Magnétostatique

Exercice 22 ⭐️ Solénoïde épais, classique, Spé/L2

On considère un manchon cylindrique (un solénoïde “épais”) d’axe (Oz)\displaystyle \left(Oz\right) de rayon intérieur R1\displaystyle R_{1} et de rayon extérieur R2\displaystyle R_{2}, de longueur L\displaystyle L, constitué par l’enroulement de n spires en acier par unité de longueur, uniformément réparties sur le volume du cylindre. Le manchon peut être considéré comme infini : LR2\displaystyle L\gg R_{2}. Les spires sont parcourues par un courant variable i(t)=i0cos(ωt)\displaystyle i(t)=i_{0}\cos\left(\omega t\right). On se place dans l’ARQS.

À l’extérieur du manchon, le champ magnétique est le même que celui produit par un solénoïde “infini” possédant des spires de rayon R2\displaystyle R_{2}. En déduire le champ magnétique en tout point de l’espace.

Détermination du champ en tout point de l’espace 👉 Théorème d’Ampère.

Pour r>R2\displaystyle r>R_{2}, B=0\displaystyle \overrightarrow{B}=\overrightarrow{0} comme pour un solénoïde “fin”.

Les coordonnées adaptées à la symétrie du problème sont les coordonnées cylindriques. Soit M(r,θ,z)\displaystyle M\left(r,\theta,z\right) un point de l’espace.

Direction de B(M)\displaystyle \overrightarrow{B}\left(M\right) : Le plan contenant M\displaystyle M, perpendiculaire à (Oz)\displaystyle \left(Oz\right) est plan de symétrie de la distribution de courant, donc B(M)\displaystyle \overrightarrow{B}\left(M\right) est perpendiculaire à ce plan, B(M)=B(M)uz\displaystyle \overrightarrow{B}\left(M\right)=B(M)\overrightarrow{u_{z}}.

Paramètres d’espace de B(M)\displaystyle B(M) : il y a invariance du problème par translation prallèlement à (Oz)\displaystyle \left(Oz\right), donc B(M)\displaystyle B(M) est indépendant de z\displaystyle z, et par rotation autour de (Oz)\displaystyle \left(Oz\right), donc B(M)\displaystyle B(M) est indépendant de θ.B(M)=B(r)uz\displaystyle \theta . \overrightarrow{B}(M)=B(r)\overrightarrow{u_{z}}.

On utilise le théorème d’Ampère en choisissant un contour rectangulaire dont deux côtés sont parallèles à (Oz)\displaystyle \left(Oz\right), de longueur a\displaystyle a selon l’axe (z)\displaystyle \left(z\right), dont l’un des côtés parallèle à (Oz)\displaystyle \left(Oz\right) passe par M, et l’autre est extérieur au cylindre (Oz)\displaystyle \left(Oz\right), l’autre côté qui lui est parallèle passant par M\displaystyle M. Ce contour est orienté pour que la normale soit selon le vecteur uθ\displaystyle \overrightarrow{u_{\theta}} en M\displaystyle M.

CB.dl=μ0Ienlaceˊ\displaystyle \oint _{C}\overrightarrow{B}.\overrightarrow{dl}=\mu_{0}I_{enlac\acute{e}}.

(2)B.dl=(4)B.dl=0\displaystyle \int_{\left(2\right)}\overrightarrow{B}.\overrightarrow{dl}=\int_{\left(4\right)}\overrightarrow{B}.\overrightarrow{dl}=0 car B.dl=0\displaystyle \overrightarrow{B}.\overrightarrow{dl}=0, et sur (3)B=0\displaystyle \left(3\right) \overrightarrow{B}=\overrightarrow{0}. D’où

(1)B.dl=B(r)a=μ0Ienlaceˊ\displaystyle \int_{\left(1\right)}\overrightarrow{B}.\overrightarrow{dl}=B(r)a=\mu_{0}I_{enlac\acute{e}}.

Exprimons le vecteur densité de courant entre R1\displaystyle R_{1} et R2\displaystyle R_{2} : j=juθ=niR2R1uθ\displaystyle \overrightarrow{j}=j\overrightarrow{u_{\theta}}=\frac{ni}{R_{2}-R_{1}}\overrightarrow{u_{\theta}} homogène car n\displaystyle n en m1\displaystyle \textrm{m}{}^{-1}.

• pour R1rR2\displaystyle R_{1}\leq r\leq R_{2} , Ienlaceˊ=ja(R2r)=naiR2rR2R1\displaystyle I_{enlac\acute{e}}=ja\left(R_{2}-r\right)=nai\frac{R_{2}-r}{R_{2}-R_{1}}. D’où B(r)=μ0niR2rR2R1\displaystyle B(r)=\mu_{0}ni\frac{R_{2}-r}{R_{2}-R_{1}}.

• pour rR1,Ienlaceˊ=ja(R2R1)=nia\displaystyle r\leq R_{1}, I_{enlac\acute{e}}=ja\left(R_{2}-R_{1}\right)=nia. D’où B(r)=μ0ni\displaystyle B(r)=\mu_{0}ni. On retrouve évidemment le cas classique du solénoïde infini : B=μ0niuz\displaystyle \overrightarrow{B}=\mu_{0}ni\overrightarrow{u_{z}} à l’intérieur du solénoïde.

Le champ est une fonction continue de l’espace, comme attendu pour une distribution volumique.

Exercice 24 ⭐️⭐️⭐️⭐️ Tension de rupture d’un solénoïde, Spé/L2

X MP 2019.
Soit un solénoïde cylindrique de rayon R\displaystyle R et de longueur LR\displaystyle L\gg R, de nombre de spires par unité de longueur n=N/L\displaystyle n=N/L. Le fil électrique qui constitue l’enroulement, non extensible, est caractérisé par une tension de rupture Trupture\displaystyle T_{rupture}, au delà de laquelle le fil se casse.

  1. Montrer qu’il existe un courant maximal Imax\displaystyle I_{max} dans le solénoïde pour éviter la rupture. Le déterminer.
  1. AN: R=5\displaystyle R=5 cm, N/L=10\displaystyle N/L=10 tours/mm, Trupture=100\displaystyle T_{rupture}=100 N.

  2. Au vu des données, indiquer ce qui se passerait en réalité en injectant le courant calculé précédemment dans le solénoïde décrit par les données numériques. Comment y remédier ?

  3. Que se serait-il passé avec un solénoïde fini? Où le fil a-t-il alors le plus de chance de céder (qualitativement) ?

Tension maximale 👉 Etablir le bilan des actions mécaniques exercées sur le solénoïde.

Modéliser le solénoïde par une distribution continue de courant, et déterminer la force de Laplace qui s’exerce sur un élément de longueur du solénoïde.

  1. Qualitativement, le solénoïde crèe un champ magnétique B=Buz\displaystyle \overrightarrow{B}=B\overrightarrow{u_{z}}. Il y a donc une force de Laplace qui s’exerce sur un élément de fil du solénoïde dFL=idB=iduθBuz=idBur\displaystyle \overrightarrow{dF_{L}}=i\overrightarrow{d\ell}\land\overrightarrow{B}=id\ell\overrightarrow{u_{\theta}}\wedge B\overrightarrow{u_{z}}=id\ell B\overrightarrow{u_{r}}. Un élément de fil entre θ\displaystyle \theta et θ+dθ\displaystyle \theta+d\theta est en équilibre sous l’action des deux tensions, T(θ+dθ)\displaystyle \overrightarrow{T}\left(\theta+d\theta\right) et T(θ)\displaystyle -\overrightarrow{T}\left(\theta\right) exercées aux deux extrémités en θ\displaystyle \theta et θ+dθ\displaystyle \theta+d\theta, et la force de Laplace.

En projetant parallèlement à dFL\displaystyle \overrightarrow{dF_{L}} :
iBd=T(θ+dθ)sin(dθ2)+T(θ)sin(dθ2)\displaystyle iBd\ell=T(\theta+d\theta)\sin\left(\frac{d\theta}{2}\right)+T(\theta)\sin\left(\frac{d\theta}{2}\right).

En projetant perpendiculairement à dFL\displaystyle \overrightarrow{dF_{L}} :
0=T(θ+dθ)cos(dθ2)T(θ)cos(dθ2)\displaystyle 0=T(\theta+d\theta)\cos\left(\frac{d\theta}{2}\right)-T(\theta)\cos\left(\frac{d\theta}{2}\right), soit T(θ+dθ)=T(θ)\displaystyle T(\theta+d\theta)=T(\theta), la tension est de norme constante T\displaystyle T.

De la première équation on tire iBRdθ=Tdθ\displaystyle iBRd\theta=Td\theta.

La condition T<Trupture\displaystyle T<T_{rupture} s’écrit donc iBR<Trupture\displaystyle iBR<T_{rupture}. Reste à déterminer B\displaystyle B.

Dans le modèle du solénoïde infini, il y a une discontinuité du champ à la traversée du solénoïde. On peut considérer une distribution continue de courant entre R1\displaystyle R_{1} et R2\displaystyle R_{2} , on trouve à une distance r comprise entre R1\displaystyle R_{1} et R2\displaystyle R_{2} un champ B=μ0niR2rR2R1uz\displaystyle \overrightarrow{B}=\mu_{0}ni\frac{R_{2}-r}{R_{2}-R_{1}}\overrightarrow{u_{z}}, maximal en R1\displaystyle R_{1}. Si on veut juste avoir un ordre de grandeur, on peut prendre B=μ0ni\displaystyle B=\mu_{0}ni (ou μ0ni/2\displaystyle \mu_{0}ni/2 ), ce qui donne μ0ni2R<Trupture\displaystyle \mu_{0}ni^{2}R<T_{rupture}, soit Imax=Truptureμ0nR.I_{max}=\sqrt{\frac{T_{rupture}}{\mu_{0}nR}}.

  1. A.N. : n=104 m1,Imax=4.102 A\displaystyle n=10^{4}\textrm{ m}^{-1} , I_{max}=4.10^{2}\textrm{ A}.

  2. Le courant très important va vraisemblablement conduire à ce que le fil constituant le solénoïde fonde sous l’action de l’échauffement créé par l’effet Joule (à moins que le fil ne soit en matériau supraconducteur, comme dans les “aimants” supraconducteurs. Dans ce cas, la résistance du bobinage est nulle et il n’y a pas d’effet Joule limitant la création de fort courant, et donc de champ magnétique intense. En revanche, le problème de la tension de rupture est à prendre en compte).

  3. Avec un solénoïde fini, le même phénomène de rupture peut se produire. Il se produit en premier lieu là où le champ est le plus intense, donc au milieu du solénoïde.

Exercice 30 ⭐️⭐️ Distribution volumique de courant, Spé/L2

Une distribution volumique de courant est telle que

{j=j0uxpourza/2,(x,y).j=0pourz>a/2,(x,y).\displaystyle \begin{cases} \overrightarrow{j}=j_{0}\overrightarrow{u_{x}} & \textrm{pour}\left|z\right|\leq a/2,\forall(x,y).\\ \overrightarrow{j}=\overrightarrow{0} & \textrm{pour}\left|z\right|>a/2,\forall(x,y). \end{cases}

j0\displaystyle j_{0} est une constante. Déterminer le champ magnétique

  1. en un point de coordonnées cartésiennes (x,y,0)\displaystyle \left(x,y,0\right).
  2. en tout point de l’espace.

Calcul du champ en tout point 👉 Théorème d’Ampère.

  1. Le plan z=0\displaystyle z=0 est plan de symétrie de la distribution de courant.
    Le plan passant par M(x,y,0)\displaystyle M\left(x,y,0\right) et parallèle à (xOz)\displaystyle \left(xOz\right) est plan de symétrie de la distribution de courant.
    Donc le champ B(x,y,0)\displaystyle \overrightarrow{B}(x,y,0) doit être perpendiculaire à ces deux plans.
    B(x,y,0)=0.\overrightarrow{B}(x,y,0)=\overrightarrow{0}.

  2. Direction de B\displaystyle \overrightarrow{B}. Le plan passant par M(x,y,z)\displaystyle M\left(x,y,z\right) et parallèle à (xOz)\displaystyle \left(xOz\right) est plan de symétrie de la distribution de courant. Donc B(M)=B(M)uy\displaystyle \overrightarrow{B}(M)=B(M)\overrightarrow{u_{y}}.
    Paramètres d’espace de B\displaystyle \overrightarrow{B}. La distribution de courant est invariante par translation selon (Ox)\displaystyle \left(Ox\right) ou (Oy)\displaystyle \left(Oy\right). D’où B(M)=B(z)uy\displaystyle \overrightarrow{B}(M)=B(z)\overrightarrow{u_{y}}.
    Théorème d’Ampère. Le plan z=0\displaystyle z=0 étant plan de symétrie de la distribution de courant, B(z)=B(z)\displaystyle B(-z)=-B(z). Déterminons B\displaystyle \overrightarrow{B} pour z>0\displaystyle z>0, en appliquant le théorème d’Ampère à un contour rectangulaire parallèle à (yOz)\displaystyle \left(yOz\right), de longueur b\displaystyle b selon l’axe (y)\displaystyle \left(y\right) dans le plan z=0\displaystyle z=0, l’autre côté qui lui est parallèle passant par M\displaystyle M. Ce contour est orienté pour que la normale soit selon le vecteur ux\displaystyle \overrightarrow{u_{x}}.

CB.dl=μ0Ienlaceˊ\displaystyle \oint_{C}\overrightarrow{B}.\overrightarrow{dl}=\mu_{0}I_{enlac\acute{e}}. L’intégrale est nulle pour les côtés verticaux du schéma et en z=0\displaystyle z=0. D’où : B(z)b=μ0Ienlaceˊ\displaystyle \Longrightarrow-B(z)b=\mu_{0}I_{enlac\acute{e}}.

• Pour za/2\displaystyle z\geq a/2, Ienlaceˊ=j.d2S=j0.d2S=j0ba/2\displaystyle I_{enlac\acute{e}}=\iint\overrightarrow{j}.\overrightarrow{d^{2}S}=\iint j_{0}.d^{2}S=j_{0}ba/2 et B(z)=μ0j0a/2\displaystyle B(z)=-\mu_{0}j_{0}a/2.

• Pour z<a/2\displaystyle z<a/2, Ienlaceˊ=j.d2S=j0.d2S=j0bz\displaystyle I_{enlac\acute{e}}=\iint\overrightarrow{j}.\overrightarrow{d^{2}S}=\iint j_{0}.d^{2}S=j_{0}bz et B(z)=μ0j0z\displaystyle B(z)=-\mu_{0}j_{0}z.
Finalement :

pour za/2\displaystyle z\geq a/2, B(M)=μ0j0a2uy\displaystyle \overrightarrow{B}(M)=-\mu_{0}j_{0}\frac{a}{2}\overrightarrow{u_{y}}.

pour za/2\displaystyle z\leq-a/2, B(M)=μ0j0a2uy\displaystyle \overrightarrow{B}(M)=\mu_{0}j_{0}\frac{a}{2}\overrightarrow{u_{y}}.

pour z<a/2,B(M)=μ0j0zuy\displaystyle \left|z\right|<a/2, \overrightarrow{B}(M)=-\mu_{0}j_{0}z\overrightarrow{u_{y}}.

On retrouve à l’extérieur de la distribution le champ créé par une nappe de courant jS=j0aux\displaystyle \overrightarrow{j_{S}}=j_{0}a\overrightarrow{u_{x}}.

Exercice 50 ⭐️⭐️ Champ dans une cavité, Spé/L2/Classique

Un cylindre “infini”, de rayon R\displaystyle R, d’axe (Ox)\displaystyle \left(Ox\right), est percé d’une cavité cylindrique infinie d’axe (Ox)\displaystyle \left(O'x\right) parallèle à (Ox)\displaystyle \left(Ox\right), de rayon a\displaystyle a, telle que OOux\displaystyle \overrightarrow{OO'}\perp\overrightarrow{u_{x}} et OO+a<R\displaystyle OO'+a<R. Le cylindre est parcouru (hormis la cavité) par une densité volumique de courant unifome j=jux\displaystyle \overrightarrow{j}=j\overrightarrow{u_{x}}. Déterminer le champ magnétique dans la cavité.

L’idée est d’utiliser le théorème de superposition : B\displaystyle \overrightarrow{B} est la superposition du champ B1\displaystyle \overrightarrow{B_{1}} créé par un cylindre infini plein, de rayon R\displaystyle R, d’axe (Ox)\displaystyle \left(Ox\right), parcouru par j\displaystyle \overrightarrow{j}, et du champ B2\displaystyle \overrightarrow{B_{2}} créé par un cylindre infini plein, de rayon a\displaystyle a, d’axe (Ox)\displaystyle \left(O'x\right), parcouru par j\displaystyle -\overrightarrow{j}.

• Déterminons B1\displaystyle \overrightarrow{B_{1}}.

Les coordonnées adaptées à la symétrie du problème sont les coordonnées cylindriques. Soit M(r,θ,z)\displaystyle M\left(r,\theta,z\right) un point de l’espace, OM=rur+zuz\displaystyle \overrightarrow{OM}=r\overrightarrow{u_{r}}+z\overrightarrow{u_{z}}.

Direction de B1(M)\displaystyle \overrightarrow{B_{1}}\left(M\right) : le plan contenant M\displaystyle M et (Oz)\displaystyle \left(Oz\right) est plan de symétrie de la distribution de courant, donc B1(M)\displaystyle \overrightarrow{B_{1}}\left(M\right) est perpendiculaire à ce plan,
B1(M)=B1(M)uθ\displaystyle \overrightarrow{B_{1}}\left(M\right)=B_{1}(M)\overrightarrow{u_{\theta}}.

Paramètres d’espace de B1(M)\displaystyle B_{1}(M) : il y a invariance du problème par translation prallèlement à (Oz)\displaystyle \left(Oz\right), donc B1(M)\displaystyle B_{1}(M) est indépendant de z\displaystyle z, et par rotation autour de (Oz)\displaystyle \left(Oz\right), donc B(M)\displaystyle B(M) est indépendant de θ\displaystyle \theta.
B1(M)=B1(r)uθ\displaystyle \overrightarrow{B_{1}}(M)=B_{1}(r)\overrightarrow{u_{\theta}}.

On utilise le théorème d’Ampère en choisissant un contour circulaire d’axe (Oz)\displaystyle \left(Oz\right), passant par M\displaystyle M :

CB.dl=μ0Ienlaceˊ\displaystyle \oint_{C}\overrightarrow{B}.\overrightarrow{dl}=\mu_{0}I_{enlac\acute{e}}, soit

d’une part CB1.dl=CB1.dl=B1(r)2πr\displaystyle \int_{C}\overrightarrow{B_1}.\overrightarrow{dl}=\int_{C}B_{1}.dl=B_{1}(r)2\pi r.

d’autre part pour r<R\displaystyle r<R qui est le seul cas utile ici Ienlaceˊ=jπr2\displaystyle I_{enlac\acute{e}}=j\pi r^{2}, d’où
B1(M)=μ0jr2uθ\displaystyle \overrightarrow{B_{1}}(M)=\mu_{0}j\frac{r}{2}\overrightarrow{u_{\theta}}.

• Pour calculer B2\displaystyle \overrightarrow{B_{2}} la démarche est la même. Attention r\displaystyle r et uθ\displaystyle \overrightarrow{u_{\theta}} n’ont pas la même signification.

• On réécrit les champs B1(M)=μ0j2uzOM\displaystyle \overrightarrow{B_{1}}(M)=\mu_{0}\frac{j}{2}\overrightarrow{u_{z}}\land\overrightarrow{OM},

B2(M)=μ0j2uzOM\displaystyle \overrightarrow{B_{2}}(M)=-\mu_{0}\frac{j}{2}\overrightarrow{u_{z}}\land\overrightarrow{O'M}.

D’où B(M)=μ0j2uz(OMOM)\displaystyle \overrightarrow{B}(M)=\mu_{0}\frac{j}{2}\overrightarrow{u_{z}}\land(\overrightarrow{OM}-\overrightarrow{O'M}), soit : B(M)=μ0j2uzOO.\overrightarrow{B}(M)=\mu_{0}\frac{j}{2}\overrightarrow{u_{z}}\land\overrightarrow{OO'}.

Le champ est uniforme dans la cavité.