaystyle S_{1} et S2\displaystyle S_{2} de même luminosité et de même longueur d’onde que la source précédente, qui se déplacent à la vitesse constante v0\displaystyle v_{0} perpendiculairement aux fentes et symétriquement par rapport à l’axe du système : XS1=v0t,YS1=0,ZS1=Z1D\displaystyle X_{S_{1}}=v_{0}t,Y_{S_{1}}=0,Z_{S_{1}}=Z_{1}-D et XS2=v0t,YS2=0,ZS2=Z1D\displaystyle X_{S_{2}}=-v_{0}t,Y_{S_{2}}=0,Z_{S_{2}}=Z_{1}-D. On considère Da\displaystyle D\gg a.
    Montrer qu’il y a périodicité du brouillage du système de franges, et donner la période T\displaystyle T correspondante.

  1. Deux sources cohérentes 👉 On somme les amplitudes : l’éclairement est donné par la formule de Fresnel.
  2. Deux sources incohérentes 👉 On somme les intensités.
  1. C’est le cas du cours pour l’observation à l’infini :

E(M)=2E0(1+cos(2πδλ))\displaystyle E(M)=2E_{0}\left(1+\cos\left(2\pi\frac{\delta}{\lambda}\right)\right).

avec δ=asinαaXf\displaystyle \delta=a\sin\alpha\simeq a\frac{X}{f'}. Les franges sont rectilignes équidistantes parallèles à l’axe (OY)\displaystyle (OY). Le contraste est égal à 1.

  1. Chaque point source produit sa propre figure d’interférence. Les différences de marche ont changé.

Pour la source 1 δ1=(S1F2M)(S1F1M)av0tD+aXf\displaystyle \delta_{1}=\left(S_{1}F_{2}M\right)-\left(S_{1}F_{1}M\right)\simeq a\frac{v_{0}t}{D}+a\frac{X}{f'}.

Pour la source 2 δ2=(S2F2M)(S2F1M)av0tD+aXf\displaystyle \delta_{2}=\left(S_{2}F_{2}M\right)-\left(S_{2}F_{1}M\right)\simeq-a\frac{v_{0}t}{D}+a\frac{X}{f'}.

Les sources S1\displaystyle S_{1} et S2\displaystyle S_{2} sont incohérentes, donc les éclairements s’ajoutenent :

E(M)=2E0(1+cos(2πδ1λ))+2E0(1+cos(2πδ2λ))\displaystyle E(M)=2E_{0}\left(1+\cos\left(2\pi\frac{\delta_{1}}{\lambda}\right)\right)+2E_{0}\left(1+\cos\left(2\pi\frac{\delta_{2}}{\lambda}\right)\right).

E(M)=4E0(1+cos(2πδ1δ22λ))cos(2πδ1+δ22λ)\displaystyle E(M)=4E_{0}\left(1+\cos\left(2\pi\frac{\delta_{1}-\delta_{2}}{2\lambda}\right)\right)\cos\left(2\pi\frac{\delta_{1}+\delta_{2}}{2\lambda}\right).
E(M)=4E0(1+cos(2πav0tDλ)cos(2πaXλf))\displaystyle E(M)=4E_{0}\left(1+\cos\left(2\pi\frac{av_{0}t}{D\lambda}\right)\cos\left(2\pi\frac{aX}{\lambda f'}\right)\right).

E(M)=4E0(1+Vcos(2πaXλf)).E(M)=4E_{0}\left(1+V\cos\left(2\pi\frac{aX}{\lambda f'}\right)\right).

Le contraste C=V=cos(2πav0tDλ)\displaystyle C=\left|V\right|=\left|\cos\left(2\pi\frac{av_{0}t}{D\lambda}\right)\right| varie périodiquement avec une période T=Dλ2av0.T=\frac{D\lambda}{2av_{0}}.

Exercice 34 ⭐️⭐️ Coin d’air, Spé hors PSI/L2

Un interféromètre de Michelson est monté en coin d’air et se trouve placé dans l’air assimilé au vide. La source lumineuse est large, monochromatique, de longueur λ=0,63 μm\displaystyle \textrm{}\lambda=0,63\textrm{ }\mu\textrm{m} . L’écran est situé à 1,25 m de l’un des miroirs et parallèlement à celui-ci. Les miroirs ont un diamètre de 20 mm et on dispose de 2 lentilles de distances focales 20 cm et 50 cm.

  1. Quelle est l’image qui correspond au montage ?
  2. Quelle est la lentille que l’on doit utiliser pour projeter la figure d’interférence sur l’écran et où doit-on la placer ?
  3. Calculer l’angle α\displaystyle \alpha du coin d’air.
  4. Si sur l’un des miroirs, il y a une bosse de diamètre 4 mm et d’épaisseur λ/4\displaystyle \lambda/4, quelles seront les conséquences sur la figure d’interférence ?

Michelson en coin d’air éclairé par une source étendue 👉 franges rectilignes “d’égale épaisseur” localisées sur le coin d’air.

  1. Les franges de coin d’air sont rectilignes, c’est la première figure qui convient.

  2. Les franges d’interférence sont localisées au niveau du coin d’air. La lentille de projection conjugue le coin d’air (i.e. l’un des miroirs) et l’écran de projection. D’où 1OA1OA=1f\displaystyle \mathrm{}\frac{1}{\overline{OA'}}-\frac{1}{\overline{OA}}=\frac{1}{f'}.

avec f\displaystyle f' la distance focale de la lentille convergente, O\displaystyle O son centre optique, A\displaystyle A point du coin d’air, A\displaystyle A' point de l’écran.

La distance AA=1,25 m \displaystyle AA'=1,25\textrm{ m } est donnée. Par ailleurs, l’image du miroir de diamètre 20 mm est un disque de diamètre 8 cm sur l’écran. Avec la relation du grandissement

γ=OAOA\displaystyle \left|\gamma\right|=\frac{OA'}{OA}, on en déduit OAOA=4\displaystyle \frac{\overline{OA'}}{\overline{OA}}=-4 (l’objet et l’image sont réels, donc OA>0\displaystyle \overline{OA'}>0 et OA<0)\displaystyle \overline{OA}<0). Ainsi

{OAOA=1,25 m OAOA=4\displaystyle \begin{cases} \overline{OA'}-\overline{OA}=1,25\textrm{ m }\\ \frac{\overline{OA'}}{\overline{OA}}=-4 \end{cases}, d’où OA=1 m \displaystyle \overline{OA'}=1\textrm{ m } et OA=0,25 m \displaystyle \overline{OA}=-0,25\textrm{ m }.

Avec la relation de conjugaison : f=20 cm\displaystyle f'=20\textrm{ cm}. La lentille est placée à 25 cm du miroir, et à 1,0 m de l’écran.

  1. On déduit de la figure la valeur de l’interfrange sur l’écran i\displaystyle i', ce qui correspond à un interfrange i=i/γ\displaystyle i=i'/\left|\gamma\right|. Pour le coin d’air, i=λ2α\displaystyle i=\frac{\lambda}{2\alpha}, d’où α=λγ2i\displaystyle \alpha=\frac{\lambda\left|\gamma\right|}{2i'}.

A.N. γ=4,i=8.10217 m\displaystyle \left|\gamma\right|=4, i'=\frac{8.10^{-2}}{17}\textrm{ m}, d’où α=3.104 rads\displaystyle \alpha=3.10^{-4}\textrm{ rads}.

  1. Pour les rayons se réfléchissant sur la bosse, l’onde lumineuse parcourt un chemin optique “en moins” égal à λ/2\displaystyle \lambda/2 (aller-retour), soit un déphasage de π\displaystyle \pi. Ainsi sur un disque correspondant à l’image géométrique de la bosse, de diamètre 16 mm (γx4)\displaystyle (\left|\gamma\right|\textrm{x4)}, on observera un décalage d’un demi-interfrange par rapport à la situation du 1 (les zones lumineuses deviennent sombres et réciproquement).

Exercice 41 ⭐️⭐️ Interférences avec polariseurs, Spé hors PSI/L2

Trois fentes très fines identiques parallèles à (Oy)\displaystyle \left(Oy\right) sont situées dans le plan z=0\displaystyle z=0 en x=a,x=0,x=a\displaystyle x=-a,x=0,x=a. Ces trois fentes sont éclairées en incidence normale par une source monochromatique de longueur d’onde λ\displaystyle \lambda non polarisée. Les interférences sont observées à l’infini sur un écran parallèle au plan des fentes placé dans le plan focal image d’une lentille convergente de distance focale f\displaystyle f'. L’ensemble est placé dans l’air assimilé au vide.

On place devant les fentes F1,F2,F3\displaystyle F_{1},F_{2},F_{3} des polariseurs dont les directions de polarisation sont notées respectivement P1,P2,P3\displaystyle P_{1},P_{2},P_{3}. Lorsqu’ils reçoivent une onde non polarisée, les polariseurs ne transmettent que la composante de champ électrique parallèle à leurs directions de polarisation.

  1. On fait le choix P1//P2\displaystyle P_{1}//P_{2} et P1P3\displaystyle P_{1}\perp P_{3}. Qu’observe-t-on sur l’écran ?

  2. Nouveau choix P1//P3\displaystyle P_{1}//P_{3} et P1P2\displaystyle P_{1}\perp P_{2}. Qu’observe-t-on sur l’écran ?

  • Condition d’interférence sur la polarisation 👉 Les ondes scalaires doivent être associés à des ondes électromagnétiques de directions de polarisation non perpendiculaires.
  • Interférences à l’infini 👉 Evaluer le déphasage avec la loi du retour inverse + théorème de Malus.
  1. Seules les ondes issues de F1\displaystyle F_{1} et F2\displaystyle F_{2} interfèrent.
    Pour un point M de l’écran, le déphasage entre les deux ondes est
    φ=2πλ[(F2M)(F1M)]\displaystyle \varphi=\frac{2\pi}{\lambda}\left[\left(F_{2}M\right)-\left(F_{1}M\right)\right].
    δ=(F2M)(F1M)=(F2H2)+(H2M)(F1M)\displaystyle \delta=\left(F_{2}M\right)-\left(F_{1}M\right)=\left(F_{2}H_{2}\right)+\left(H_{2}M\right)-\left(F_{1}M\right).

    En utilisant le principe de Malus et la loi du retour inverse de la lumière (H2M)=(F1M)\displaystyle \left(H_{2}M\right)=\left(F_{1}M\right), et δ=F2H2=asinαaxf\displaystyle \delta=F_{2}H_{2}=a\sin\alpha\simeq a\frac{x}{f'} dans l’approximation de Gauss.
    La formule de Fresnel donne l’éclairement associé à ces deux ondes
    E1,2(M)=2E0[1+cosφ].\mathcal{E}_{1,2}(M)=2\mathcal{E}_{0}\left[1+\cos\varphi\right].
    Pour des ondes de directions de polarisation perpendiculaires, on somme les éclairements. D’où l’éclairement total
    E(M)=E0+E1,2(M)=3E0[1+23cosφ]=3E0[1+23cos(2πaxλf)].\displaystyle \begin{aligned} \mathbb{\mathcal{E}}(M) & =\mathcal{E}_{0}+\mathcal{E}_{1,2}(M)\\ & =3\mathcal{E}_{0}\left[1+\frac{2}{3}\cos\varphi\right]\\ & =3\mathcal{E}_{0}\left[1+\frac{2}{3}\cos\left(2\pi\frac{ax}{\lambda f'}\right)\right]. \end{aligned}
    On observe sur l’écran des franges rectilignes parallèles à (Oy)\displaystyle \left(Oy\right) d’interfrange i=λfa\displaystyle i=\frac{\lambda f'}{a}, de contraste C=EmaxEminEmax+Emin=2/3\displaystyle C=\frac{\mathcal{E}_{max}-\mathcal{E}_{min}}{\mathcal{E}_{max}+\mathcal{E}_{min}}=2/3.

  2. Seules les ondes issues de F1\displaystyle F_{1} et F3\displaystyle F_{3} interfèrent. Ces fentes étant distantes de 2a\displaystyle 2a, on obtient de la même manière qu’en 1.
    E1,3(M)=2E0[1+cosψ]\displaystyle \mathcal{E}_{1,3}(M)=2\mathcal{E}_{0}\left[1+\cos\psi\right]ψ=2π2axλf=2φ.\displaystyle \psi=2\pi\frac{2ax}{\lambda f'}=2\varphi.
    L’éclairement total devient
    E(M)=E0+E1,3(M)=3E0[1+23cos(4πaxλf)].\displaystyle \begin{aligned} \mathbb{\mathcal{E}}(M) & =\mathcal{E}_{0}+\mathcal{E}_{1,3}(M)\\ & =3\mathcal{E}_{0}\left[1+\frac{2}{3}\cos\left(4\pi\frac{ax}{\lambda f'}\right)\right]. \end{aligned}
    On observe sur l’écran des franges rectilignes parallèles à (Oy)\displaystyle \left(Oy\right) d’interfrange i=λf2a=i2\displaystyle i'=\frac{\lambda f'}{2a}=\frac{i}{2}, de même contraste C=2/3\displaystyle C=2/3.

Remarque — Le cas des interférences à 3 ondes est abordé dans l’exercice 40 Interférences à N>2 ondes.

Exercice 78 ⭐️⭐️⭐️ Expérience de Michelson-Morley, Spé hors PSI/L2

  1. Un interféromètre de Michelson est monté en lame d’air à faces parallèles. Quelles sont les conditions usuelles d’éclairage ? les conditions usuelles d’observation ? Où faut-il placer un écran et qu’observe-t-on sur l’écran ? Qu’observe-t-on sur l’écran si on utilise une incidence unique?

  2. Soit (R)\displaystyle \left(R\right) un référentiel absolu appelé “éther” dans lequel la vitesse de la lumière est c\displaystyle c et soit (R)\displaystyle \left(R'\right) le référentiel du laboratoire mobile à la vitesse constante V0ux\displaystyle \mathbb{}V_{0}\overrightarrow{u_{x}} par rapport à (R)\displaystyle \left(R\right).
    Un interféromètre de Michelson étudié dans R\displaystyle R' a l’un de ses bras parallèle à l’axe (Ox)\displaystyle \left(Ox\right). Il est éclairé par un faisceau lumineux monochromatique en incidence normale. En utilisant la loi de composition des vitesses de la physique classique, quelles sont (au second ordre en V0c\displaystyle \frac{V_{0}}{c}) la vitesse de la lumière dans R\displaystyle R' et la durée du parcours sur les trajets IA,AI,IB,BI\displaystyle IA,AI,IB,BI représentés sur le schéma dans le référentiel (R)\displaystyle \left(R'\right) lorsque IA=L\displaystyle IA=L et IB=L+x\displaystyle IB=L+x. Exprimer le déphasage Δφ\displaystyle \Delta\varphi entre les ondes associées aux rayons ayant parcouru IAI\displaystyle IAI et IBI\displaystyle IBI.

  3. On règle l’interféromètre pour que Δφ=0\displaystyle \Delta\varphi=0, puis on tourne ensuite l’ensemble de l’interféromètre de 90°. Calculer la nouvelle valeur de Δφ\displaystyle \Delta\varphi.

  4. La Terre est à R= 150 millions de km du soleil et sa trajectoire circulaire peut être considérée comme rectiligne sur l’échelle de temps de l’expérience. Déterminer le module V0\displaystyle \mathbb{}V_{0} de la vitesse de la Terre dans le référentiel héliocentrique.
    On suppose que dans l’expérience proposée par Albert Michelson et Edward Morley, le dispositif décrit sur la figure est positionné de telle sorte que l’axe (Ox)\displaystyle \left(Ox\right) correspond à la vitesse de la Terre pendant la durée de l’expérience. La longueur des bras de l’interféromètre est environ 10 m. Comme dans la question 3., on règle l’interféromètre pour que Δφ=0\displaystyle \Delta\varphi=0, puis on tourne ensuite l’ensemble de l’interféromètre de 90°. Que devrait-on observer ?
    En fait on n’observe pas de changement entre les deux positions de l’interféromètre. Conclusion?

Pour 2. , utiliser la loi vectorielle de composition des vitesses
VR=VRV0=cV0ux\displaystyle \overrightarrow{V_{R'}}=\overrightarrow{V_{R}}-\overrightarrow{V_{0}}=\overrightarrow{c}-V_{0}\overrightarrow{u_{x}}. La direction de c\displaystyle \overrightarrow{c} dépend du trajet.

  1. En lame d’air à faces parallèles
  • avec une source ponctuelle les interférences sont délocalisées,
  • avec une source étendue (cas du programme) les franges sont localisées à l’infini, observables directement à l’oeil, ou dans le plan focal image d’une lentille convergente.
    Les franges obtenues sont les franges d’égale inclinaison circulaires ; pour en observer plusieurs il faut des angles d’incidence variés sur les miroirs.
    Si on utilise une incidence unique i=0\displaystyle i=0, il n’y aura qu’un point lumineux sur un écran placé dans le focal image d’une lentille convergente . Si on n’utilise pas de lentille (la source est “ponctuelle” à l’infini), on observe un éclairement uniforme.
  1. Les deux miroirs et la séparatrice sont fixes dans (R)\displaystyle \left(R'\right) et se déplacent donc à la vitesse V0ux\displaystyle \mathbb{}V_{0}\overrightarrow{u_{x}} dans (R)\displaystyle \left(R\right). Dans (R)\displaystyle \left(R'\right), le trajet de la lumière IAI\displaystyle IAI est selon (Ix)\displaystyle \left(Ix\right), alors que le trajet de la lumière IBI\displaystyle IBI est selon (Iy)\displaystyle \left(Iy\right). Utilisons la loi classique de composition des vitesses en notant c\displaystyle \overrightarrow{c} le vecteur vitesse de la lumière dans (R)\displaystyle \left(R\right) : VR=VRV0=cV0ux.\displaystyle \overrightarrow{V_{R'}}=\overrightarrow{V_{R}}-\overrightarrow{V_{0}}=\overrightarrow{c}-V_{0}\overrightarrow{u_{x}}.
  • Pour le trajet (IB)\displaystyle (IB) : c=cux\displaystyle \overrightarrow{c}=c\overrightarrow{u_{x}}, VR=(cV0)ux\displaystyle \overrightarrow{V_{R'}}=\left(c-V_{0}\right)\overrightarrow{u_{x}}. D’où tIB=L+xcV0.t_{IB}=\frac{L+x}{c-V_{0}}.
  • Pour le trajet (BI)\displaystyle (BI) : c=cux\displaystyle \overrightarrow{c}=-c\overrightarrow{u_{x}}, VR=(cV0)ux\displaystyle \overrightarrow{V_{R'}}=\left(-c-V_{0}\right)\overrightarrow{u_{x}}. D’où tBI=L+xc+V0.t_{BI}=\frac{L+x}{c+V_{0}}.
  • Pour le trajet (IA)\displaystyle (IA) : VR=VRuy=cV0uxc2=VR2+V02\displaystyle \overrightarrow{V_{R'}}=V_{R'}\overrightarrow{u_{y}}=\overrightarrow{c}-V_{0}\overrightarrow{u_{x}}\Longrightarrow c^{2}=V_{R'}^{2}+V_{0}^{2}, soit VR=c2V02uy.\displaystyle \overrightarrow{V_{R'}}=\sqrt{c^{2}-V_{0}^{2}}\overrightarrow{u_{y}}. D’où tIA=Lc2V02.t_{IA}=\frac{L}{\sqrt{c^{2}-V_{0}^{2}}}. On remarque que le trajet de la lumière dans (R)\displaystyle \left(R\right) ne se fait pas selon (Oy)\displaystyle \left(Oy\right).
  • Pour le trajet (AI)\displaystyle (AI) : VR=VRuy=cV0uxc2=VR2+V02\displaystyle \overrightarrow{V_{R'}}=-V_{R'}\overrightarrow{u_{y}}=\overrightarrow{c}-V_{0}\overrightarrow{u_{x}}\Longrightarrow c^{2}=V_{R'}^{2}+V_{0}^{2}, soit VR=c2V02uy\displaystyle \overrightarrow{V_{R'}}=-\sqrt{c^{2}-V_{0}^{2}}\overrightarrow{u_{y}}. D’où tAI=Lc2V02=tIA.t_{AI}=\frac{L}{\sqrt{c^{2}-V_{0}^{2}}}=t_{IA}.
    tIBI=tIB+tBI=2c(L+x)c2V022(L+x)c(1+V02c2).\displaystyle \begin{aligned}t_{IBI}&=t_{IB}+t_{BI}=\frac{2c\left(L+x\right)}{c^{2}-V_{0}^{2}}\\&\simeq\frac{2\left(L+x\right)}{c}\left(1+\frac{V_{0}^{2}}{c^{2}}\right).\end{aligned}
    tIAI=tIA+tAI=2Lc2V022Lc(1+V022c2).\displaystyle \begin{aligned}t_{IAI}&=t_{IA}+t_{AI}=\frac{2L}{\sqrt{c^{2}-V_{0}^{2}}}\\&\simeq\frac{2L}{c}\left(1+\frac{V_{0}^{2}}{2c^{2}}\right).\end{aligned}
    On en déduit
    Δφ=ω(tIBItIAI)=2ωc[x+LV022c2+xV022c].\displaystyle \begin{aligned}\Delta\varphi&=\omega\left(t_{IBI}-t_{IAI}\right)\\&=\frac{2\omega}{c}\left[x+L\frac{V_{0}^{2}}{2c^{2}}+x\frac{V_{0}^{2}}{2c}\right]\end{aligned}.
    Le dernier terme est négligeable : Δφ=2ωc[x+LV022c2].\Delta\varphi=\frac{2\omega}{c}\left[x+L\frac{V_{0}^{2}}{2c^{2}}\right].
  1. L’interféromètre est réglé pour avoir x=LV022c2\displaystyle x=-L\frac{V_{0}^{2}}{2c^{2}}. En tournant l’interféromètre :
  • tIBI2(L+x)c(1+V022c2)\displaystyle t_{IBI}\simeq\frac{2(L+x)}{c}\left(1+\frac{V_{0}^{2}}{2c^{2}}\right)
  • tIAI2Lc(1+V02c2)\displaystyle t_{IAI}\simeq\frac{2L}{c}\left(1+\frac{V_{0}^{2}}{c^{2}}\right)
    Soit Δφ=2ωc[xLV022c2]=2ωcLV02c2=4πLλV02c2.\displaystyle \Delta\varphi=\frac{2\omega}{c}\left[x-L\frac{V_{0}^{2}}{2c^{2}}\right]=-\frac{2\omega}{c}L\frac{V_{0}^{2}}{c^{2}}=-\frac{4\pi L}{\lambda}\frac{V_{0}^{2}}{c^{2}}.
  1. On étudie le système Terre dans le référentiel héliocentrique. La Terre est soumise à l’attraction gravitationnelle du Soleil. En appliquant le théorème du centre de masse à la Terre dans le plan de sa trajectoire circulaire :
    MTa=MT(V02R)ur=GMSMTR2ur\displaystyle M_{T}\overrightarrow{a}=-M_{T}\left(\frac{V_{0}^{2}}{R}\right)\overrightarrow{u_{r}}=-G\frac{M_{S}M_{T}}{R^{2}}\overrightarrow{u_{r}}, d’où
    V0=GMSR=2πRT1an.V_{0}=\sqrt{\frac{GM_{S}}{R}}=\frac{2\pi R}{T_{1an}}.
    A.N. : V0=30\displaystyle V_{0}=30 km.s1\displaystyle ^{-1}.
    Δφ=2πΔpΔp=2LλV02c2=0,4\displaystyle \Delta\varphi=2\pi\Delta p\Longrightarrow\Delta p=\frac{2L}{\lambda}\frac{V_{0}^{2}}{c^{2}}=0,4 pour λ=5.107\displaystyle \lambda=5.10^{-7} m. On devrait par conséquent observer une variation nette de l’éclairement. Ce n’est pas le cas, donc la loi de composition des vitesses est inexacte. L’expérience de Michelson et Morley est une expérience (négative) fondatrice de la relativité.

Exercice 80 ⭐️⭐️ Mesure de l’indice de l’air, Spé hors PSI/L2

Un système de deux fentes d’Young F1\displaystyle F_{1} et F2\displaystyle F_{2} très fines, est placé dans un plan vertical (xOz)\displaystyle \left(xOz\right) de telle sorte que les fentes sont horizontales, parallèles à (Ox)\displaystyle \left(Ox\right), et à égale distance de l’origine O). Le système, placé dans l’air, est éclairé en incidence normale par une source monochromatique. La distance entre les fentes est a=0,5\displaystyle a=0,5 mm et les franges sont observées sur un écran parallèle au plan des fentes, situé à une distance D=1\displaystyle D=1 m des fentes. Devant chaque fente, on place une petite cuve de verre à faces parallèles, transparente, d’épaisseur intérieure e. Les deux cuves contiennent de l’air.

  1. Décrire la figure d’interférences et donner la position de la frange d’ordre 0.

  2. On vide progressivement l’une des cuves. La frange centrale (d’ordre 0) se déplace de 4,6 interfranges vers le bas. Quelle est la cuve qui a été vidée ? Trouver l’indice n de l’air.

A.N. Longueur d’onde dans le vide λ=630 nm,e=1,0 cm\displaystyle \lambda=630\textrm{ nm},e=1,0\textrm{ cm}.

Interférences à distance finie 👉 Calcul direct de la différence de marche.

Il s’agit d’interférences à distance finie. La différence de marche en un point M(x,y,D)\displaystyle M(x,y,D) de l’écran est à évaluer par

δ=nF2MnF1M=n(x+a/2)2+y2+D2n(xa/2)2+y2+D2\displaystyle \delta=nF_{2}M-nF_{1}M=n\sqrt{\left(x+a/2\right)^{2}+y^{2}+D^{2}}-n\sqrt{\left(x-a/2\right)^{2}+y^{2}+D^{2}}.

Avec l’hypothèse réaliste a,x,yD\displaystyle a,\left|x\right|,\left|y\right|\ll D,

δ=naxD\displaystyle \delta=\frac{nax}{D} avec un d.l. à l’ordre 1.

La différence de marche ne dépend que de x\displaystyle x, les franges sont donc parallèles à (Oy)\displaystyle \left(Oy\right). les franges brillantes sont telles que δ=pλ,pZ\displaystyle \delta=p\lambda,p\in\mathbb{Z}, soit xp=pλDna\displaystyle x_{p}=p\frac{\lambda D}{na}.

L’interfrange est i=xp+1xp=λDna\displaystyle i=x_{p+1}-x_{p}=\frac{\lambda D}{na} constant. Les franges sont donc rectilignes, parallèles et équidistantes.

La frange d’ordre p=0\displaystyle p=0 est en x=0\displaystyle x=0.

  1. La différence de marche est la somme des contributions avant et après les fentes.
    Les rayons passant par la cuve remplie d’air parcourent, avant d’arriver aux fentes, un chemin optique plus grand que ceux qui passent par la cuve vide. Or, la fente du bas est plus proche de la frange d’ordre 0. C’est donc devant la fente du bas que se trouve la cuve remplie d’air. La cuve du haut est vide.

δ=(n1)e+naxD=0\displaystyle \delta=\left(n-1\right)e+\frac{nax}{D}=0
x=(n1)eDna.\displaystyle \Longleftrightarrow x=-\frac{\left(n-1\right)eD}{na}.

Donc (n1)eDna=4,6i=4,6λDna\displaystyle \frac{\left(n-1\right)eD}{na}=4,6i=4,6\frac{\lambda D}{na}, soit n=1+4,6λe\displaystyle n=1+4,6\frac{\lambda}{e}.

A.N. : n1=2,9.104\displaystyle n-1=2,9.10^{-4}.

Exercice 81 ⭐️⭐️ Interférences entre ondes planes, Spé hors PSI/L2/Classique

Un système de trous d’Young S1\displaystyle S_{1} et S2\displaystyle S_{2}, distants de a=1\displaystyle a=1 mm, est placé dans le plan focal objet d’une lentille convergente de vergence 5 dioptries, chaque fente étant à une distance a/2\displaystyle a/2 du foyer objet de la lentille. Le dispositif est éclairé par un faisceau lumineux monochromatique de longueur d’onde λ=500\displaystyle \lambda=500 nm, parallèle à l’axe optique de la lentille.

  1. Déterminer l’interfrange sur un écran placé parallèlement à la lentille. Le dispositif est placé dans l’air assimilé au vide.

  2. Le diamètre de la lentille est de d=5\displaystyle d=5 cm. Jusqu’à quelle distance L\displaystyle L peut-on éloigner l’écran de la lentille en conservant une figure d’interférence?

Les trous d’Young sont dans le plan focal objet 👉 Le faisceau issu d’un trou est un faisceau parallèle après traversée de la lentille.

  1. Après traversée de la lentille, le faisceau issu de chaque fente est un faisceau parallèle. Il s’agit donc d’interférences entre ondes planes cohérentes.

    Les vecteurs d’onde des faisceaux issus de S1\displaystyle S_{1} et S2\displaystyle S_{2} sont respectivement, avec les notations du schéma
    k1=2πλ[cos(α)uzsin(α)ux]\displaystyle \overrightarrow{k_{1}}=\frac{2\pi}{\lambda}\left[\cos\left(\alpha\right)\overrightarrow{u_{z}}-\sin\left(\alpha\right)\overrightarrow{u_{x}}\right],
    k2=2πλ[cos(α)uz+sin(α)ux]\displaystyle \overrightarrow{k_{2}}=\frac{2\pi}{\lambda}\left[\cos\left(\alpha\right)\overrightarrow{u_{z}}+\sin\left(\alpha\right)\overrightarrow{u_{x}}\right].
    L’angle α=arctan(a2f)\displaystyle \alpha=\arctan\left(\frac{a}{2f'}\right) est petit, de manière cohérente avec l’utilisation d’une lentille dans les conditions de Gauss.
    Prenons O\displaystyle O le milieu de l’écran comme origine. En un point M(x,y,0)\displaystyle M(x,y,0) quelconque de l’écran repéré par r=OM\displaystyle \overrightarrow{r}=\overrightarrow{OM}, les ondes planes ont une amplitude de la forme
    s1(M,t)=s0cos(ωtφ1(M))\displaystyle s_{1}(M,t)=s_{0}\cos\left(\omega t-\varphi_{1}(M)\right),
    s2(M,t)=s0cos(ωtφ2(M))\displaystyle s_{2}(M,t)=s_{0}\cos\left(\omega t-\varphi_{2}(M)\right) avec
    {φ1(M)=φ1(O)+k1.rφ2(M)=φ2(O)+k2.r.\displaystyle \begin{cases} \varphi_{1}(M)=\varphi_{1}(O)+\overrightarrow{k_{1}}.\overrightarrow{r}\\ \varphi_{2}(M)=\varphi_{2}(O)+\overrightarrow{k_{2}}.\overrightarrow{r}. \end{cases}
    Les ondes issues de S1\displaystyle S_{1} et S2\displaystyle S_{2} sont en phase en O\displaystyle O par raison de symétrie, φ1(O)=φ2(O)\displaystyle \varphi_{1}(O)=\varphi_{2}(O). Le déphasage des ondes en M\displaystyle M est
    φ(M)=φ2(M)φ1(M)=(k2k1).r=2πλ2sin(α)x.\displaystyle \begin{aligned}\varphi(M)&=\varphi_{2}(M)-\varphi_{1}(M)\\&=\left(\overrightarrow{k_{2}}-\overrightarrow{k_{1}}\right).\overrightarrow{r}\\&=\frac{2\pi}{\lambda}2\sin\left(\alpha\right)x.\end{aligned}
    Le déphasage ne dépend que de x\displaystyle x, donc les franges sont rectilignes parallèles à (Oy)\displaystyle \left(Oy\right). Pour une frange brillante, φ(M)=2pπ,pZ\displaystyle \varphi(M)=2p\pi,p\in\mathbb{Z}, soit x=xp=pλ2sinαpλ2α.x=x_{p}=\frac{p\lambda}{2\sin\alpha}\simeq\frac{p\lambda}{2\alpha}.
    L’interfrange i=λ2α=λfa\displaystyle i=\frac{\lambda}{2\alpha}=\frac{\lambda f'}{a} est indépendant de la position de l’écran.
    A.N. f=0,2 m,i=0,1 mm\displaystyle f'=0,2\textrm{ m},i=0,1\textrm{ mm}.

  2. Pour qu’il y ait un champ d’interférence, les deux faisceaux doivent avoir une intersection non nulle. Il faut donc que L<d2tanα=dfa\displaystyle L<\frac{d}{2\tan\alpha}=\frac{df'}{a}.
    A.N. L<10 m\displaystyle L<10\textrm{ m}. Ce n’est pas vraiment une contrainte…

Remarque — Il est possible pour le 1. de calculer la différence de marche en M\displaystyle M en utilisant les rayons passant par O\displaystyle O et le théorème de Malus.

Exercice 82 ⭐️⭐️ Etoile double, Spé hors PSI/L2/Classique

J.Anderson et F. Pease ont confirmé en 1919 par des mesures interférométriques que l’étoile Capella est une étoile double, en pointant un télescope vers l’ensemble des deux étoiles A1\displaystyle _{1} et A2\displaystyle _{2} situées à l’infini dans des directions voisines de l’axe du télescope, et faisant entre elles un angle θ=θ2θ11.\displaystyle \theta=\theta_{2}-\theta_{1}\ll1. Un système de fentes d’Young, distantes de a\displaystyle a, est placé devant le télescope ainsi qu’un filtre interférentiel permettant d’isoler une longueur d’onde λ.\displaystyle \lambda.
Le téléscope est, dans l’exercice, assimilé à une lentille convergente, et les observations se font dans le plan focal image de la lentille. A1\displaystyle _{1} et A2\displaystyle _{2} ont des luminosités voisines, qu’on prendra égales.

  1. Décrire ce qu’on observe sur l’écran.
  2. Lorsqu’on fait varier a\displaystyle a, la figure d’interférence est brouillée pour une série de valeurs discrètes
    de a\displaystyle a.
    A.N. La plus petite valeur de a donnant lieu au brouillage est, pour λ=600 nm,a0=133 cm.\displaystyle \lambda=600\textrm{ nm},a_{0}=133\textrm{ cm}. En déduire la valeur de θ.\displaystyle \theta.
  1. Les deux étoiles sont des sources incohérentes. Chacune d’entre elles donne lieu à des interférences observées à l’infini dans le plan focal de la lentille.
    Pour l’étoile A1\displaystyle A_1, dont la direction d’observation fait un angle θ1\displaystyle \theta_{1} avec l’axe optique de la lentille, la différence de marche en un point M(x,y,f)\displaystyle M(x,y,f') est
    δ1=(A1M)2(A1M)1=(A1F2)+(F2M)[(A1F1)+(F1M)]\displaystyle \begin{aligned}\delta_{1}&=\left(A_{1}M\right)_{2}-\left(A_{1}M\right)_{1}\\&=(A_{1}F_{2})+\left(F_{2}M\right)-\left[\left(A_{1}F_{1}\right)+\left(F_{1}M\right)\right]\end{aligned}

(A1F2)(A1F1)=KF2=asinθ1aθ1\displaystyle (A_{1}F_{2})-(A_{1}F_{1})=KF_{2}=a\sin\theta_{1}\simeq a\theta_{1},
d’après le théorème de Malus.

(F2M)(F1M)=F2H=ax/f\displaystyle \left(F_{2}M\right)-\left(F_{1}M\right)=F_{2}H=ax/f' d’après le théorème de Malus et la loi du retour inverse de la lumière.

δ1=a(θ1+xf).\displaystyle \delta_{1}=a\left(\theta_{1}+\frac{x}{f'}\right).

De même δ2=a(θ2+xf)\displaystyle \delta_{2}=a\left(\theta_{2}+\frac{x}{f'}\right).

Les éclairements dus aux deux étoiles s’ajoutent. En utilisant pour, chacune la formule de Fresnel :

E(M)=E1(M)+E2(M)=2E0[1+cos(2πδ1λ)]+2E0[1+cos(2πδ2λ)]=4E0(1+cos(π(δ2δ1)λ)cos(π(δ2+δ1)λ))=4E0(1+cos(πaθλ)cos(2πλ(axf+a(θ1+θ2)2)))\displaystyle \begin{aligned}\mathcal{E}(M)&=\mathcal{E}_{1}(M)+\mathcal{E}_{2}(M)\\&=2\mathcal{E}_{0}\left[1+\cos\left(\frac{2\pi\delta_{1}}{\lambda}\right)\right]+2\mathcal{E}_{0}\left[1+\cos\left(\frac{2\pi\delta_{2}}{\lambda}\right)\right]\\&=4\mathcal{E}_{0}\left(1+\cos\left(\frac{\pi\left(\delta_{2}-\delta_{1}\right)}{\lambda}\right)\cos\left(\frac{\pi\left(\delta_{2}+\delta_{1}\right)}{\lambda}\right)\right)\\&=4\mathcal{E}_{0}\left(1+\cos\left(\frac{\pi a\theta}{\lambda}\right)\cos\left(\frac{2\pi}{\lambda}\left(\frac{ax}{f'}+\frac{a\left(\theta_{1}+\theta_{2}\right)}{2}\right)\right)\right)\end{aligned}

E(M)=4E0(1+Vcos(2πλ(axf+a(θ1+θ2)2)))\displaystyle \mathcal{E}(M)=4\mathcal{E}_{0}\left(1+V\cos\left(\frac{2\pi}{\lambda}\left(\frac{ax}{f'}+\frac{a\left(\theta_{1}+\theta_{2}\right)}{2}\right)\right)\right)

On observe des franges rectilignes parallèles équidistantes. Les franges brillantes sont obtenues pour x=xp\displaystyle x=x_{p} tels que axpf+a(θ1+θ2)2=pλ,pZ\displaystyle \frac{ax_{p}}{f'}+\frac{a\left(\theta_{1}+\theta_{2}\right)}{2}=p\lambda,p\in\mathbb{Z}.
L’interfrange i=λfa\displaystyle i=\frac{\lambda f'}{a} et la frange d’ordre 0 se trouve en x=fθ1+θ22\displaystyle x=-f'\frac{\theta_{1}+\theta_{2}}{2}.

Le contraste C=EmaxEminEmaxEmin=V\displaystyle C=\frac{\mathcal{E}_{\textrm{max}}-\mathcal{E}_{\textrm{min}}}{\mathcal{E}_{\textrm{max}}-\mathcal{E}_{\textrm{min}}}=\left|V\right|.C=cos(πaθλ).C=\left|\cos\left(\frac{\pi a\theta}{\lambda}\right)\right|.

  1. Le contraste s’annule pour an=(n+12)λθ,nN\displaystyle a_{n}=\left(n+\frac{1}{2}\right)\frac{\lambda}{\theta},n\in\mathbb{N}.

A.N. La plus petite valeur de a annulant le contraste est a0\displaystyle a_{0}, d’où θ=λ2a0.\theta=\frac{\lambda}{2a_{0}}.
A.N. θ=2,3.107\displaystyle \theta=2,3.10^{-7} rds.

Exercice 86 ⭐️⭐️ Spectre cannelé, Spé hors PSI/L2

Un dispositif à fentes d’Young\ est éclairé par en incidence normale.
Les fentes sont distantes de 1,2 mm. Les franges d’interférences\ sont
observées sur un écran parallèle aux fentes et situé à 100 cm de la
bifente. La source émet de la lumière blanche.

  1. Décrire qualitativement l’éclairement sur l’écran d’observation.
  2. On perce l’écran d’une petite ouverture parallèle aux franges
    et située à 6,0 mm de la position de la frange d’ordre 0. Derrière
    cette petite ouverture on dispose un prisme qui permet d’analyser
    la lumière recueillie. Quelle est l’allure du spectre observé ? Combien
    de cannelures observe-t-on?
    On considère que la lumière visible correspond aux longueurs d’onde
    λmin=450 nm<λ<λmax=750 nm\displaystyle \lambda_{\textrm{min}}=450\textrm{ nm}<\lambda<\lambda_{\textrm{max}}=750\textrm{ nm}.

Cannelures 👉 Elles correspondent à un minimum d’éclairement?

Il y a interférence entre les ondes cohérentes issues des deux fentes
associées à une longueur d’onde. Les éclairements dus aux différentes
longueurs d’onde s’ajoutent.
Considérons que les fentes sont dans le plan (xOy)\displaystyle \left(xOy\right) en x=a/2\displaystyle x=-a/2 et x=a/2\displaystyle x=a/2, l’écran étant dans le plan z=D\displaystyle z=D. En un point M\displaystyle M de l’écran, la différence
de marche est δ=ax/D\displaystyle \delta=ax/D comme vu en cours.

  1. En x=0,\displaystyle x=0, se trouve une frange brillante, correspondant à la frange
    d’ordre 0 pour toutes les longueurs d’onde. La frange d’ordre 0 est
    entourée de quelques franges irisées. Puis au-delà, en raison de la
    faible longueur de cohérence de la lumière blanche (Lcμm\displaystyle L_{c}\sim\mu\textrm{m}), il y a brouillage, c’est le blanc “d’ordre supérieur’”.

  2. Le prisme permet de visualiser le spectre de la lumière blanche, auquel vont manquer quelques longueurs d’onde responsables des cannelures (l’oeil est plus sensible aux minima d’éclairement, les cannelures, qu’aux maxima). Ces longueurs d’onde sont telles que l’éclairement est minimal, soit δ=ax/D=(p+12)λ,pZ\displaystyle \delta=ax/D=\left(p+\frac{1}{2}\right)\lambda,p\in\mathbb{Z}.
    λmin=450 nm<λ<λmax=750 nm\displaystyle \lambda_{\textrm{min}}=450\textrm{ nm}<\lambda<\lambda_{\textrm{max}}=750\textrm{ nm}\Rightarrow
    axλmaxD12<p<axλminD12.\frac{ax}{\lambda_{\textrm{max}}D}-\frac{1}{2}<p<\frac{ax}{\lambda_{\textrm{min}}D}-\frac{1}{2}.
    A.N. 9,1<p<15,5\displaystyle 9,1<p<15,5. Il y a donc a priori 6 cannelures observables.

Exercice 87 ⭐️⭐️⭐️ Michelson éclairé par un doublet (1), Spé hors PSI/L2

Un interféromètre de Michelson est monté en lame d’air à faces parallèles. À la sortie de l’interféromètre se trouve une lentille convergente, au foyer image de laquelle est placé un détecteur. Un moteur permet de déplacer le miroir mobile avec une vitesse V=1,20 μm.s1\displaystyle V=1,20 \textrm{ } \mu\textrm{m.s}^{-1}. La source est une lampe spectrale au sodium, dont la longueur d’onde moyenne est environ 590 nm.

Interpréter l’interférogramme enregistré par le détecteur.
Déterminer l’écart de longueur d’onde Δλ=λ2λ1\displaystyle \Delta\lambda=\lambda_{2}-\lambda_{1} du doublet du sodium. Combien y a-t-il de maxima d’intensité pendant une période T\displaystyle T de l’enregistrement?

  • Doublet de longueurs d’onde 👉 Les ondes de longueur d’onde différentes n’interfèrent pas, les éclairements s’ajoutent.
  • Michelson en lame d’air à faces parallèles 👉 Observation à l’infini, δ=2ecosi\displaystyle \delta=2e\cos i. Au foyer image de la lentille, i=0\displaystyle i=0.

L’interféromètre est monté en lame d’air à faces parallèles. Au foyer image de la lentille convergente, les ondes portées par des rayons en incidence normale sur les deux miroirs interfèrent, avec une différence de marche δ=2e\displaystyle \delta=2e, où e\displaystyle e est la distance entre les deux miroirs. Ici e(t)=e0+Vt\displaystyle e(t)=e_{0}+Vt.
La source comporte un doublet de longueurs d’onde voisines λ1<λ2\displaystyle \lambda_{1}<\lambda_{2} , de l’ordre de 590 nm.

Version sans calcul de l’éclairement
Les dates de contraste nul (quand les maxima et minima sont confondus) sont associées à des valeurs de δ\displaystyle \delta telles qu’un minimum d’éclairement pour λ1\displaystyle \lambda_{1} correspond à un maximum de l’éclairement pour λ2\displaystyle \lambda_{2} ou réciproquement, soit par exemple δ=pλ2=(q+12)λ1,p et qZ\displaystyle \delta=p\lambda_{2}=\left(q+\frac{1}{2}\right)\lambda_{1},p\textrm{ et }q\in\mathbb{Z}.
Partant de δ=0\displaystyle \delta=0 et δ\displaystyle \delta augmentant, cela arrive

  • la première fois pour δ1=pλ2=(p+12)λ1\displaystyle \delta_{1}=p\lambda_{2}=\left(p+\frac{1}{2}\right)\lambda_{1},
    soit δ1=λ12(λ2λ1)λ2,\displaystyle \delta_{1}=\frac{\lambda_{1}}{2\left(\lambda_{2}-\lambda_{1}\right)}\lambda_{2},
  • la seconde fois pour δ2=pλ2=(p+32)λ1\displaystyle \delta_{2}=p\lambda_{2}=\left(p+\frac{3}{2}\right)\lambda_{1},
    soit δ1=3λ12(λ2λ1)λ2,\displaystyle \delta_{1}=\frac{3\lambda_{1}}{2\left(\lambda_{2}-\lambda_{1}\right)}\lambda_{2},
  • la troisième fois pour δ3=pλ2=(p+52)λ1\displaystyle \delta_{3}=p\lambda_{2}=\left(p+\frac{5}{2}\right)\lambda_{1},
    soit δ1=5λ12(λ2λ1)λ2\displaystyle \delta_{1}=\frac{5\lambda_{1}}{2\left(\lambda_{2}-\lambda_{1}\right)}\lambda_{2},
    etc…

La période en δ\displaystyle \delta est Λ=λ1λ2λ2λ1\displaystyle \Lambda=\frac{\lambda_{1}\lambda_{2}}{\lambda_{2}-\lambda_{1}}
et, comme δ=2e0+2Vt\displaystyle \delta=2e_{0}+2Vt, la période temporelle est T=Λ2V.T=\frac{\varLambda}{2V}.
D’où Δλ=λ1λ22VTλ22VT.\Delta\lambda=\frac{\lambda_{1}\lambda_{2}}{2VT}\simeq\frac{\lambda^{2}}{2VT}.

A.N. λ590 nm\displaystyle \lambda\simeq590\textrm{ nm} et T=239,2 s\displaystyle T=239,2\textrm{ s} , Δλ=0,6 nm\displaystyle \Delta\lambda=0,6\textrm{ nm}.

Version avec calcul de l’éclairement
L’éclairement résultant est la somme des éclairements pour chaque longueur d’onde, chaque éclairement pouvant être exprimé avec la formule
de Fresnel :
E=Eλ1+Eλ2=E01[1+cos(2πδλ1)]+E02[1+cos(2πδλ2)].\displaystyle \begin{aligned}E&=E_{\lambda_{1}}+E_{\lambda_{2}}\\&=E_{01}\left[1+\cos\left(2\pi\frac{\delta}{\lambda_{1}}\right)\right]+E_{02}\left[1+\cos\left(2\pi\frac{\delta}{\lambda_{2}}\right)\right].\end{aligned}

En l’absence d’information, considérons E01E02\displaystyle E_{01}\simeq E_{02}.

E(δ)=2E01[1+cos(πδΛ)cos(2πδλ)]\displaystyle E\left(\delta\right)=2E_{01}\left[1+\cos\left(\pi\frac{\delta}{\varLambda}\right)\cos\left(2\pi\frac{\delta}{\lambda}\right)\right]
2λ=1λ1+1λ2\displaystyle \frac{2}{\lambda}=\frac{1}{\lambda_{1}}+\frac{1}{\lambda_{2}}
et 1Λ=λ2λ1λ1λ2\displaystyle \frac{1}{\varLambda}=\frac{\lambda_{2}-\lambda_{1}}{\lambda_{1}\lambda_{2}}.

L’éclairement varie ainsi rapidement entre les courbes enveloppes
2E01[1+cos(πδΛ)]\displaystyle 2E_{01}\left[1+\cos\left(\pi\frac{\delta}{\varLambda}\right)\right] et 2E01[1cos(πδΛ)]\displaystyle 2E_{01}\left[1-\cos\left(\pi\frac{\delta}{\varLambda}\right)\right].
Le contraste C=cos(πδΛ)=cos(π2e0+2VtΛ)\displaystyle C=\left|\cos\left(\pi\frac{\delta}{\varLambda}\right)\right|=\left|\cos\left(\pi\frac{2e_{0}+2Vt}{\varLambda}\right)\right| a une période en δ\displaystyle \delta égale à Λ\displaystyle \varLambda, et une période temporelle T=Λ2V\displaystyle T=\frac{\varLambda}{2V} qui redonne le résultat précédent.

Exercice 88 ⭐️⭐️⭐️⭐️ Michelson éclairé par un doublet (2), Spé hors PSI/L2

Un détecteur enregistre le signal obtenu au foyer image d’une lentille convergente, placée à la sortie d’un interféromètre de Michelson monté en lame d’air à faces parallèles. Un moteur permet de déplacer le miroir mobile avec une vitesse V=0,56 μm.s1\displaystyle V=0,56\textrm{ }\mu\textrm{m.s}^{-1}.
La source est une lampe spectrale au mercure, dont on a isolé un doublet de longueurs d’onde.

Par ailleurs, l’expérimentateur a noté que 15 franges défilent en 7,80 s.
Interpréter l’interférogramme. Déterminer la longueur d’onde moyenne, l’écart de longueur d’onde et un ordre de grandeur de la longueur de cohérence du doublet du mercure.

  • Doublet de longueurs d’onde 👉 les ondes de longueur d’onde différentes n’interfèrent pas, les éclairements s’ajoutent.
  • Michelson en lame d’air à faces parallèles 👉 avec l’observation à l’infini, δ=2ecosi\displaystyle \delta=2e\cos i. Au foyer image i=0\displaystyle i=0.
  • Longueur de cohérence 👉 Pour observer des interférences, il est nécessaire que δ<LC\displaystyle \delta<L_C.

Le principe est le même que dans l’exercice 87, sauf qu’apparaît une échelle de temps supplémentaire car l’amplitude des battements varie.

Au foyer image d’une lentille convergente, les ondes interfèrent, avec une différence de marche δ=2e\displaystyle \delta=2e, où e(t)=e0+Vt\displaystyle e(t)=e_{0}+Vt est la distance entre les deux miroirs.

Il s’agit ici d’une source comportant un doublet de longueurs d’onde voisines λ1<λ2\displaystyle \lambda_{1}<\lambda_{2} .

  • L’échelle de temps la plus courte correspond à la période temporelle T1\displaystyle T_{1} des franges qui défilent. Un maximum est obtenu pour δ=pλ,pZ\displaystyle \delta=p\lambda,p\in\mathbb{Z}λ\displaystyle \lambda est la longueur d’onde moyenne du doublet.
    δ=2(e0+Vt)=pλ\displaystyle \delta=2\left(e_{0}+Vt\right)=p\lambda\Rightarrowλ=2VT1.\lambda=2VT_{1}.
    A.N. T1=7,80/15=0,52 s,λ=0,58 μm.\displaystyle T_{1}=7,80/15=0,52\textrm{ s},\lambda=0,58\textrm{ }\mu\textrm{m}.

  • Comme dans le cas du sodium (exercice 87), l’écart de longueur d’onde est associé à une “période” temporelle des battements T2=Λ2V\displaystyle T_{2}=\frac{\varLambda}{2V}Λ=λ2λ1λ2λ1λ2λ2λ1\displaystyle \Lambda=\frac{\lambda_{2}\lambda_{1}}{\lambda_{2}-\lambda_{1}}\simeq\frac{\lambda^{2}}{\lambda_{2}-\lambda_{1}}.
    On en déduit Δλ=λ22VT2.\Delta\lambda=\simeq\frac{\lambda^{2}}{2VT_{2}}.
    A.N. λ5,8.102 nm\displaystyle \lambda\simeq5,8.10^{2}\textrm{ nm} et T2=720/5 s\displaystyle T_{2}=720/5\textrm{ s}, Δλ=2,1 nm\displaystyle \Delta\lambda=2,1\textrm{ nm}.

  • L’amplitude des interférences décroît lorsqu’on s’éloigne du contact optique δ=0\displaystyle \delta=0, car chaque raie du doublet a une largeur spectrale Δν\displaystyle \Delta\nu qui est associée à une longueur de cohérence Lc=c/Δν\displaystyle L_{c}=c/\Delta\nu.
    Considérons que la largeur totale à mi-hauteur de la courbe enveloppe en fonction de δ\displaystyle \delta est de l’ ordre de grandeur de Lc/2\displaystyle L_{c}/2 (les interférences ne sont plus observables pour δLc\displaystyle \left|\delta\right|\geq L_{c}). Ainsi, avec δ=2(e0+Vt)\displaystyle \delta=2\left(e_{0}+Vt\right), la largeur totale à mi-hauteur T3\displaystyle T_{3} de la courbe enveloppe en fonction de t\displaystyle t permet d’obtenir un ordre de grandeur Lc4VT3.L_{c}\sim4VT_{3}.
    A.N. Lc0,8 mm\displaystyle L_{c}\simeq0,8\textrm{ mm}, ce qui est un ordre de grandeur vraisemblable.
    Remarque — On peut faire une modélisation simpliste d’une raie à profil rectangulaire en fréquence entre ν0Δν/2\displaystyle \nu_{0}-\Delta\nu/2 et ν0+Δν/2\displaystyle \nu_{0}+\Delta\nu/2 , qui conduit dans le cas d’une seule raie à un éclairement E=2E0(1+sin(πΔνδ/c)πΔνδ/ccos(2πcν0δ)).\mathcal{E}=2\mathcal{\mathcal{E}}_{0}\left(1+\frac{\sin\left(\pi\Delta\nu\delta/c\right)}{\pi\Delta\nu\delta/c}\cos\left(\frac{2\pi}{c}\nu_{0}\delta\right)\right).
    Une expression détaillée de l’éclairement n’est pas nécessaire ici.

Exercice 91 ⭐️⭐️⭐️ Michelson, nombre de franges, Spé hors PSI/L2

Un interféromètre de Michelson, monté en lame d’air à faces parallèles d’épaisseur e\displaystyle e, est éclairé par une source étendue assimilable à un disque de rayon 2,00±0,03\displaystyle 2,00\pm0,03 cm, placée dans le plan focal objet d’une lentille convergente de focale f=\displaystyle f'= 10,0 cm, et qui émet un rayonnement à λ=589\displaystyle \lambda=589 nm (longueur d’onde dans l’air assimilé au vide). Comment observer les franges d’interférence sur un écran ? Estimer le nombre de franges observables sur l’écran pour e=\displaystyle e= 0,150 mm.

Michelson en lame à faces parallèles 👉 δ=2ecos(i)\displaystyle \delta=2e\cos\left(i\right), déterminer les valeurs de i\displaystyle i possibles.

Avec une source étendue, les franges d’interférence (anneaux d’égale inclinaison) sont localisées à l’infini. Pour observer les franges sur un écran, il faut placer l’écran d’observation dans le plan focal image d’une lentille convergente placée à la sortie de l’interféromètre.

On assimile l’air au vide. Les maxima d’intensité correspondent à
δ=2ecos(i)=pλ,p entier,\delta=2e\cos\left(i\right)=p\lambda,p\textrm{ entier},i\displaystyle i est l’angle d’inclinaison des rayons sur l’écran. Or la source de rayon R=1 cm\displaystyle R=1\textrm{ cm} placée à la distance f\displaystyle f' de la lentille d’entrée donnent des rayons d’incidence 0iimax=arctan(R/f)\displaystyle 0\leq i\leq i_{\textrm{max}}=\arctan\left(R/f'\right). Donc 2eλcos(imax)p2eλ\displaystyle \frac{2e}{\lambda}\cos\left(i_{\textrm{max}}\right)\leq p\leq\frac{2e}{\lambda},
soit

2eλ1+(R/f)2p2eλ.\frac{2e}{\lambda\sqrt{1+\left(R/f'\right)^{2}}}\leq p\leq\frac{2e}{\lambda}.

A.N. Les valeurs numériques sont données avec 3 chiffres significatifs. Avec les deux valeurs extrêmes de R\displaystyle R, on obtient 499<p509\displaystyle 499<p\leq509 ; il devrait y avoir une dizaine d’anneaux brillants .

Exercice 92 ⭐️⭐️⭐️ Fentes d’Young , Spé hors PSI/L2

Un dispositif interférentiel est constitué de deux fentes d’Young très fines F1\displaystyle F_{1} et F2\displaystyle F_{2} distantes de a\displaystyle a, éclairées en incidence normale par une source monochromatique de longueur d’onde λ\displaystyle \lambda.

Une lentille convergente de distance focale f\displaystyle f' est placée immédiatement après les fentes, son centre optique étant à égale distance des fentes. Les franges d’interférence sont observées sur un écran d’observation parallèle à la lentille, placé à une distance 2f\displaystyle 2f' de la lentille (et non f\displaystyle f' comme dans l’observation à l’infini). Décrire le système de franges observé.

Se rappeler que pour deux points conjugués par un système optique, le chemin optique de l’un à l’autre est indépendant du chemin suivi.

Un point M\displaystyle M de l’écran est l’image par la lentille d’un point objet P\displaystyle P situé avant la lentille. Ainsi, en l’absence des fentes, tout rayon qui serait issu de P\displaystyle P convergerait en M\displaystyle M.

Construisons un rayon lumineux allant de F1\displaystyle F_{1} à M\displaystyle M. Pour cela, utilisons la loi du retour inverse de la lumière : le rayon issu de M\displaystyle M émerge de la lentille en se dirigeant vers le point P. Ainsi le rayon (ou plutôt son prolongement à gauche) a pour contraintes de passer par F1\displaystyle F_{1} et P\displaystyle P, ce qui permet de tracer le rayon entièrement. Par ailleurs (MF1)=(MP)(F1P)=(MP)F1P\displaystyle \left(MF_{1}\right)=\left(MP\right)-\left(F_{1}P\right)=\left(MP\right)-F_{1}P.

De même, construisons un rayon lumineux allant de F2\displaystyle F_{2} à M\displaystyle M en utilisant la loi du retour inverse de la lumière. Le prolongement à gauche du rayon a pour contraintes de passer par F2\displaystyle F_{2} et P\displaystyle P, et (MF2)=(MP)(F2P)=(MP)F2P\displaystyle \left(MF_{2}\right)=\left(MP\right)-\left(F_{2}P\right)=\left(MP\right)-F_{2}P.

D’après les relation de conjugaison de Descartes ou Newton, P\displaystyle P se trouve à la distance 2f\displaystyle 2f' de la lentille ; xP=xM,yP=yM,zP=2f\displaystyle x_P=-x_M,y_P=-y_M,z_P=-2f'.

δ=(F2M)(F1M)=[(PM)PF2][(PM)PF1]=PF1PF2.\displaystyle \begin{aligned}\delta&=\left(F_{2}M\right)-\left(F_{1}M\right)\\&=\left[\left(PM\right)-PF_{2}\right]-\left[\left(PM\right)-PF_{1}\right]\\&=PF_{1}-PF_{2}.\end{aligned}

P=(xPyP2f)\displaystyle P=\left(\begin{array}{c} x_{P}\\ y_{P}\\ -2f' \end{array}\right) , F1=(a/200)\displaystyle F_{1}=\left(\begin{array}{c} -a/2\\ 0\\ 0 \end{array}\right) , F2=(a/200)\displaystyle F_{2}=\left(\begin{array}{c} a/2\\ 0\\ 0 \end{array}\right)

Remarque — Comme il s’agit de fentes, les points courants des fentes peuvent avoir une coordonnée y\displaystyle y non nulle, le cours a montré que l’ensemble des contributions de tous les points de la fente donne la même figure d’interférence, avec une intensité plus forte.

PF2=2f[1+(xPa/2)24f2+yP24f2]1/22f[1+(xPa/2)28f2+yP24f2].\displaystyle \begin{aligned}PF_{2}&=2f'\left[1+\frac{\left(x_{P}-a/2\right)^{2}}{4f'^{2}}+\frac{y_{P}^{2}}{4f'^{2}}\right]^{1/2}\\&\simeq2f'\left[1+\frac{\left(x_{P}-a/2\right)^{2}}{8f'^{2}}+\frac{y_{P}^{2}}{4f'^{2}}\right].\end{aligned}
à l’ordre 1 du développement.

PF1=2f[1+(xP+a/2)24f2+yP24f2]1/22f[1+(xP+a/2)28f2+yP24f2].\displaystyle \begin{aligned}PF_{1}&=2f'\left[1+\frac{\left(x_{P}+a/2\right)^{2}}{4f'^{2}}+\frac{y_{P}^{2}}{4f'^{2}}\right]^{1/2}\\&\simeq2f'\left[1+\frac{\left(x_{P}+a/2\right)^{2}}{8f'^{2}}+\frac{y_{P}^{2}}{4f'^{2}}\right].\end{aligned}
.
δ=2axP4f=axM2f.\delta=\frac{2ax_{P}}{4f'}=-\frac{ax_{M}}{2f'}.

La différence de chemin optique ne dépend que de xM\displaystyle x_{M}, les franges sont donc rectilignes parallèles à (Oy)\displaystyle \left(Oy\right). Les franges brillantes sont obtenues pour δ=mλ,m entier,\displaystyle \delta=m\lambda,m\textrm{ entier}, soit xMm=m2λfa\displaystyle x_{M_{m}}=m\frac{2\lambda f'}{a}. D’où l’interfrange i=xMm+1xMm=2λfa.i=x_{M_{m+1}}-x_{M_{m}}=\frac{2\lambda f'}{a}.

Exercice 110 ⭐️⭐️ Michelson en lame d’air, Mines Ponts MP 2019, Spé hors PSI/L2

On considère un interféromètre de Michelson, initialement réglé au contact optique. La source étendue utilisée est obtenue avec une lampe au mercure dont on a isolé la longueur d’onde λ=546\displaystyle \lambda=546 nm.

  1. On veut se placer en lame d’air à faces parallèles. Donner les conditions d’éclairage, d’observation, les réglages à faire, …
  2. La figure d’interférence est observée sur un écran grâce à une lentille de distance focale f\displaystyle f'=1 m. Quelle est la distance e\displaystyle e dont on a charioté le miroir mobile par rapport au contact optique (1 chiffre significatif) ?

Michelson en lame à faces parallèles éclairé par une source étendue 👉 franges d’égale inclinaison circulaires localisée à l’infini, et δ=2ecosi\displaystyle \delta=2e\cos i (l’examinateur peut te demander de le redémontrer rapidement). Attention à la confusion entre numéro de l’anneau à partir du centre et ordre d’interférence.

  1. À partir de la situation du contact optique, où les deux miroirs du dispositif équivalent sont confondus, on chariotte le miroir mobile sans changer l’inclinaison des miroirs.
  • Les franges d’égale inclinaison circulaires sont localisées à l’infini. Elles sont donc observables sur un écran placé à grande distance des miroirs, ou dans le plan focal image d’une lentille convergente.
  • Pour observer plusieurs anneaux, il faut éclairer les miroirs avec des incidences i\displaystyle i variées. On peut être amené pour cela à ajouter une lentille de petite focale entre la source et l’interféromètre.
  1. Pour le montage en lame d’air à faces parallèles, la différence de marche est δ=2ecosi\displaystyle \delta=2e\cos ii\displaystyle i est l’angle d’incidence sur les miroirs.
    L’utilisation de la lentille impose des angles faibles (approximation de Gauss). Pour un anneau de rayon r\displaystyle r, itani=rf\displaystyle i\sim\tan i=\frac{r}{f'}.
    d’où δ2e(1r22f2)\displaystyle \delta\simeq2e\left(1-\frac{r^{2}}{2f'^{2}}\right).

    Pour l’ordre d’interférence p\displaystyle p, r=f2(1pλ2e)\displaystyle r=f'\sqrt{2\left(1-\frac{p\lambda}{2e}\right)}.
    Si p0\displaystyle p_{0} est l’ordre au centre (i=0\displaystyle i=0), r=f2(1pp0)\displaystyle r=f'\sqrt{2\left(1-\frac{p}{p_{0}}\right)}.
    -Pour p0\displaystyle p_{0} non entier, l’ordre du kieˋme\displaystyle k^{\textrm{ième}} anneau est pk=[p0](k1)\displaystyle p_{k}=\left[p_{0}\right]-(k-1) , alors le rayon du kieˋme\displaystyle k^{\textrm{ième}} anneau vérifie rk2=2f2[1[p0]+1p0+kλ2e]\displaystyle r_{k}^{2}=2f'^{2}\left[1-\frac{\left[p_{0}\right]+1}{p_{0}}+\frac{k\lambda}{2e}\right].
    -Pour p0\displaystyle p_{0} entier, pk=p0k\displaystyle p_{k}=p_{0}-k , alors rk2=f2kλe\displaystyle r_{k}^{2}=f'^{2}\frac{k\lambda}{e}.
    On relève les diamètres des anneaux sur la figure :
    numeˊro de l’anneau1234diameˋtre (cm)6,08,410,412\displaystyle \begin{array}{ccccc} \textrm{numéro de l'anneau} & 1 & 2 & 3 & 4\\ \textrm{diamètre (cm)} & 6,0 & 8,4 & 10,4 & 12 \end{array}
    Une régression linéaire de rk2\displaystyle r_{k}^{2} en fonction de k\displaystyle k donne f2λe=9,014\displaystyle f'^{2}\frac{\lambda}{e}=9,014 en cm2\displaystyle \mathbb{\textrm{cm}}^{2}, soit
    e=0,6 mm.e=0,6\textrm{ mm}.

Exercice 154 ⭐️⭐️⭐️ Spectroscopie par transformée de Fourier, CCS PC 2021, Spé hors PSI/L2

Un interféromètre de Michelson est réglé en lame d’air à faces parallèles, éclairé par une soure étendue. On note e\displaystyle e la distance relative entre les deux miroirs.

  1. Rappeler l’expression de la différence de marche δ\displaystyle \delta. Quelle lentille doit-on utiliser pour observer les interférences sur un écran à une distance finie ? Rappeler la forme des franges.

  2. Donner l’expression de l’intensité I(δ)\displaystyle I(\delta) si la source est monochromatique de fréquence ν0\displaystyle \nu_{0}.

La source n’est plus monochromatique, chaque bande de fréquence comprise entre ν\displaystyle \nu et ν+dν\displaystyle \nu+d\nu émet une intensité élémentaire dI0=I0g(ν)dν\displaystyle dI_{0}=I_{0}g(\nu)d\nu, l’intensité totale restant égale à I0\displaystyle I_{0}.

  1. Quelle est alors la nouvelle expression de l\textquoteright intensité I(δ)\displaystyle I(\delta) sur l’écran en fonction de I0\displaystyle I_{0} et g^(τ)\displaystyle \hat{g}(\tau) avec τ=δ/c\displaystyle \tau=\delta/c ?

On donne la transformée de Fourier pour une fonction f\displaystyle f paire

TF[f](τ)=f^(τ)=f(ν)cos(2πντ)dν\textrm{TF}\left[f\right]\left(\tau\right)=\hat{f}\left(\tau\right)=\int_{-\infty}^{\infty}f\left(\nu\right)\cos\left(2\pi\nu\tau\right)d\nu

et la transformée de Fourier inverse
f(ν)=f^(τ)cos(2πντ)dτf\left(\nu\right)=\int_{-\infty}^{\infty}\hat{f}\left(\tau\right)\cos\left(2\pi\nu\tau\right)d\tau
On place désormais un capteur de très faible dimension au foyer image de la lentille convergente qui délivre une tension proportionnelle à l’intensité.

  1. Comment accéder expérimentalement à g^(τ)\displaystyle \hat{g}\left(\tau\right) ? Comment obtenir ensuite g(ν)\displaystyle g(\nu) ? Qu’a-t-on fait ?

Interférences à deux ondes 👉 Formule de Fresnel.
Capteur au foyer image 👉 Au foyer image convergent les rayons qui correpondent à une incidence i=0\displaystyle i=0 sur les miroirs de l’interféromètre.

  1. Cf cours. La différence de marche est δ=2ecosi\displaystyle \delta=2e\cos i, où i\displaystyle i est l’angle d’inclinaison d’un rayon incident sur les deux miroirs.

    Les franges d’interférences sont localisées à l’infini. Il est possible de les observer à distance finie en plaçant l’écran d’observation dans le plan focal image d’une lentille convergente. Les franges sont circulaires, un rayon correspondant à un angle d’incidence i\displaystyle i donné.

  2. La formule de Fresnel peut être utilisée directement, avec la longueur d’onde λ=c/ν0\displaystyle \lambda=c/\nu_{0}. Pour un faisceau issu de la source d’intensité I0,\displaystyle I_{0}, chacun des deux faisceaux après traversée de la séparatrice possède une intensité I0/2\displaystyle I_{0}/2. D’où, avec τ=δ/c\displaystyle \tau=\delta/c

I(δ)=I0(1+cos(2πν0τ)).I\left(\delta\right)=I_{0}\left(1+\cos\left(2\pi\nu_{0}\tau\right)\right).

  1. Les ondes associées à des fréquences différentes sont incohérentes. L’intensité totale est la somme toutes les intensités de la forme dI0(1+cos(2πνδc))\displaystyle dI_{0}\left(1+\cos\left(2\pi\frac{\nu\delta}{c}\right)\right),
    soit

I(δ=cτ)=0I0g(ν)(1+cos(2πντ))dν.I\left(\delta=c\tau\right)=\int_{0}^{\infty}I_{0}g(\nu)\left(1+\cos\left(2\pi\nu\tau\right)\right)d\nu.
On obtient une somme de deux intégrales. Les fréquences étant positives, l’intégrale varie de 0 à l’infini. On prolonge la fonction g\displaystyle g sur R\displaystyle \mathbb{R}^{-} par g(ν)=g(ν)\displaystyle g\left(\nu\right)=g(-\nu) , ce qui permet d’obtenir une fonction paire, qu’on continue par abus de langage de noter g\displaystyle g dans la suite. Avec ν=0dI0=I0\displaystyle \int_{\nu=0}^{\infty}dI_{0}=I_{0},
I(δ)=I0[1+12g(ν)cos(2πνδc)dν]\displaystyle I\left(\delta\right)=I_{0}\left[1+\frac{1}{2}\int_{-\infty}^{\infty}g(\nu)\cos\left(2\pi\frac{\nu\delta}{c}\right)d\nu\right]

I(δ)=I0(1+12g^(τ)).I\left(\delta\right)=I_{0}\left(1+\frac{1}{2}\hat{g}(\tau)\right).

  1. Le capteur relève l’intensité au foyer image de la lentille convergente, où i=0\displaystyle i=0, δ=2e\displaystyle \delta=2e et τ=2e/c\displaystyle \tau=2e/c. On accède à g^(τ)\displaystyle \hat{g}\left(\tau\right) en mesurant I(δ)\displaystyle I\left(\delta\right), puisque g^(τ)=2[I(δ=cτ)I01]\displaystyle \hat{g}\left(\tau\right)=2\left[\frac{I\left(\delta=c\tau\right)}{I_{0}}-1\right].
    Pour accéder à g(ν)=g^(τ)cos(2πντ)dτ\displaystyle g\left(\nu\right)=\int_{-\infty}^{\infty}\hat{g}\left(\tau\right)\cos\left(2\pi\nu\tau\right)d\tau, il faut pouvoir évaluer numériquement correctement l’intégrale. Pour cela il faut faire varier τ=δ/c\displaystyle \tau=\delta/c avec un pas suffisamment faible. On utilise un interféromètre, comme on peut en voir en TP, dont le miroir mobile est translaté par un moteur de vitesse connue, ce qui permet d’avoir une variation de l’épaisseur e(t)\displaystyle e(t) connue. La vitesse de chariotage doit être suffisamment faible pour que le capteur relève l’intensité I(δ)\displaystyle I\left(\delta\right) en fonction de τ=δ/c\displaystyle \tau=\delta/c, avec un pas suffisamment petit pour pouvoir évaluer numériquement correctement l’intégrale g^(τ)cos(2πντ)dτ\displaystyle \int_{-\infty}^{\infty}\hat{g}\left(\tau\right)\cos\left(2\pi\nu\tau\right)d\tau.
    Les bornes infinies ne posent pas de problème car si la source est non monochromatique, les interférences disparaissent (l’intensité II0\displaystyle I\simeq I_{0}) dès que δ=2e\displaystyle \delta=2e est supérieure à la longueur de cohérence de la source, qui est inférieure au cm pour chaque raie d’une lampe spectrale par exemple. L’intervalle de e\displaystyle e pour lequel g^(τ)=g^(2ec)0\displaystyle \hat{g}\left(\tau\right)=\hat{g}\left(\frac{2e}{c}\right)\neq0 est dans ce cas de quelques cm. On peut ainsi obtenir expérimentalement le profil spectral g(ν)\displaystyle g\left(\nu\right) de la source.