Exercice 1 ⭐️⭐️ Interféromètre de Michelson, Spé hors PSI/L2
Un interféromètre de Michelson, réglé en lame d’air à faces parallèles, est éclairé par une source étendue de longueur d’onde λ=546,0 nm. L’épaisseur de la lame d’air est e, très voisine de 1,0 mm.
Rappeler l’expression de la différence de marche et préciser la figure d’interférence.
Il y a au centre un maximum d’intensité lumineuse. Calculer les rayons des 3 premiers anneaux brillants dans le plan focal image d’une lentille de focale 1 m.
L’interféromètre est réglé au contact optique. Qu’observe-t-on ?
À la suite d’une mauvaise manipulation, un des miroirs présente une légère déformation au niveau de son centre, modélisée par une calotte sphérique de rayon R = 10 m. On éclaire l’interféromètre en incidence proche de la normale. Pourquoi peut-on observer une figure d’interférences constituée d’anneaux et comment les observer expérimentalement ? Calculer les rayons des 3 premiers anneaux brillants observés directement à l’oeil.
Réflexes
Ordre d’interférence p 👉 δ=2ecosi=pλ. Attention à la confusion entre ordre d’interférence et numérotation de la frange d’interférence en partant du centre.
Corrigé
Cours : δ=2ecosi, i angle d’incidence sur les miroirs.
Pour la frange d’ordre p :
δ=2ecosi=pλ⟹r=f′2(1−p0p). Pour avoir un maximum d’intensité, p doit être entier. Comme le centre de la figure d’interférence est brillant, l’ordre au centre p0=2e/λ est entier et le kième anneau brillant correspond à p=p0−k. D’où le rayon rk=ekλ.
A.N. : r1=7,39 mm, r2=1,04 cm, r3=1,28 cm
Au contact optique, δ=0 pour tout i, l’éclairement est uniforme, c’est la teinte plate.
Avec le miroir sphérique au lieu de plan, on se retrouve avec un dispositif de type coin d’air, mais il y a une symétrie de révolution autour de l’axe de la sphère, qui fait qu’on va observer une figure d’interférence constituée d’anneaux et non de franges rectilignes. Pour observer ces franges, il faut observer directement à l’oeil en accomodant sur le “coin d’air” ou par projection, en faisant l’image du coin d’air par une lentille.
L’épaisseur du “coin d’air” est e(r)=AB=R−R2−r2≃2Rr2.
Les maxima d’intensité correspondent à 2e(x)=pλ, p entier. Soit r=pλR.
A.N. r1=2,33 mm, r2=3,30 mm, r3=4,03 mm.
Exercice 19 ⭐️⭐️ Défaut de vision, Sup/L1
Un patient souffre d’un problème de vision. Il ne voit pas les objets nets au-delà de 26 cm, ni en-dessous de 13,5 cm .
Établir le diagnostic quant à la vision du patient : de quel défaut souffre-t-il ? Proposer une correction adaptée, tout d’abord avec une paire de lunettes qu’il portera à 2 cm de ses yeux, ensuite avec des lentilles de contact.
Avec l’âge, le patient ne pourra certainement plus lire son journal de près. Comment régler ce défaut ? Ce second problème compensera-t-il le problème initial ?
Réflexes
Modélisation de l’oeil : association d’une lentille de vergence variable (le cristallin) et d’un capteur fixe (la rétine).
Lentilles minces 👉 formules de conjugaison (Descartes ou Newton).
Corrigé
Le patient est myope. Un oeil emmétrope (normal) peut accomoder pour faire l’image d’un objet entre −∞ et -25 cm. Ici, le cristallin correspond à une lentille trop convergente : sa distance focale maximale est plus petite que la distance fixe cristallin-rétine : l’image d’un objet à grande distance (supérieure à 26 cm) ne peut jamais se former sur la rétine.
• Pour un oeil emmétrope, lorsqu’une personne accomode, elle fait varier la courbure de son cristallin et modifie ainsi la distance focale de la lentille équivalente. f′ varie de f1′ (sans accomodation, c’est l’observation à l’infini, c’est aussi la distance cristallin-rétine, c’est-à-dire la distance du cristallin à l’image qui est formée) à f2′ telle que
f1′1−−PP1=f2′1, soit f2′=f1′+PPf1′.PP<f1′.
• Pour le patient myope, f′ varie de f1′ (lorsque l’image de l’objet à d1= 26 cm se forme sur la rétine, f1′ n’est pas égale à la distance d cristallin-rétine) à f2′ (lorsque l’image de l’objet à d2= 13 cm se forme sur la rétine, f2′ n’est pas non plus égale à la distance d cristallin-rétine)
d1−−d11=f1′1 et d1−−d21=f2′1.
• La correction apportée par les lunettes doit être telle que l’image par les lunettes d’un objet situé à une distance de l’oeil entre l’infini et 26 cm se trouve à une distance en cm du cristallin d2=13,5<d3<d1=26. Ainsi pour un objet à l’infini, il faudrait que l’image par les lunettes soit à 26−2=24 cm des lunettes, il faut donc une lentille divergente de focale f′=−24 cm ou une vergence V=4,2 en dioptrie.
On vérifie que pour un objet situé à 25 cm de l’oeil (qui correspond au P.P. de l’oeil normal), son image par les lunettes se fera à une distance d’ du cristallin telle que, numériquement, −d′1−−251=−241, soit d′=12,2 cm, soit une distance des yeux (du cristallin) de 14,2 cm.
• Pour des lentilles de contact, qu’on suppose à une position identique aux cristallins, on a directement
f′=−26 cm ou une vergence V=3,85 en dioptries.
Avec l’âge, le patient devient presbyte, c’est-à-dire qu’il n’arrive plus à accomoder. Pour lire son journal, il lui suffit d’enlever ses lunettes et de placer le journal à 26 cm de ses yeux. En revanche, il ne verra toujours guère au-delà de 26 cm.
Exercice 31 ⭐️⭐️ Trous d’Young, Spé hors PSI/L2
On observe la figure d’interférence produite par des trous d’Young considérés comme ponctuels, placés en F1=(X1=a/2,Y1=0,Z1) et F2=(X2=−a/2,Y2=0,Z2=Z1). L’observation se fait dans le plan focal image d’une lentille convergente de distance focale f′; de centre optique O placé sur l’axe (Z).
La source S, monochromatique de longueur d’onde λ, est placée sur l’axe de la lentille en Z=Z1−D. Préciser la figure d’interférence observée et exprimer l’éclairement E(M) observé sur l’écran en fonction de l’éclairement E0 obtenue lorsqu’on masque un des trous, et des paramètres du problème.
Les trous d’Young sont maintenant éclairés par deux points sources indépendants S1 et S2 de même luminosité et de même longueur d’onde que la source précédente, qui se déplacent à la vitesse constante v0 perpendiculairement aux fentes et symétriquement par rapport à l’axe du système : XS1=v0t,YS1=0,ZS1=Z1−D et XS2=−v0t,YS2=0,ZS2=Z1−D. On considère D≫a.
Montrer qu’il y a périodicité du brouillage du système de franges, et donner la période T correspondante.
Réflexes
Deux sources cohérentes 👉 On somme les amplitudes : l’éclairement est donné par la formule de Fresnel.
Deux sources incohérentes 👉 On somme les intensités.
Corrigé
C’est le cas du cours pour l’observation à l’infini :
E(M)=2E0(1+cos(2πλδ)).
avec δ=asinα≃af′X. Les franges sont rectilignes équidistantes parallèles à l’axe (OY). Le contraste est égal à 1.
Chaque point source produit sa propre figure d’interférence. Les différences de marche ont changé.
Pour la source 1 δ1=(S1F2M)−(S1F1M)≃aDv0t+af′X.
Pour la source 2 δ2=(S2F2M)−(S2F1M)≃−aDv0t+af′X.
Les sources S1 et S2 sont incohérentes, donc les éclairements s’ajoutenent :
Le contraste C=∣V∣=∣∣∣∣∣cos(2πDλav0t)∣∣∣∣∣ varie périodiquement avec une période T=2av0Dλ.
Exercice 34 ⭐️⭐️ Coin d’air, Spé hors PSI/L2
Un interféromètre de Michelson est monté en coin d’air et se trouve placé dans l’air assimilé au vide. La source lumineuse est large, monochromatique, de longueur λ=0,63μm . L’écran est situé à 1,25 m de l’un des miroirs et parallèlement à celui-ci. Les miroirs ont un diamètre de 20 mm et on dispose de 2 lentilles de distances focales 20 cm et 50 cm.
Quelle est l’image qui correspond au montage ?
Quelle est la lentille que l’on doit utiliser pour projeter la figure d’interférence sur l’écran et où doit-on la placer ?
Calculer l’angle α du coin d’air.
Si sur l’un des miroirs, il y a une bosse de diamètre 4 mm et d’épaisseur λ/4, quelles seront les conséquences sur la figure d’interférence ?
Réflexes
Michelson en coin d’air éclairé par une source étendue 👉 franges rectilignes “d’égale épaisseur” localisées sur le coin d’air.
Corrigé
Les franges de coin d’air sont rectilignes, c’est la première figure qui convient.
Les franges d’interférence sont localisées au niveau du coin d’air. La lentille de projection conjugue le coin d’air (i.e. l’un des miroirs) et l’écran de projection. D’où OA′1−OA1=f′1.
avec f′ la distance focale de la lentille convergente, O son centre optique, A point du coin d’air, A′ point de l’écran.
La distance AA′=1,25 m est donnée. Par ailleurs, l’image du miroir de diamètre 20 mm est un disque de diamètre 8 cm sur l’écran. Avec la relation du grandissement
∣γ∣=OAOA′, on en déduit OAOA′=−4 (l’objet et l’image sont réels, donc OA′>0 et OA<0). Ainsi
{OA′−OA=1,25 m OAOA′=−4, d’où OA′=1 m et OA=−0,25 m .
Avec la relation de conjugaison : f′=20 cm. La lentille est placée à 25 cm du miroir, et à 1,0 m de l’écran.
On déduit de la figure la valeur de l’interfrange sur l’écran i′, ce qui correspond à un interfrange i=i′/∣γ∣. Pour le coin d’air, i=2αλ, d’où α=2i′λ∣γ∣.
A.N. ∣γ∣=4,i′=178.10−2 m, d’où α=3.10−4 rads.
Pour les rayons se réfléchissant sur la bosse, l’onde lumineuse parcourt un chemin optique “en moins” égal à λ/2 (aller-retour), soit un déphasage de π. Ainsi sur un disque correspondant à l’image géométrique de la bosse, de diamètre 16 mm (∣γ∣x4), on observera un décalage d’un demi-interfrange par rapport à la situation du 1 (les zones lumineuses deviennent sombres et réciproquement).
Trois fentes très fines identiques parallèles à (Oy) sont situées dans le plan z=0 en x=−a,x=0,x=a. Ces trois fentes sont éclairées en incidence normale par une source monochromatique de longueur d’onde λ. Les interférences sont observées à l’infini sur un écran parallèle au plan des fentes placé dans le plan focal image d’une lentille convergente de distance focale f′. L’ensemble se trouve dans l’air assimilé au vide. Exprimer l’éclairement obtenu en un point de l’écran.
Réflexes
Interférences à n>2 ondes 👉 Sommer les amplitudes complexes.
Interférences à l’infini 👉 Evaluer le déphasage avec la loi du retour inverse + théorème de Malus.
Corrigé
Pour un point M de l’écran, appelons s1(M) l’amplitude complexe de l’onde issue de la fente F1 (en x=a) telle que s1(M,t)=s1(M)exp(iωt).
L’amplitude complexe de l’onde issue de la fente du milieu est s2(M)=s1(M)exp(−iφ). où φ=λ2π[(F2M)−(F1M)]. δ=(F2M)−(F1M)=(F2H2)+(H2M)−(F1M).
En utilisant le principe de Malus et la loi du retour inverse de la lumière (H2M)=(F1M), et δ=F2H2=asinα≃af′x dans l’approximation de Gauss.
De même s3(M)=s2(M)exp(−iφ).
Les ondes issues des 3 fentes sont cohérentes, l’amplitude complexe résultante en M
s=s1+s2+s3=s1(1+exp(−iφ)+exp(−2iφ)).
L’éclairement E(M)=Ks.s∗ avec K facteur de proportionnalité, soit
E0(M) étant l’éclairement obtenu quand une seule fente est ouverte.
L’éclairement, fonction de φ, est 2π périodique, et pair, avec sur [0,π] un maximum absolu 9E0 pour φ=0 (toutes les ondes sont en phase) et un maximum relatif E0 pour φ=π (les ondes 1 et 3 sont en phase, l’onde 2 en opposition de phase). Le minimum d’éclairement nul est obtenu pour φ=2π/3.
En fonction de la position de M,
E(M)=E0[3+4cos(2πλf′ax)+2cos(4πλf′ax)].
On observe ainsi sur l’écran des franges rectilignes parallèles à (Oy), avec des franges très brillantes séparées de aλf′. Partant d’une frange brillante, on observe à une distance 3aλf′ une frange sombre, puis à 2aλf′ une frange brillante d’intensité 9 fois plus faible, et à 3a2λf′ une nouvelle frange sombre.
Exercice 41 ⭐️⭐️ Interférences avec polariseurs, Spé hors PSI/L2
Trois fentes très fines identiques parallèles à (Oy) sont situées dans le plan z=0 en x=−a,x=0,x=a. Ces trois fentes sont éclairées en incidence normale par une source monochromatique de longueur d’onde λ non polarisée. Les interférences sont observées à l’infini sur un écran parallèle au plan des fentes placé dans le plan focal image d’une lentille convergente de distance focale f′. L’ensemble est placé dans l’air assimilé au vide.
On place devant les fentes F1,F2,F3 des polariseurs dont les directions de polarisation sont notées respectivement P1,P2,P3. Lorsqu’ils reçoivent une onde non polarisée, les polariseurs ne transmettent que la composante de champ électrique parallèle à leurs directions de polarisation.
On fait le choix P1//P2 et P1⊥P3. Qu’observe-t-on sur l’écran ?
Nouveau choix P1//P3 et P1⊥P2. Qu’observe-t-on sur l’écran ?
Réflexes
Condition d’interférence sur la polarisation 👉 Les ondes scalaires doivent être associés à des ondes électromagnétiques de directions de polarisation non perpendiculaires.
Interférences à l’infini 👉 Evaluer le déphasage avec la loi du retour inverse + théorème de Malus.
Corrigé
Seules les ondes issues de F1 et F2 interfèrent.
Pour un point M de l’écran, le déphasage entre les deux ondes est φ=λ2π[(F2M)−(F1M)]. δ=(F2M)−(F1M)=(F2H2)+(H2M)−(F1M).
En utilisant le principe de Malus et la loi du retour inverse de la lumière (H2M)=(F1M), et δ=F2H2=asinα≃af′x dans l’approximation de Gauss.
La formule de Fresnel donne l’éclairement associé à ces deux ondes E1,2(M)=2E0[1+cosφ].
Pour des ondes de directions de polarisation perpendiculaires, on somme les éclairements. D’où l’éclairement total E(M)=E0+E1,2(M)=3E0[1+32cosφ]=3E0[1+32cos(2πλf′ax)].
On observe sur l’écran des franges rectilignes parallèles à (Oy) d’interfrange i=aλf′, de contraste C=Emax+EminEmax−Emin=2/3.
Seules les ondes issues de F1 et F3 interfèrent. Ces fentes étant distantes de 2a, on obtient de la même manière qu’en 1. E1,3(M)=2E0[1+cosψ] où ψ=2πλf′2ax=2φ.
L’éclairement total devient E(M)=E0+E1,3(M)=3E0[1+32cos(4πλf′ax)].
On observe sur l’écran des franges rectilignes parallèles à (Oy) d’interfrange i′=2aλf′=2i, de même contraste C=2/3.
Remarque — Le cas des interférences à 3 ondes est abordé dans l’exercice 40 Interférences à N>2 ondes.
Exercice 49 ⭐️ Télescope de Newton, Sup/L1
Un télescope de Newton est modélisé par l’association
-d’une lentille mince L1, de centre optique O1 et de distance focale f1′=0,50m.
-d’un miroir plan M incliné de 45° par rapport à l’axe optique de L1 ; l’axe optique coupe M en O tel que O1O=45 cm.
-d’une lentille mince L2 de centre optique O2 d’axe optique (OO2) perpendiculaire à celui de L1, et de distance focale f′=5 cm avec OO2=10 cm.
On observe Jupiter situé à une distance D=7,0.1011 m et de diamètre d=1,4.108 m.
Montrer que le dispositif est afocal.
Quel est le diamètre angulaire de l’image définitive ? Commenter.
Réflexes
Dispositif afocal 👉 l’image d’un objet à l’infini est à l’infini.
Corrigé
L’image d’un objet à l’infini par la lentille convergente L1 est en F1′. L’image par le miroir est le symétrique de F1′ par rapport à M, et coïncide avec le foyer objet F2 de la lentille L2, dont l’image par L2 est à l’infini par définition.
Le diamètre angulaire de Jupiter vu de la Terre est α≃2tan(2α)=Dd.
Dans le plan focal image de L1, l’image intermédiaire de Jupiter a un diamètre 2F1′A1=αf1′. C’est aussi le diamètre de son image par le miroir (F1′A1=F2A2). Les rayon extrêmes du faisceau émergeant de L2 font ainsi un angle β≃2tan(2β)=αf2′f1′.
A.N. Alors que α=2.10−4radians est inférieur au pouvoir séparateur de l’oeil (3.10−4 radians), l’image obtenue par le télescope a un diamètre angulaire β=2.10−3 radians, l’image n’apparaît pas ponctuelle.
Remarque — On peut simplifier le système en “repliant” le schéma par rapport au miroir. F1′ et F2 se superposent, ainsi que A1 et A2. On a juste une lunette afocale dont le foyer image de l’objectif est confondu avec le foyer objet de l’oculaire.
Exercice 61 ⭐️⭐️⭐️ Réseau en escalier, Spé hors PSI/L2
On considère N marches d’escalier (largeur a et hauteur b de l’ordre du μm pour chaque marche) placées dans l’air assimilé au vide. Au milieu de chaque marche, il y a un miroir très fin parallèle aux marches. Une onde monochromatique de longueur d’onde λ éclaire toutes les marches en incidence normale.
Pour quelle valeur de θ a-t-on un maximum d’intensité ? Quel est l’intérêt de ce dispositif par rapport à un réseau par transmission usuel ?
(MP) Calculer pour un angle donné θ l’intensité diffractée à l’infini et la représenter graphiquement.
Réflexes
Maximum d’intensité 👉 Les ondes sont en phase.
Calcul de l’intensité (ou éclairement) pour N>2 ondes 👉 Sommer les amplitudes complexes pour obtenir l’amplitude résultantes avant de passer à l’intensité.
Corrigé
Il s’agit d’un réseau par réflexion. Les miroirs étant “très fins”, la diffraction par un miroir se fait dans tout le demi-espace disponible, et le problème se ramène à l’interférence des N ondes dans la direction θ.
Evaluons la différence de marche entre les rayons se réfléchissant sur deux marches consécutives. δ=HOk+OkK=b+OkOk+1.uθ
avec uθ=cosθuy+sinθux, et OkOk+1=buy−aux.
δ=b+bcosθ−asinθ.
Les maxima d’intensité correspondent à δ=pλ,p∈Z.
Soit θ0=arctan(a/b),δ=pλ⟺b+a2+b2cos(θ+θ0)=pλ.
cos(θ+θ0)=a2+b2pλ−b (avec θ>−arctan2ba) pour que les rayons puissent émerger.
L’intérêt d’un tel dispositif est que les maxima sont obtenus pour des ordres p élevés, ce qui permet d’obtenir un meilleur pouvoir de résolution : pour un faible écart de longueur d’onde, l’écart angulaire vérifie −sin(θ+θ0)Δθ=pa2+b2Δλ.
Soit a1(θ) l’amplitude complexe diffractée par la marche n°1 dans la direction d’angle θ, et soit ϕ(θ)=2πλδ le déphasage entre les ondes issues de deux fentes consécutives. L’amplitude résultante est a(θ)=k=1∑Nak(θ)=a1n=0∑N−1einϕ=a11−eiϕ1−eiNϕ=a1ei(N−1)ϕ/2sin(ϕ/2)sin(Nϕ/2). Avec I0=∣a1∣2,
I(ϕ)=I0(sin(ϕ/2)sin(Nϕ/2))2.
Les maxima principaux sont bien obtenus pour ϕ=2pπ, soit δ=pλ.
(pour 20 fentes)
Exercice 73 ⭐️ Traversée d’une lame, Spé/L2
D’après Centrale TSI
Un faisceau parallèle monochromatique dans le vide arrive en incidence normale sur une lame d’épaisseur e d’indice n=1,5 comportant un renflement d’épaisseur e′ et ressort dans le vide. Tracer la surface équiphase après traversée de la lame.
Corrigé
Écrivons l’égalité des chemins optiques parcourus pour un rayon ne passant pas par le renflement (AL) ou passant par le renflement (BM), avec (AL)=(BM). (AL)=ne+A′L.
(BM)=n(e+e′)+B"M.
(AL)=(BM)⇒ne+A′L=n(e+e′)+B"M.
⇒B′M=B"M+e′=A′L−(n−1)e′.
Les surfaces équiphase après la lame possèdent un “creux” au niveau du renflement de largeur e"=(n−1)e′.
Remarque — Le théorème de Malus n’est pas mis en défaut, puisque les rayons sont bien normaux aux surfaces équiphases, mais il ne donne pas d’information permettant de trouver ces surfaces d’après les tracés de rayons.
Exercice 74 ⭐️⭐️⭐️ Modes d’une fibre optique, Spé/L2
D’après CCMP
Une fibre à saut d’indice est constituée de deux cylindres coaxiaux à section circulaire, le diamètre du cylindre intérieur (le coeur de la fibre) étant a. Le coeur est d’indice n1, l’espace entre les deux cylindres (la gaine) est d’indice n2. Pour qu’il y ait propagation dans la fibre,il faut que l’angle θ (voir schéma) soit inférieur à une valeur limite θl. Préciser cet angle et la condition sur l’angle i correspondante.
Cette condition n’est pas suffisante : seuls certains angles d’inclinaison
conduisent à une interférence constructive et à un mode dit guidé.
Sur la figure ci-dessous, sont représentés une direction de propagation (parallèle à AB et CD) et le plan d’onde perpendiculaire (Π) correspondant. La propagation dans la fibre n’est possible que si les ondes correspondant à cette direction sont en phase sur un même plan d’onde.
Montrer que la propagation n’est possible que pour des valeurs discrètes
de θ, notées θm où m est un entier. Quel est le nombre de modes possibles pour une valeur a=0,1 mm , une longueur d’onde dans le vide λ0=1,5.10−6m, n1=1,456 et n2=1,410 ?
Pour un mode m donné, quelles sont les valeurs possibles de la
fréquence ? Quel type de filtrage exerce la fibre ?
Calculer la valeur maximale de a pour avoir une fibre monomode.
Réflexes
Propagation dans la fibre 👉 Exprimer la condition de réflexion totale à l’interface coeur/gaine.
Ondes en phase 👉 Déphasage multiple de 2π, ou différence de chemin optique multiple de λ0.
Corrigé
Il doit y avoir réflexion totale à l’interface coeur/gaine, soit n1sinθ>n2, ou θ>θl, θl=arcsin(n1n2).
L’angle r=π/2−θ>π/2−θl. Avec sini=n1sinr, i>arcsin(n1cosθl)=arcsin(n12−n22).
Les ondes en P et P′, qui appartiennent au même plan d’onde, sont en phase pour un déphasage φ=2πλ0δ=2mπ,m∈Z. δ=n1[PB+BC+CP′]=n1[BC+CQ]. BC=cosθa et BQ=BCcos(2θ)=cosθa(2cos2θ−1).
D’où δ=2n1acosθ. La condition est donc 2n1acosθ=mλ0,m∈Z.
La condition θ>θl donne cosθ<cosθl=1−n12n22, soit 0≤m<λ02an12−n22.
A.N. λ2an12−n22=48,4. Il y a 49 modes possibles (de 0 à 48).
La fréquence doit vérifier f=c/λ0>m2an12−n22c=fc,m.
La fibre se comporte comme un passe-haut.
Seul le mode m=0 doit pouvoir convenir. Il faut donc λ02an12−n22≤1,
soit a≤2n12−n22λ0.
A.N. a≤2,0μm. Dans ce cas, θ=π/2, la propagation se fait selon l’axe de la fibre.
Exercice 75 ⭐️⭐️ Lois de Descartes, Spé/L2/Classique
Un faisceau lumineux parallèle se propageant dans un milieu d’indice n1 arrive avec un angle d’incidence i1 sur une interface plane avec un milieu d’indice n2. Le faisceau parallèle transmis fait un angle i2 avec la normale à l’interface. On admet la première loi de Descartes : les rayons réfléchis et transmis sont dans le plan d’incidence (formé par un rayon incident et la normale au point d’intersection du rayon avec l’interface).
En utilisant le théorème de Malus, démontrer la loi de Descartes pour
la réfraction.
Faire un raisonnement analogue pour la loi de la réflexion.
Corrigé
Théorème de Malus : les rayons lumineux sont normaux aux surfaces
d’onde ou surfaces équiphases.
Les deux ondes se propageant selon les rayons passant par A et B sont en phase d’une part en A et H, d’autre part en B et K. Donc (AK)=(HB), soit n2AK=n1HB⟺n2ABsini2=n1ABsini1.
n1sini1=n2sini2.
Dans le cas de la réflexion , on obtient de même (AJ)=(HB), soit r=−i.
Exercice 78 ⭐️⭐️⭐️ Expérience de Michelson-Morley, Spé hors PSI/L2
Un interféromètre de Michelson est monté en lame d’air à faces parallèles. Quelles sont les conditions usuelles d’éclairage ? les conditions usuelles d’observation ? Où faut-il placer un écran et qu’observe-t-on sur l’écran ? Qu’observe-t-on sur l’écran si on utilise une incidence unique?
Soit (R) un référentiel absolu appelé “éther” dans lequel la vitesse de la lumière est c et soit (R′) le référentiel du laboratoire mobile à la vitesse constante V0ux par rapport à (R).
Un interféromètre de Michelson étudié dans R′ a l’un de ses bras parallèle à l’axe (Ox). Il est éclairé par un faisceau lumineux monochromatique en incidence normale. En utilisant la loi de composition des vitesses de la physique classique, quelles sont (au second ordre en cV0) la vitesse de la lumière dans R′ et la durée du parcours sur les trajets IA,AI,IB,BI représentés sur le schéma dans le référentiel (R′) lorsque IA=L et IB=L+x. Exprimer le déphasage Δφ entre les ondes associées aux rayons ayant parcouru IAI et IBI.
On règle l’interféromètre pour que Δφ=0, puis on tourne ensuite l’ensemble de l’interféromètre de 90°. Calculer la nouvelle valeur de Δφ.
La Terre est à R= 150 millions de km du soleil et sa trajectoire circulaire peut être considérée comme rectiligne sur l’échelle de temps de l’expérience. Déterminer le module V0 de la vitesse de la Terre dans le référentiel héliocentrique.
On suppose que dans l’expérience proposée par Albert Michelson et Edward Morley, le dispositif décrit sur la figure est positionné de telle sorte que l’axe (Ox) correspond à la vitesse de la Terre pendant la durée de l’expérience. La longueur des bras de l’interféromètre est environ 10 m. Comme dans la question 3., on règle l’interféromètre pour que Δφ=0, puis on tourne ensuite l’ensemble de l’interféromètre de 90°. Que devrait-on observer ?
En fait on n’observe pas de changement entre les deux positions de l’interféromètre. Conclusion?
Indice
Pour 2. , utiliser la loi vectorielle de composition des vitesses VR′=VR−V0=c−V0ux. La direction de c dépend du trajet.
Corrigé
En lame d’air à faces parallèles
avec une source ponctuelle les interférences sont délocalisées,
avec une source étendue (cas du programme) les franges sont localisées à l’infini, observables directement à l’oeil, ou dans le plan focal image d’une lentille convergente.
Les franges obtenues sont les franges d’égale inclinaison circulaires ; pour en observer plusieurs il faut des angles d’incidence variés sur les miroirs.
Si on utilise une incidence unique i=0, il n’y aura qu’un point lumineux sur un écran placé dans le focal image d’une lentille convergente . Si on n’utilise pas de lentille (la source est “ponctuelle” à l’infini), on observe un éclairement uniforme.
Les deux miroirs et la séparatrice sont fixes dans (R′) et se déplacent donc à la vitesse V0ux dans (R). Dans (R′), le trajet de la lumière IAI est selon (Ix), alors que le trajet de la lumière IBI est selon (Iy). Utilisons la loi classique de composition des vitesses en notant c le vecteur vitesse de la lumière dans (R) : VR′=VR−V0=c−V0ux.
Pour le trajet (IB) : c=cux, VR′=(c−V0)ux. D’où tIB=c−V0L+x.
Pour le trajet (BI) : c=−cux, VR′=(−c−V0)ux. D’où tBI=c+V0L+x.
Pour le trajet (IA) : VR′=VR′uy=c−V0ux⟹c2=VR′2+V02, soit VR′=c2−V02uy. D’où tIA=c2−V02L. On remarque que le trajet de la lumière dans (R) ne se fait pas selon (Oy).
Pour le trajet (AI) : VR′=−VR′uy=c−V0ux⟹c2=VR′2+V02, soit VR′=−c2−V02uy. D’où tAI=c2−V02L=tIA. tIBI=tIB+tBI=c2−V022c(L+x)≃c2(L+x)(1+c2V02). tIAI=tIA+tAI=c2−V022L≃c2L(1+2c2V02).
On en déduit Δφ=ω(tIBI−tIAI)=c2ω[x+L2c2V02+x2cV02].
Le dernier terme est négligeable : Δφ=c2ω[x+L2c2V02].
L’interféromètre est réglé pour avoir x=−L2c2V02. En tournant l’interféromètre :
tIBI≃c2(L+x)(1+2c2V02)
tIAI≃c2L(1+c2V02)
Soit Δφ=c2ω[x−L2c2V02]=−c2ωLc2V02=−λ4πLc2V02.
On étudie le système Terre dans le référentiel héliocentrique. La Terre est soumise à l’attraction gravitationnelle du Soleil. En appliquant le théorème du centre de masse à la Terre dans le plan de sa trajectoire circulaire : MTa=−MT(RV02)ur=−GR2MSMTur, d’où V0=RGMS=T1an2πR.
A.N. : V0=30 km.s−1. Δφ=2πΔp⟹Δp=λ2Lc2V02=0,4 pour λ=5.10−7 m. On devrait par conséquent observer une variation nette de l’éclairement. Ce n’est pas le cas, donc la loi de composition des vitesses est inexacte. L’expérience de Michelson et Morley est une expérience (négative) fondatrice de la relativité.
Exercice 80 ⭐️⭐️ Mesure de l’indice de l’air, Spé hors PSI/L2
Un système de deux fentes d’Young F1 et F2 très fines, est placé dans un plan vertical (xOz) de telle sorte que les fentes sont horizontales, parallèles à (Ox), et à égale distance de l’origine O). Le système, placé dans l’air, est éclairé en incidence normale par une source monochromatique. La distance entre les fentes est a=0,5 mm et les franges sont observées sur un écran parallèle au plan des fentes, situé à une distance D=1 m des fentes. Devant chaque fente, on place une petite cuve de verre à faces parallèles, transparente, d’épaisseur intérieure e. Les deux cuves contiennent de l’air.
Décrire la figure d’interférences et donner la position de la frange d’ordre 0.
On vide progressivement l’une des cuves. La frange centrale (d’ordre 0) se déplace de 4,6 interfranges vers le bas. Quelle est la cuve qui a été vidée ? Trouver l’indice n de l’air.
A.N. Longueur d’onde dans le vide λ=630 nm,e=1,0 cm.
Réflexe
Interférences à distance finie 👉 Calcul direct de la différence de marche.
Corrigé
Il s’agit d’interférences à distance finie. La différence de marche en un point M(x,y,D) de l’écran est à évaluer par
δ=nF2M−nF1M=n(x+a/2)2+y2+D2−n(x−a/2)2+y2+D2.
Avec l’hypothèse réaliste a,∣x∣,∣y∣≪D,
δ=Dnax avec un d.l. à l’ordre 1.
La différence de marche ne dépend que de x, les franges sont donc parallèles à (Oy). les franges brillantes sont telles que δ=pλ,p∈Z, soit xp=pnaλD.
L’interfrange est i=xp+1−xp=naλD constant. Les franges sont donc rectilignes, parallèles et équidistantes.
La frange d’ordre p=0 est en x=0.
La différence de marche est la somme des contributions avant et après les fentes.
Les rayons passant par la cuve remplie d’air parcourent, avant d’arriver aux fentes, un chemin optique plus grand que ceux qui passent par la cuve vide. Or, la fente du bas est plus proche de la frange d’ordre 0. C’est donc devant la fente du bas que se trouve la cuve remplie d’air. La cuve du haut est vide.
δ=(n−1)e+Dnax=0 ⟺x=−na(n−1)eD.
Donc na(n−1)eD=4,6i=4,6naλD, soit n=1+4,6eλ.
A.N. : n−1=2,9.10−4.
Exercice 81 ⭐️⭐️ Interférences entre ondes planes, Spé hors PSI/L2/Classique
Un système de trous d’Young S1 et S2, distants de a=1 mm, est placé dans le plan focal objet d’une lentille convergente de vergence 5 dioptries, chaque fente étant à une distance a/2 du foyer objet de la lentille. Le dispositif est éclairé par un faisceau lumineux monochromatique de longueur d’onde λ=500 nm, parallèle à l’axe optique de la lentille.
Déterminer l’interfrange sur un écran placé parallèlement à la lentille. Le dispositif est placé dans l’air assimilé au vide.
Le diamètre de la lentille est de d=5 cm. Jusqu’à quelle distance L peut-on éloigner l’écran de la lentille en conservant une figure d’interférence?
Réflexe
Les trous d’Young sont dans le plan focal objet 👉 Le faisceau issu d’un trou est un faisceau parallèle après traversée de la lentille.
Corrigé
Après traversée de la lentille, le faisceau issu de chaque fente est un faisceau parallèle. Il s’agit donc d’interférences entre ondes planes cohérentes.
Les vecteurs d’onde des faisceaux issus de S1 et S2 sont respectivement, avec les notations du schéma k1=λ2π[cos(α)uz−sin(α)ux], k2=λ2π[cos(α)uz+sin(α)ux].
L’angle α=arctan(2f′a) est petit, de manière cohérente avec l’utilisation d’une lentille dans les conditions de Gauss.
Prenons O le milieu de l’écran comme origine. En un point M(x,y,0) quelconque de l’écran repéré par r=OM, les ondes planes ont une amplitude de la forme s1(M,t)=s0cos(ωt−φ1(M)), s2(M,t)=s0cos(ωt−φ2(M)) avec {φ1(M)=φ1(O)+k1.rφ2(M)=φ2(O)+k2.r.
Les ondes issues de S1 et S2 sont en phase en O par raison de symétrie, φ1(O)=φ2(O). Le déphasage des ondes en M est φ(M)=φ2(M)−φ1(M)=(k2−k1).r=λ2π2sin(α)x.
Le déphasage ne dépend que de x, donc les franges sont rectilignes parallèles à (Oy). Pour une frange brillante, φ(M)=2pπ,p∈Z, soit x=xp=2sinαpλ≃2αpλ.
L’interfrange i=2αλ=aλf′ est indépendant de la position de l’écran.
A.N. f′=0,2 m,i=0,1 mm.
Pour qu’il y ait un champ d’interférence, les deux faisceaux doivent avoir une intersection non nulle. Il faut donc que L<2tanαd=adf′.
A.N. L<10 m. Ce n’est pas vraiment une contrainte…
Remarque — Il est possible pour le 1. de calculer la différence de marche en M en utilisant les rayons passant par O et le théorème de Malus.
J.Anderson et F. Pease ont confirmé en 1919 par des mesures interférométriques que l’étoile Capella est une étoile double, en pointant un télescope vers l’ensemble des deux étoiles A1 et A2 situées à l’infini dans des directions voisines de l’axe du télescope, et faisant entre elles un angle θ=θ2−θ1≪1. Un système de fentes d’Young, distantes de a, est placé devant le télescope ainsi qu’un filtre interférentiel permettant d’isoler une longueur d’onde λ.
Le téléscope est, dans l’exercice, assimilé à une lentille convergente, et les observations se font dans le plan focal image de la lentille. A1 et A2 ont des luminosités voisines, qu’on prendra égales.
Décrire ce qu’on observe sur l’écran.
Lorsqu’on fait varier a, la figure d’interférence est brouillée pour une série de valeurs discrètes
de a.
A.N. La plus petite valeur de a donnant lieu au brouillage est, pour λ=600 nm,a0=133 cm. En déduire la valeur de θ.
Corrigé
Les deux étoiles sont des sources incohérentes. Chacune d’entre elles donne lieu à des interférences observées à l’infini dans le plan focal de la lentille.
Pour l’étoile A1, dont la direction d’observation fait un angle θ1 avec l’axe optique de la lentille, la différence de marche en un point M(x,y,f′) est δ1=(A1M)2−(A1M)1=(A1F2)+(F2M)−[(A1F1)+(F1M)]
(A1F2)−(A1F1)=KF2=asinθ1≃aθ1,
d’après le théorème de Malus.
(F2M)−(F1M)=F2H=ax/f′ d’après le théorème de Malus et la loi du retour inverse de la lumière.
δ1=a(θ1+f′x).
De même δ2=a(θ2+f′x).
Les éclairements dus aux deux étoiles s’ajoutent. En utilisant pour, chacune la formule de Fresnel :
On observe des franges rectilignes parallèles équidistantes. Les franges brillantes sont obtenues pour x=xp tels que f′axp+2a(θ1+θ2)=pλ,p∈Z.
L’interfrange i=aλf′ et la frange d’ordre 0 se trouve en x=−f′2θ1+θ2.
Le contraste C=Emax−EminEmax−Emin=∣V∣.C=∣∣∣∣∣cos(λπaθ)∣∣∣∣∣.
Le contraste s’annule pour an=(n+21)θλ,n∈N.
A.N. La plus petite valeur de a annulant le contraste est a0, d’où θ=2a0λ.
A.N. θ=2,3.10−7 rds.
Exercice 86 ⭐️⭐️ Spectre cannelé, Spé hors PSI/L2
Un dispositif à fentes d’Young\ est éclairé par en incidence normale.
Les fentes sont distantes de 1,2 mm. Les franges d’interférences\ sont
observées sur un écran parallèle aux fentes et situé à 100 cm de la
bifente. La source émet de la lumière blanche.
Décrire qualitativement l’éclairement sur l’écran d’observation.
On perce l’écran d’une petite ouverture parallèle aux franges
et située à 6,0 mm de la position de la frange d’ordre 0. Derrière
cette petite ouverture on dispose un prisme qui permet d’analyser
la lumière recueillie. Quelle est l’allure du spectre observé ? Combien
de cannelures observe-t-on?
On considère que la lumière visible correspond aux longueurs d’onde λmin=450 nm<λ<λmax=750 nm.
Réflexe
Cannelures 👉 Elles correspondent à un minimum d’éclairement?
Corrigé
Il y a interférence entre les ondes cohérentes issues des deux fentes
associées à une longueur d’onde. Les éclairements dus aux différentes
longueurs d’onde s’ajoutent.
Considérons que les fentes sont dans le plan (xOy) en x=−a/2 et x=a/2, l’écran étant dans le plan z=D. En un point M de l’écran, la différence
de marche est δ=ax/D comme vu en cours.
En x=0, se trouve une frange brillante, correspondant à la frange
d’ordre 0 pour toutes les longueurs d’onde. La frange d’ordre 0 est
entourée de quelques franges irisées. Puis au-delà, en raison de la
faible longueur de cohérence de la lumière blanche (Lc∼μm), il y a brouillage, c’est le blanc “d’ordre supérieur’”.
Le prisme permet de visualiser le spectre de la lumière blanche, auquel vont manquer quelques longueurs d’onde responsables des cannelures (l’oeil est plus sensible aux minima d’éclairement, les cannelures, qu’aux maxima). Ces longueurs d’onde sont telles que l’éclairement est minimal, soit δ=ax/D=(p+21)λ,p∈Z. λmin=450 nm<λ<λmax=750 nm⇒ λmaxDax−21<p<λminDax−21.
A.N. 9,1<p<15,5. Il y a donc a priori 6 cannelures observables.
Exercice 87 ⭐️⭐️⭐️ Michelson éclairé par un doublet (1), Spé hors PSI/L2
Un interféromètre de Michelson est monté en lame d’air à faces parallèles. À la sortie de l’interféromètre se trouve une lentille convergente, au foyer image de laquelle est placé un détecteur. Un moteur permet de déplacer le miroir mobile avec une vitesse V=1,20μm.s−1. La source est une lampe spectrale au sodium, dont la longueur d’onde moyenne est environ 590 nm.
Interpréter l’interférogramme enregistré par le détecteur.
Déterminer l’écart de longueur d’onde Δλ=λ2−λ1 du doublet du sodium. Combien y a-t-il de maxima d’intensité pendant une période T de l’enregistrement?
Réflexes
Doublet de longueurs d’onde 👉 Les ondes de longueur d’onde différentes n’interfèrent pas, les éclairements s’ajoutent.
Michelson en lame d’air à faces parallèles 👉 Observation à l’infini, δ=2ecosi. Au foyer image de la lentille, i=0.
Corrigé
L’interféromètre est monté en lame d’air à faces parallèles. Au foyer image de la lentille convergente, les ondes portées par des rayons en incidence normale sur les deux miroirs interfèrent, avec une différence de marche δ=2e, où e est la distance entre les deux miroirs. Ici e(t)=e0+Vt.
La source comporte un doublet de longueurs d’onde voisines λ1<λ2 , de l’ordre de 590 nm.
Version sans calcul de l’éclairement
Les dates de contraste nul (quand les maxima et minima sont confondus) sont associées à des valeurs de δ telles qu’un minimum d’éclairement pour λ1 correspond à un maximum de l’éclairement pour λ2 ou réciproquement, soit par exemple δ=pλ2=(q+21)λ1,p et q∈Z.
Partant de δ=0 et δ augmentant, cela arrive
la première fois pour δ1=pλ2=(p+21)λ1,
soit δ1=2(λ2−λ1)λ1λ2,
la seconde fois pour δ2=pλ2=(p+23)λ1,
soit δ1=2(λ2−λ1)3λ1λ2,
la troisième fois pour δ3=pλ2=(p+25)λ1,
soit δ1=2(λ2−λ1)5λ1λ2,
etc…
La période en δ est Λ=λ2−λ1λ1λ2
et, comme δ=2e0+2Vt, la période temporelle est T=2VΛ.
D’où Δλ=2VTλ1λ2≃2VTλ2.
A.N. λ≃590 nm et T=239,2 s , Δλ=0,6 nm.
Version avec calcul de l’éclairement
L’éclairement résultant est la somme des éclairements pour chaque longueur d’onde, chaque éclairement pouvant être exprimé avec la formule
de Fresnel : E=Eλ1+Eλ2=E01[1+cos(2πλ1δ)]+E02[1+cos(2πλ2δ)].
En l’absence d’information, considérons E01≃E02.
E(δ)=2E01[1+cos(πΛδ)cos(2πλδ)]
où λ2=λ11+λ21
et Λ1=λ1λ2λ2−λ1.
L’éclairement varie ainsi rapidement entre les courbes enveloppes 2E01[1+cos(πΛδ)] et 2E01[1−cos(πΛδ)].
Le contraste C=∣∣∣∣∣cos(πΛδ)∣∣∣∣∣=∣∣∣∣∣cos(πΛ2e0+2Vt)∣∣∣∣∣ a une période en δ égale à Λ, et une période temporelle T=2VΛ qui redonne le résultat précédent.
Exercice 88 ⭐️⭐️⭐️⭐️ Michelson éclairé par un doublet (2), Spé hors PSI/L2
Un détecteur enregistre le signal obtenu au foyer image d’une lentille convergente, placée à la sortie d’un interféromètre de Michelson monté en lame d’air à faces parallèles. Un moteur permet de déplacer le miroir mobile avec une vitesse V=0,56μm.s−1.
La source est une lampe spectrale au mercure, dont on a isolé un doublet de longueurs d’onde.
Par ailleurs, l’expérimentateur a noté que 15 franges défilent en 7,80 s.
Interpréter l’interférogramme. Déterminer la longueur d’onde moyenne, l’écart de longueur d’onde et un ordre de grandeur de la longueur de cohérence du doublet du mercure.
Réflexes
Doublet de longueurs d’onde 👉 les ondes de longueur d’onde différentes n’interfèrent pas, les éclairements s’ajoutent.
Michelson en lame d’air à faces parallèles 👉 avec l’observation à l’infini, δ=2ecosi. Au foyer image i=0.
Longueur de cohérence 👉 Pour observer des interférences, il est nécessaire que δ<LC.
Corrigé
Le principe est le même que dans l’exercice 87, sauf qu’apparaît une échelle de temps supplémentaire car l’amplitude des battements varie.
Au foyer image d’une lentille convergente, les ondes interfèrent, avec une différence de marche δ=2e, où e(t)=e0+Vt est la distance entre les deux miroirs.
Il s’agit ici d’une source comportant un doublet de longueurs d’onde voisines λ1<λ2 .
L’échelle de temps la plus courte correspond à la période temporelle T1 des franges qui défilent. Un maximum est obtenu pour δ=pλ,p∈Z où λ est la longueur d’onde moyenne du doublet. δ=2(e0+Vt)=pλ⇒λ=2VT1.
A.N. T1=7,80/15=0,52 s,λ=0,58μm.
Comme dans le cas du sodium (exercice 87), l’écart de longueur d’onde est associé à une “période” temporelle des battements T2=2VΛ où Λ=λ2−λ1λ2λ1≃λ2−λ1λ2.
On en déduit Δλ=≃2VT2λ2.
A.N. λ≃5,8.102 nm et T2=720/5 s, Δλ=2,1 nm.
L’amplitude des interférences décroît lorsqu’on s’éloigne du contact optique δ=0, car chaque raie du doublet a une largeur spectrale Δν qui est associée à une longueur de cohérence Lc=c/Δν.
Considérons que la largeur totale à mi-hauteur de la courbe enveloppe en fonction de δ est de l’ ordre de grandeur de Lc/2 (les interférences ne sont plus observables pour ∣δ∣≥Lc). Ainsi, avec δ=2(e0+Vt), la largeur totale à mi-hauteur T3 de la courbe enveloppe en fonction de t permet d’obtenir un ordre de grandeur Lc∼4VT3.
A.N. Lc≃0,8 mm, ce qui est un ordre de grandeur vraisemblable. Remarque — On peut faire une modélisation simpliste d’une raie à profil rectangulaire en fréquence entre ν0−Δν/2 et ν0+Δν/2 , qui conduit dans le cas d’une seule raie à un éclairement E=2E0(1+πΔνδ/csin(πΔνδ/c)cos(c2πν0δ)).
Une expression détaillée de l’éclairement n’est pas nécessaire ici.
Exercice 91 ⭐️⭐️⭐️ Michelson, nombre de franges, Spé hors PSI/L2
Un interféromètre de Michelson, monté en lame d’air à faces parallèles d’épaisseur e, est éclairé par une source étendue assimilable à un disque de rayon 2,00±0,03 cm, placée dans le plan focal objet d’une lentille convergente de focale f′= 10,0 cm, et qui émet un rayonnement à λ=589 nm (longueur d’onde dans l’air assimilé au vide). Comment observer les franges d’interférence sur un écran ? Estimer le nombre de franges observables sur l’écran pour e= 0,150 mm.
Réflexe
Michelson en lame à faces parallèles 👉 δ=2ecos(i), déterminer les valeurs de i possibles.
Corrigé
Avec une source étendue, les franges d’interférence (anneaux d’égale inclinaison) sont localisées à l’infini. Pour observer les franges sur un écran, il faut placer l’écran d’observation dans le plan focal image d’une lentille convergente placée à la sortie de l’interféromètre.
On assimile l’air au vide. Les maxima d’intensité correspondent à δ=2ecos(i)=pλ,p entier, où i est l’angle d’inclinaison des rayons sur l’écran. Or la source de rayon R=1 cm placée à la distance f′ de la lentille d’entrée donnent des rayons d’incidence 0≤i≤imax=arctan(R/f′). Donc λ2ecos(imax)≤p≤λ2e,
soit
λ1+(R/f′)22e≤p≤λ2e.
A.N. Les valeurs numériques sont données avec 3 chiffres significatifs. Avec les deux valeurs extrêmes de R, on obtient 499<p≤509 ; il devrait y avoir une dizaine d’anneaux brillants .
Un dispositif interférentiel est constitué de deux fentes d’Young très fines F1 et F2 distantes de a, éclairées en incidence normale par une source monochromatique de longueur d’onde λ.
Une lentille convergente de distance focale f′ est placée immédiatement après les fentes, son centre optique étant à égale distance des fentes. Les franges d’interférence sont observées sur un écran d’observation parallèle à la lentille, placé à une distance 2f′ de la lentille (et non f′ comme dans l’observation à l’infini). Décrire le système de franges observé.
Indice
Se rappeler que pour deux points conjugués par un système optique, le chemin optique de l’un à l’autre est indépendant du chemin suivi.
Corrigé
Un point M de l’écran est l’image par la lentille d’un point objet P situé avant la lentille. Ainsi, en l’absence des fentes, tout rayon qui serait issu de P convergerait en M.
Construisons un rayon lumineux allant de F1 à M. Pour cela, utilisons la loi du retour inverse de la lumière : le rayon issu de M émerge de la lentille en se dirigeant vers le point P. Ainsi le rayon (ou plutôt son prolongement à gauche) a pour contraintes de passer par F1 et P, ce qui permet de tracer le rayon entièrement. Par ailleurs (MF1)=(MP)−(F1P)=(MP)−F1P.
De même, construisons un rayon lumineux allant de F2 à M en utilisant la loi du retour inverse de la lumière. Le prolongement à gauche du rayon a pour contraintes de passer par F2 et P, et (MF2)=(MP)−(F2P)=(MP)−F2P.
D’après les relation de conjugaison de Descartes ou Newton, P se trouve à la distance 2f′ de la lentille ; xP=−xM,yP=−yM,zP=−2f′.
Remarque — Comme il s’agit de fentes, les points courants des fentes peuvent avoir une coordonnée y non nulle, le cours a montré que l’ensemble des contributions de tous les points de la fente donne la même figure d’interférence, avec une intensité plus forte.
PF2=2f′[1+4f′2(xP−a/2)2+4f′2yP2]1/2≃2f′[1+8f′2(xP−a/2)2+4f′2yP2].
à l’ordre 1 du développement.
La différence de chemin optique ne dépend que de xM, les franges sont donc rectilignes parallèles à (Oy). Les franges brillantes sont obtenues pour δ=mλ,m entier, soit xMm=ma2λf′. D’où l’interfrange i=xMm+1−xMm=a2λf′.
Exercice 104 ⭐️⭐️ Modélisation d’un œil, Sup/L1
Le cristallin de l’œil est assimilable à une lentille convergente de centre optique O, de vergence variable V. L’image se forme sur la rétine, à une distance d=15 mm de O. L’air est d’indice n0=1,00 et l’intérieur de l’œil est un milieu assimilable à de l’eau, d’indice n1=1,33. Tout se passe comme si on avait une lentille mince de vergence V placée dans l’air, accolée avec un dioptre plan séparant les milieux d’indices n0 et n1.
Un observateur regarde un objet AB, situé à 1,00 m devant ses yeux et tel que AB=10 cm.
Quelle est la nature de l’image (réelle, virtuelle, droite, inversée ?). Déterminer sa taille et le grandissement associé.
Déterminer la vergence V.
Réflexe
Déterminer la vergence d’une lentille 👉 Relations de conjugaison.
Dioptre plan 👉 Un dioptre plan est stigmatique dans l’approximation des petits angles. Un point image est le point d’intersection des rayons issus d’un point objet et déviés par la traversée du dioptre.
Corrigé
Considérons pour simplifier que A et son image A′ sont sur l’axe optique du cristallin. Traçons le rayon issu de l’extrémité B et passant par O. Il est non dévié par la lentille, mais réfracté par le dioptre, puis arrive en B′ sur la rétine.
L’image se forme effectivement sur la rétine, elle est donc réelle.
Le rayon issu de B passant par O, est non dévié par la lentille, mais il est dévié par le dioptre qui lui est accolé. Soient i et r les angles d’incidence et de réfraction correspondants. D’après Descartes, n0sini=n1sinr. Dans la limite des petits angles justifiée ici, sini∼tani=OAAB et sinr∼tanr=dA′B′. D’où A′B′=n1n0OAABd et le grandissement γ=ABA′B′=n1n0OAd<0, l’image est inversée.
A.N. A′B′=−1,1 mm et γ=1,1.10−2.
Soient (A1,B1) les images de (A,B) par la lentille. (A′,B′) sont les images de (A1,B1) par le dioptre.
Déterminons la position de A1, en utilisant l’approximation des petits angles et en considérant seulement un dioptre plan. Un rayon incident, normal au dioptre, traverse le dioptre sans être dévié. A1 et A′ sont donc sur la même normale au dioptre.
Un rayon quelconque (ou son prolongement) qui passe par A1 arrive sur le dioptre en H. Ce rayon est dévié à la traversée du dioptre et arrive en A′. Avec les notations de la figure, ⎩⎪⎪⎨⎪⎪⎧n0sinα=n1sinβsinα∼tanα=OA1OHsinβ∼tanβ=OA′OH,
d’où OA1=n1n0OA′.
Vis à vis du dioptre, A1 est un objet virtuel.
On déduit de la position de A1 la vergence de la lentille équivalente au cristallin avec la relation de conjugaison OA11−OA1=f′1=V, soit V=n0dn1−OA1.
A.N. V=90 dioptries.
Exercice 109 ⭐️⭐️⭐️ Un mirage froid, Sup/L1
En Cornouailles, début 2021, les promeneurs ont pu observer un bateau qui semblait en lévitation au-dessus de la mer.
Pour expliquer la formation de tels mirages (mirages “froids”), on étudie la trajectoire d’un rayon lumineux dans un milieu non homogène.
Un rayon lumineux se propage dans un milieu stratifié constitué de couches horizontales de même épaisseur, repérées chacune par un entier i, et telles que l’indice de réfraction ni de la couche i est constant. On suppose que l’indice décroit avec i : pour deux entiers i et j si i<j, alors ni>nj. Le rayon est dans un plan vertical (xOy), et αi est l’angle entre le rayon qui se propage dans la couche d’indice ni et le vecteur unitaire horizontal ex.
Relier les couples (ni,αi) et (nj,αj).
Représenter la trajectoire d’un rayon lumineux.
On rend la stratification infiniment fine pour décrire un milieu continu. À l’ordonnée y, l’indice de réfraction est n(y) et l’angle entre le rayon et ex est α(y). Le point M(x,y) décrit la trajectoire du rayon lumineux.
Déterminer une quantité C0 constante en tout point M de la trajectoire en fonction de n(y) et α(y), puis exprimer n(y) en fonction de C0 et dxdy.
Montrer que la courbe C suivie par le rayon lumineux correspond à une solution de l’équation dx2d2y=dyd(β2n2),
où on exprimera β en fonction de C0.
L’indice n de l’air obéit à la loi de Gladstone, qui indique que (n−1) est proportionnel à la masse volumique de l’air. En assimilant l’air au dessus de la mer à un gaz parfait de pression constante, préciser la dépendance de l’indice vis-à-vis de la température.
Début 2021, la température de la mer étant très basse, la température de l’air augmentait avec l’altitude à partir de la surface de l’eau. Montrer que l’étude précédente est compatible avec l’observation du mirage.
Réflexe
Interface entre milieux d’indices différents 👉 Lois de Descartes.
Courbe y=f(x) 👉 la pente de la tangente à la courbe est tanα=dxdy.
Corrigé
Les lois de Descartes indiquent que le rayon lumineux réfracté reste dans le plan vertical initial, qui est le plan d’incidence, et que nicos(αi)=ni+1cos(αi+1).
De proche en proche, pour tout (i,j), nicos(αi)=njcos(αj).
Plus i augmente, plus αi diminue, le rayon s’écarte de plus en plus de la normale verticale. La dépendance de l’indice avec i n’est pas donnée, mais il est vraisemblable qu’apparait pour une valeur i0 de i, dépendant de l’angle d’incidence initial, une réflexion totale sur l’interface i0/i0+1.
En passant à la limite continue, n(y)cos(α(y))=C0.
Avec tanα=dxdy, cos2(α)=1+tan2(α)1=1+(dxdy)21.
D’où n2=C0[1+(dxdy)2].
En dérivant (dxdy)2 par rapport à x, 2dxdydx2d2y=C01dxd(n2(y)).
On calcule le second terme comme une dérivée composée dxd(n2(y))=dxdydyd(n2(y)). D’où dxdydx2d2y=2C01dxdydyd(n2(y)).
Pour dxdy=0 , dx2d2y=β21dyd(n2(y)), avec β2=2C0.
Le cas dxdy=0 correspond au sommet de la courbe C, où le rayon lumineux devient tangent à l’axe horizontal. C’est la limite de la réflexion totale. La relation reste valide par prolongement en ce point.
Pour un gaz parfait, la masse volumique ρ=RTPM, M masse molaire, P la pression, T la température. D’où n−1=λRPMT1.
Dans l’exemple étudié, T augmente quand l’altitude y augmente, donc n est bien une fonction décroissante de y. La courbe suivie par un rayon lumineux correspond bien à une courbe telle que dx2d2y<0, de concavité tournée vers le bas.
À voir, l’animation de l’université du Mans.
On considère un interféromètre de Michelson, initialement réglé au contact optique. La source étendue utilisée est obtenue avec une lampe au mercure dont on a isolé la longueur d’onde λ=546 nm.
On veut se placer en lame d’air à faces parallèles. Donner les conditions d’éclairage, d’observation, les réglages à faire, …
La figure d’interférence est observée sur un écran grâce à une lentille de distance focale f′=1 m. Quelle est la distance e dont on a charioté le miroir mobile par rapport au contact optique (1 chiffre significatif) ?
Réflexe
Michelson en lame à faces parallèles éclairé par une source étendue 👉 franges d’égale inclinaison circulaires localisée à l’infini, et δ=2ecosi (l’examinateur peut te demander de le redémontrer rapidement). Attention à la confusion entre numéro de l’anneau à partir du centre et ordre d’interférence.
Corrigé
À partir de la situation du contact optique, où les deux miroirs du dispositif équivalent sont confondus, on chariotte le miroir mobile sans changer l’inclinaison des miroirs.
Les franges d’égale inclinaison circulaires sont localisées à l’infini. Elles sont donc observables sur un écran placé à grande distance des miroirs, ou dans le plan focal image d’une lentille convergente.
Pour observer plusieurs anneaux, il faut éclairer les miroirs avec des incidences i variées. On peut être amené pour cela à ajouter une lentille de petite focale entre la source et l’interféromètre.
Pour le montage en lame d’air à faces parallèles, la différence de marche est δ=2ecosi où i est l’angle d’incidence sur les miroirs.
L’utilisation de la lentille impose des angles faibles (approximation de Gauss). Pour un anneau de rayon r, i∼tani=f′r.
d’où δ≃2e(1−2f′2r2).
Pour l’ordre d’interférence p, r=f′2(1−2epλ).
Si p0 est l’ordre au centre (i=0), r=f′2(1−p0p).
-Pour p0 non entier, l’ordre du kieˋme anneau est pk=[p0]−(k−1) , alors le rayon du kieˋme anneau vérifie rk2=2f′2[1−p0[p0]+1+2ekλ].
-Pour p0 entier, pk=p0−k , alors rk2=f′2ekλ.
On relève les diamètres des anneaux sur la figure : numeˊro de l’anneaudiameˋtre (cm)16,028,4310,4412
Une régression linéaire de rk2 en fonction de k donne f′2eλ=9,014 en cm2, soit e=0,6 mm.
Le spectrographe Elodie comporte un réseau “blazé”, constitué de facettes réfléchissantes parallèles disposées périodiquement comme indiqué sur le schéma, dont l’objectif est de disperser les rayons qu’il reçoit.
Comme les facettes sont très fines, la lumière diffractée n’obéit pas aux lois de Descartes (c’est comme la diffraction par une fente très fine, la lumière est renvoyée dans toute une région de l’espace). Un détecteur est placé à l’infini (dans le plan focal d’une lentille convergente) dans la direction faisant un angle θ avec la normale aux facettes.
Les rayons incidents viennent d’une source ponctuelle monochromatique de longueur d’onde λ, située à l’infini dans la direction faisant un angle i avec la normale aux facettes.
Justifier que les deux ondes associées aux rayons se réfléchissant en Ok et Ok+1 peuvent interférer.
Montrer que le déphasage entre ces deux ondes est φ=λ2πa[sin(θ+α)+sin(i+α)].
La source est maintenant polychromatique, 390 nm<λ< 590 nm, avec une incidence normale i=0.
a) Déterminer l’ordre d’interférence p0 pour θ=0, et le comparer à celui d’un réseau par transmission usuel, dont l’écart entre deux fentes est a.
b) Donner les valeurs p0min et p0max sachant que a=1/n avec n=31 mm−1,α=75∘.
La source comporte un doublet de longueurs d’onde λ et λ+δλ, l’incidence est normale i=0.
a) Du fait de l’effet Doppler-Fizeau, pour une longueur d’onde λ0 émise par une étoile, un observateur mesure une valeur λ=λ0(1−v/c) où v est la vitesse radiale de l’étoile (selon l’axe Terre-Étoile) et c la vitesse de la lumière. Exprimer Δλ=λ0−λ en fonction de λ0, de la variation Δv de la vitesse de l’étoile sur sa trajectoire et de c.
b) L’étoile possède une exoplanète qui crèe une variation de la vitesse radiale de l’étoile. Pour caractériser l’exoplanète, on veut pouvoir distinguer la variation de vitesse radiale Δv lorsque cette vitesse passe de 14,68 km.s−1 à 14,85 km.s−1. L’observation est faite dans l’ordre p=140 pour la longueur d’onde λ0=431 nm. Déterminer l’expression de la variation δθ de l’angle à la sortie du réseau associée à la variation Δv observée. Calculer numériquement la valeur de δθ. Commenter.
Réflexe
Source à l’infini et observation à l’infini 👉 utiliser les plans équiphases perpendiculaires aux rayons pour évaluer les déphasages.
Corrigé
Les deux ondes sont issues de la même source et sont synchrones, cohérentes (leur déphasage, comme explicité ensuite, ne dépend pas du temps), elles interférent donc.
On s’intéresse au déphasage entre deux ondes de directions repérées par i et θ, il s’agit d’interférences à l’infini. S étant la source, (SOk)=(SA). De même, M étant le point d’observation à l’infini (OkM)=(BM).
Le déphasage entre les deux ondes est donc φ=λ2π[(AOk+1)+(Ok+1B)]. AOk+1=OkOk+1sin(α+i)=asin(α+i).
De même, avec θ<0 sur le schéma, Ok+1B=OkOk+1sin(γ)=asin(π/2−(−θ+ε))=asin(π/2−(−θ+π/2−α))=asin(α+θ).
D’où φ=λ2πa[sin(θ+α)+sin(i+α)]. Remarque — Le résultat se retrouve en remarquant qu’on cherche la somme des déphasages en Ok+1 par rapport à Ok pour les ondes planes incidente et émergente. En appelant (Ox) l’axe (OkOk+1), les vecteurs d’onde des ondes planes sont ki=λ2π[cos(π/2−α−i)ux−sin(π/2−α−i)uy] et ke=λ2π[cos(π/2−α−θ)ux−sin(π/2−α−θ)uy], φ=ki.OkOk+1+ke.OkOk+1 redonne le même résultat.
a) Pour i=θ=0, φ=λ4πasin(α)=2p0π, donc p0=λ2asin(α)=0 , alors que pour un réseau par transmission usuel p0=0.
b) p0min =nλmax2sin(α)=1,06.102
et p0max =nλmin2sin(α)=1,60.102.
3.a) Δλ=λ0cΔv.
b) φ=2pπ⟺a[sin(θ+α)+sin(α)]=pλ0⇒sin(θ+α)=pλ0n−sin(α).
En différentiant, cos(θ+α)δθ=pnδλ=pnλ0cΔv.
A.N.Δv=1,7.102m.s−1, δθ=2,5.10−6rads.
Ce réseau permet de travailler dans des ordres p élevés, et d’avoir une meilleure résolution par rapport à un réseau classique où p reste de l’ordre de quelques unités. Ici, cela permet de déterminer précisément la variation de vitesse Δv.
Exercice 154 ⭐️⭐️⭐️ Spectroscopie par transformée de Fourier, CCS PC 2021, Spé hors PSI/L2
Un interféromètre de Michelson est réglé en lame d’air à faces parallèles, éclairé par une soure étendue. On note e la distance relative entre les deux miroirs.
Rappeler l’expression de la différence de marche δ. Quelle lentille doit-on utiliser pour observer les interférences sur un écran à une distance finie ? Rappeler la forme des franges.
Donner l’expression de l’intensité I(δ) si la source est monochromatique de fréquence ν0.
La source n’est plus monochromatique, chaque bande de fréquence comprise entre ν et ν+dν émet une intensité élémentaire dI0=I0g(ν)dν, l’intensité totale restant égale à I0.
Quelle est alors la nouvelle expression de l\textquoteright intensité I(δ) sur l’écran en fonction de I0 et g^(τ) avec τ=δ/c ?
On donne la transformée de Fourier pour une fonction f paire
TF[f](τ)=f^(τ)=∫−∞∞f(ν)cos(2πντ)dν
et la transformée de Fourier inverse f(ν)=∫−∞∞f^(τ)cos(2πντ)dτ
On place désormais un capteur de très faible dimension au foyer image de la lentille convergente qui délivre une tension proportionnelle à l’intensité.
Comment accéder expérimentalement à g^(τ) ? Comment obtenir ensuite g(ν) ? Qu’a-t-on fait ?
Réflexes
Interférences à deux ondes 👉 Formule de Fresnel.
Capteur au foyer image 👉 Au foyer image convergent les rayons qui correpondent à une incidence i=0 sur les miroirs de l’interféromètre.
Corrigé
Cf cours. La différence de marche est δ=2ecosi, où i est l’angle d’inclinaison d’un rayon incident sur les deux miroirs.
Les franges d’interférences sont localisées à l’infini. Il est possible de les observer à distance finie en plaçant l’écran d’observation dans le plan focal image d’une lentille convergente. Les franges sont circulaires, un rayon correspondant à un angle d’incidence i donné.
La formule de Fresnel peut être utilisée directement, avec la longueur d’onde λ=c/ν0. Pour un faisceau issu de la source d’intensité I0, chacun des deux faisceaux après traversée de la séparatrice possède une intensité I0/2. D’où, avec τ=δ/c
I(δ)=I0(1+cos(2πν0τ)).
Les ondes associées à des fréquences différentes sont incohérentes. L’intensité totale est la somme toutes les intensités de la forme dI0(1+cos(2πcνδ)),
soit
I(δ=cτ)=∫0∞I0g(ν)(1+cos(2πντ))dν.
On obtient une somme de deux intégrales. Les fréquences étant positives, l’intégrale varie de 0 à l’infini. On prolonge la fonction g sur R− par g(ν)=g(−ν) , ce qui permet d’obtenir une fonction paire, qu’on continue par abus de langage de noter g dans la suite. Avec ∫ν=0∞dI0=I0, I(δ)=I0[1+21∫−∞∞g(ν)cos(2πcνδ)dν]
I(δ)=I0(1+21g^(τ)).
Le capteur relève l’intensité au foyer image de la lentille convergente, où i=0, δ=2e et τ=2e/c. On accède à g^(τ) en mesurant I(δ), puisque g^(τ)=2[I0I(δ=cτ)−1].
Pour accéder à g(ν)=∫−∞∞g^(τ)cos(2πντ)dτ, il faut pouvoir évaluer numériquement correctement l’intégrale. Pour cela il faut faire varier τ=δ/c avec un pas suffisamment faible. On utilise un interféromètre, comme on peut en voir en TP, dont le miroir mobile est translaté par un moteur de vitesse connue, ce qui permet d’avoir une variation de l’épaisseur e(t) connue. La vitesse de chariotage doit être suffisamment faible pour que le capteur relève l’intensité I(δ) en fonction de τ=δ/c, avec un pas suffisamment petit pour pouvoir évaluer numériquement correctement l’intégrale ∫−∞∞g^(τ)cos(2πντ)dτ.
Les bornes infinies ne posent pas de problème car si la source est non monochromatique, les interférences disparaissent (l’intensité I≃I0) dès que δ=2e est supérieure à la longueur de cohérence de la source, qui est inférieure au cm pour chaque raie d’une lampe spectrale par exemple. L’intervalle de e pour lequel g^(τ)=g^(c2e)=0 est dans ce cas de quelques cm. On peut ainsi obtenir expérimentalement le profil spectral g(ν) de la source.
Exercice 165 ⭐️⭐️⭐️ Interférences à trois ondes, CCMP MP2023, Spé hors PSI
On étudie l’intensité produite sur un écran par le dispositif suivant :
-source au foyer objet d’une première lentille convergente,
-observation dans le plan focal image d’une seconde lentille convergente,
-entre les deux lentilles un écran percé de trois trous identiques distants de a,
-devant l’écran percé de trous, une lame de verre d’indice n avec un renflement d’épaisseur e.
La source est ponctuelle et monochromatique de longueur d’onde λ. On observe une répartition de l’intensité suivant la courbe noire sans la lame de verre et suivant la courbe rouge avec la lame pour une épaisseur e donnée.
Déterminer l’intensité I(x) si l’on enlève la lame, puis avec la lame pour e quelconque.
Donner l’épaisseur e minimale pour obtenir la courbe rouge.
On obstrue la fente du milieu, donner I(x).
Réflexes
Interférences à ondes multiples 👉 Utiliser les amplitudes complexes.
Corrigé
Sans la lame
En utilisant les amplitudes complexes des ondes passant par les trois trous, l’amplitude résultante en un point M de l’écran repéré par sa coordonnée x est (avec la convention s(M,t)=s(M)exp(−iωt)) s(M)=s1+s2+s3=s2(1+exp(−iφ)+exp(iφ))=s2(1+2cos(φ)),
où le déphasage φ s’exprime classiquement en fonction de la différence de marche entre deux ondes voisines δ=f2′ax, sous la forme φ=2πλδ=2πλf2′ax.
D’où l’intensité I(M)=s2s2∗(1+2cos(φ))2=I0(1+4cos(φ)+4cos2(φ)),
où I0 est l’intensité en M quand un seul trou est présent.
L’intensité est une fonction paire de φ, de période 2π. Une étude des variations sur [0,π] montre deux maxima en 0 (I=9I0) et π(I=I0) , et un minimum en 2π/3(I=0), conformément à la courbe noire donnée. Avec la lame
L’onde du milieu parcourt un chemin optique supplémentaire δsup=(n−1)e par rapport aux autres s(M)=s1+s2+s3=s2(1+exp(−i(φ+θ))+exp(i(φ−θ)))=s2(1+2exp(−iθ)cos(φ))
où θ=λ2π(n−1)e. L’intensité devient I(M)=I0(1+2exp(−iθ)cos(φ))(1+2exp(iθ)cos(φ))=I0[1+4cos(θ)cos(φ)+4cos2(φ)].
La courbe rouge présente une période π. Il faut donc que le terme en cos(φ) soit annulé par cos(θ)=0,
soit λ2π(n−1)e=2π+kπ, k entier. La plus petite valeur de e qui convient est e=4(n−1)λ.
Dans ce cas, I(M)=I0[1+4cos2(φ)]=2I0[25+cos(2φ)], correspondant à la courbe rouge, π périodique, de valeur moyenne 5I0. Le déphasage imposé supplémentaire de π/2 pour le trou du milieu permet à l’intensité de ne jamais s’annuler.
Dans ce cas, on retrouve les trous d’Young distants de 2a, le trou du milieu ayant disparu : s(M)=s1+s3=s1(1+exp(2iφ)). L’intensité devient I(M)=2I0(1+cos(2φ))=2I0(1+cos(4πλf2′ax)).
L’intensité (en bleu) est π périodique comme dans le cas de la courbe rouge, mais les minima sont nuls.