Soit le cercle de rayon et de centre , d’affixe , dans le plan complexe. Soit d’affixe resp. Montrer que l’orthocentre du triangle a pour affixe . Soit le centre de gravité de . Montrer que , et sont alignés.
Réflexes
Ecriture avec des affixes et des vecteurs.
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Soit le point d’affixe . Identifions un point d’affixe avec le vecteur : , et on écrit . Alors , et . Soit et . Alors et . On remarque alors que car et sont de norme par définition (on a noté le produit scalaire canonique). Donc et sont orthogonaux. On peut faire le même raisonnement avec et , ce qui prouve que est bien l’orthocentre du triangle . On trouvera sur Math-OS une jolie animation et une preuve que est bien défini de manière unique comme l’intersection des hauteurs.
Le centre de gravité de est l’isobarycentre de , et , donc d’affixe . Le point est le centre du cercle circonscrit à et est d’affixe . Enfin est d’affixe . Ainsi on voit que , et sont alignés, et on a même le rapport des longueurs !
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On suppose que dans le cosmos, assimilé à un espace Euclidien de dimension 3 (désolé pour Einstein), les étoiles sont des boules immobiles de même rayon formant un réseau cubique. Montrer que vu d’un point donné de l’espace, tout le ciel est recouvert d’étoiles à l’exception d’un ensemble inclus dans une union dénombrable de cercles sur la sphère céleste.
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Les directions orthogonales à un vecteur donné forment un plan qui coupe la sphère céleste en un cercle. Comme est dénombrable, il suffit de montrer que toute droite de non orthogonale à un vecteur de coordonnées rationnelles passe arbitrairement près d’un point à coordonnées entières. La droite a pour paramétrisation , avec , linéairement indépendants sur . En faisant une transformation affine du paramètre , on peut supposer , , ce qui donne . On cherchera entier tel que et sont proches d’un entier. Pour que cette recherche soit garantie d’aboutir, il est suffisant de vérifier que le sous-groupe de engendré par et est dense. Soit l’adhérence de : c’est aussi un sous-groupe de . Par le principe des tiroirs, il y a des multiples de arbitrairement proches modulo , mais non égaux car et sont irrationnels. Par différence, a des points non nuls arbitrairement proches de . Leurs arguments ont une valeur d’adhérence modulo : il existe une suite de tels que et , , avec tels que .
Si , et est la partie entière de , on a: et , Le vecteur est donc arbitrairement proche d’un vecteur de quel que soit , ce qui implique, puisque est fermé, que contient une droite passant par l’origine. La projection de sur l’orthogonal de cette droite correspond alors à un sous-groupe fermé de , ce qui implique qu’il y a deux possibilités pour : est un ensemble discret de droites parallèles, l’une passant par l’origine, et . Le premier cas implique qu’il existe non nuls tels que est entier pour tout , donc pour et . On en déduit qu’une combinaison linéaire non nulle de , à coefficients dans est entière, ce qui contredit l’indépendance de et sur les rationnels. Donc seul le cas est possible.
Soit un corps. Le plan projectif sur est défini de la manière suivante: ses points sont les sous-espaces vectoriels de de dimension , et ses droites sont les sous-espaces vectoriels de de dimension . On dit qu’un point appartient à une droite s’il y a inclusion entre les espaces vectoriels correspondants.
Remarque : le jeu de société Dobble est de la forme indiquée en 3. d’après Wikipedia, après omission de deux cartes (il en reste donc 55). On trouvera aussi cet article intéressant qui décrit ces liens entre le jeu et la géométrie affine, ainsi que celui-ci.
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