Comme A est connexe par arcs et ϕ est continue, son image ϕ(A) est une partie connexe par arcs de R, c’est-à-dire un intervalle de R. On sait de plus qu’il existe deux éléments i∈A∩I et s∈A∩S qui par définition de I et S vérifient respectivement ϕ(i)<c et ϕ(s)>c. Comme ϕ(A) est un intervalle, il contient tout le segment [ϕ(i),ϕ(s)]. En particulier, c∈ϕ(A), donc il existe e∈A tel que ϕ(e)=c, donc e∈A∩E=∅.
On considère la partie A=R2−E. Comme E est un singleton, on sait que A est connexe par arcs (on peut faire un dessin pour s’en convaincre). D’après la question précédente, si on avait A∩I=∅ et A∩S=∅, on aurait A∩E=∅, ce qui est absurde par définition de A. On a donc nécessairement A∩I=∅ ou A∩S=∅. Supposons par exemple que A∩I=∅. On sait que R2=I∪E∪S, et que cette union est disjointe. En effet, pour x∈R2, on a soit ϕ(x)<c, soit ϕ(x)=c, soit ϕ(x)>c.
On a A=I∪S, et comme A∩I=∅, on a A=S, donc R2=E∪S. Mais cela signifie que tout élément de x∈R2 satisfait soit ϕ(x)>c (si x∈S), soit ϕ(x)=c (si x est l’unique élément de E). Ainsi c est le minimum global de la fonction ϕ. Si on suppose que A∩S=∅, le même raisonnement montre que S est un maximum global pour ϕ.
Comme E est une partie compacte de R2, il existe R>0 tel que E est contenu dans la boule fermée B=B(0,R). On considère l’ensemble A=R2−B, qui est une partie connexe par arcs de R2. On raisonne comme à la question précédente : on a A∩E=∅, donc on a soit A∩I=∅, soit A∩S=∅. Supposons par exemple A∩I=∅. Alors A⊂S, ce qui signifie que ∀x∈A,ϕ(x)>c. De plus, ϕ est continue sur B, qui est un compact de R2, donc ϕ atteint son minimum m sur B. Enfin, remarquons que ∅=E⊂B, donc il existe z∈B tel que ϕ(z)=c, donc m≤c, et donc ∀x∈A,ϕ(x)>c≥m, ce qui prouve que m est un minimum global pour ϕ.