On choisit de façon équiprobable un nombre entier parmi . Soit et l’événement : "le nombre choisi est divisible par ".
Réflexes
Corrigé
(D’après Exercices de probabilités, Cottrell et al., Cassini, p.8)
On suppose que hommes et femmes défilent dans un ordre aléatoire. Montrer que la probabilité de ne jamais avoir deux hommes ou deux femmes successivement est de l’ordre de un sur le nombre d’Avogadro.
Corrigé
On fait l’hypothèse qu’on ne peut pas distinguer les hommes entre eux et les femmes entre elles. Le nombre de files possibles est alors le nombre de placer hommes parmi personnes, ce nombre vaut . Parmi toutes ces files, deux d’entre elles seulement vérifient la propriété de ne jamais avoir deux hommes ou deux femmes successivement : ce sont les files “alternées” et . La probabilité recherchée est alors . Il reste donc à se convaincre que le nombre vaut à peu près le nombre d’Avogadro… Avec un ordinateur, on trouve sa valeur exacte : , soit , qui n’est effectivement pas très éloginé de (il y a quand même un facteur , mais bon…).
Comment arriver à approcher ce nombre sans ordinateur ? On utilise la formule de Stirling , ce qui donne , ainsi on a l’approximation . Il faut encore ruser dans les approximations : vaut à peu près , et doit se situer à peu près au milieu de et , donc .
Au final, ces “calculs de coin de table” donnent . Pas mal comme approximation !
Une urne contient une boule blanche et une deuxième boule aléatoire, blanche ou noire, chaque couleur ayant une probabilité . On effectue deux tirages successifs sans remise. Calculer la probabilité d’obtenir une boule blanche au deuxième tirage sachant que le premier tirage a donné une boule blanche.
Corrigé
On introduit les événements : “la première boule tirée est la boule non aléatoire”, et : “la boule aléatoire est de couleur blanche”. On fait l’hypothèse (pas explicitement dans l’énoncé) que les événements et sont indépendants. De plus, par hypothèse on a . On considère maintenant les événements : “la première boule tirée est blanche” et : “les deux boules tirées sont blanches”. On a clairement . La probabilité que l’on veut calculer est . De plus, on a , donc (par union disjointe, puis par indépendance) On remarque de plus que les événements et sont les mêmes : on tire deux boules blanches si et seulement si la boule aléatoire est blanche, donc . Ainsi .
On range boules distinctes dans boîtes. Déterminer la probabilité qu’une seule boîte soit vide puis donner un équivalent de lorsque .
Corrigé
Si une seule boîte est vide, cela signifie que boîtes contiennent une seule boule, et une boîte contient deux boules. On peut construire toutes ces configurations avec la procédure suivante : on choisit la boîte vide : choix, puis parmi les autres boîtes on choisit celle qui contiendra deux boules : choix, puis on choisit les deux boules qui vont dans cette boîte : choix, et enfin on répartit les boules restantes dans les boîtes restantes ( choix). Le nombre de configurations avec une seule boîte vide est donc Comme il y a en tout configurations possibles (chaque boule peut aller dans n’importe quelle boîte), on obtient la probabilité On obtient un équivalent de à l’aide de la formule de Stirling :
Réflexes
Corrigé
Une urne contient initialement boule noire. On tire une pièce jusqu’à obtenir “pile” et on place dans l’urne autant de boules blanches que de “face” obtenus.
On pioche finalement une boule de l’urne. Quelle est la probabilité que ce soit la noire ?
Réflexes
Deux niveaux d’aléa 👉 Formule des probabilités totales.
Corrigé
Notons l’évènement : “on fait fois face avant de faire pile”, pour , et l’évènement “on pioche la boule noire”. D’après la formule des probabilités totales,
On peut reconnaître un développement en série entière connu : .
Finalement .
Une urne contient boules noires et boules blanches.
Réflexes
Corrigé
Deux joueurs jouent à pile ou face jusqu’à ce que le nombre de piles obtenus soit égal au double du nombre de face. Quelle est la probabilité pour que la partie s’arrête ?
Corrigé
Notons (respectivement ) le nombre de piles (respectivement faces) obtenus après lancers.
Posons , notons la probabilité pour une partie qui commencerait à , et Évidemment, pour .
Le but est de calculer , qui d’après la formule des probabilités totales, vaut . Nous allons alors calculer pour .
Toujours d’après la formule des probabilités totales, la suite vérifie :
Le polynôme a trois racines :
Ainsi il existe des réels tels que : On détermine ensuite les constantes :
Nous venons donc de montrer que : , (soit la moitié du travail).
Pour les entiers négatifs, on part des égalités : Il existe des réels tels que : On détermine les constantes :
Conclusion — On a finalement
Comme , on a que , , et .
On obtient alors, après simplifications :
Une urne contient initialement une noire et une blanche. On pioche une boule, puis on la remet en rajoutant une boule de la même couleur. On répète ensuite l’opération.
Réflexes
Evènements successifs 👉 Probabilités composées.
Pour une infinité d’évènements, passage à la limite.
Corrigé
Notons l’évènement “piocher noir au -ème tirage”.
Il s’agit de calculer la probabilité de .
Par continuité décroissante on a , où .
On lance indéfiniment une pièce. On note l’évènement “sur les premiers lancers la séquence PPP n’apparaît jamais”, et .
Par convention, .
Corrigé
Notons : “face au -ème lancer”, et son complémenatire.
Notons : “la séquence PPP n’apparaît pas entre les lancers et , inclus”. On a Par indépendance (lemme des coalitions),
On a .
D’où l’équivalence , où .
On a . Donc est :
-strictement croissante sur ,
-strictement décroissante sur ,
-strictement croissante sur .
Comme , on en déduit (théorème de la bijection monotone) que possède une unique racine réelle avec .
Comme et , d’après le T.V.I. on a : .
n’est pas racine de donc c’est une racine simple de .
Comme est scindé dans et à coefficients réels il possède deux autres racines conjuguées et avec .
Le coefficient dominant de étant égal à , on a .
L’identification du coefficient constant donne alors , soit .
Ainsi .
est une suite récurrente linéaire d’ordre , son polynôme caractéristique possède trois racines distinctes et . Par conséquent il existe des constantes telles que pour tout :
Enfin comme , et (justifications plus loin), les deuxième et troisième terme sont négligeables par rapport au premier et donc
Justifions que , en raisonnant par l’absurde : on suppose .
Alors comme les deux derniers termes sont conjugués et donc .
En notant et (), ceci donne .
Or donc il existe tel que modulo , et donc . Ceci est une contradiction car est une probabilité.