Établir la convergence de l’intégrale en montrant que
Réflexes
Décrantage de la puissance dans une intégrale 👉 IPP !
Corrigé
Calculons en intégrant par parties, avec ,
On remarque que , et en faisant le changement de variable , on obtient
Comme la fonction est prolongeable en et est de carré intégrable en , on peut passer à la limite dans le membre de gauche quand et , et on en déduit que l’intégrale du membre de droite converge avec l’identité désirée.
Soit telle que . Montrer que et sont de même nature.
Indication : on admettra et utilisera le théorème de Fubini sous cette forme :
Réflexes
Une intégrale et une somme 👉 On écrit l’intégrale comme une somme.
Corrigé
L’IPP ne donne pas les termes qu’on a dans les hypothèses. Donc on force l’apparition de ce qu’on veut.
On a . Il suffirait donc de montrer que la série de terme général converge.
On a, en changeant l’ordre d’intégration en et avec Fubini,
Donc qui est le terme général d’une série convergente d’après l’hypothèse sur .
Soit telle que converge et .
Montrer que est bornée.
Réflexes
Une intégrale, un carré 👉 Cauchy-Schwarz (CS) !
Corrigé
Si on écrit , CS donne , ce qui est trop large. On peut donc s’attendre à ce que ce soit des propriétés locales de qui vont empêcher son explosion. On a aussi avec CS, , donc est uniformément continue sur , ce qui montre que tend vers en l’infini car converge, (en particulier est bornée).
Montrons cette dernière propriété. Soit . Il existe donc tel que pour tout avec , on a . En intégrant sur , il vient , d’où . Comme converge, il existe tel que pour tout , . Ainsi pour tout , , ce qu’on voulait.
Soit une fonction intégrable sur . Montrer que les intégrales sont convergentes, puis que
Corrigé
Pour , on pose . La fonction est de classe sur , et , donc est strictement croissante sur cet intervalle. De plus, on a donc est une bijection strictement croissante entre et .
Soient . Le changement de variables permet d’écrire où est a bijection réciproque de sur cet intervalle. Calculons explicitement cette bijection réciproque : on a , donc est racine du polynôme . Les deux racines de ce polynôme sont et . Comme est par définition à valeurs dans , on obtient l’expression explicite
On en déduit :
Une simple étude montre que la fonction est décroissante sur , de limite en et en . En particulier, on a et comme la fonction est intégrable sur ,on en déduit par comparaison que l’intégrale est bien convergente, et que l’on a
On se doute bien que le cas de se traite de façon similaire… Il reste à bien comprendre où se situent les subtiles différences. La fonction est maintenant définie sur , et c’est même une bijection strictement croissante de vers . La différence ici est dans la définition de la bijection réciproque : la racine du polynôme doit être choisie dans , on a donc ici La preuve de l’existence de se poursuit de façon similaire, et on obtient l’expression :
Difficile d’aller plus loin dans les calculs de et , mais en les additionnant, on trouve immédiatement le résultat voulu :
Soit une fonction continue et . On suppose que l’intégrale est convergente.
Montrer que pour tout , l’intégrale est convergente.
Corrigé
On introduit la fonction définie pour par . Comme est continue, on sait que est de classe sur et que . D’après l’hypothèse, la limite existe et est finie, en particulier la fonction (ainsi que la fonction ) est bornée sur : il existe tel que pour tout . Soit maintenant . On a , il est tentant de faire une intégration par parties : On a et , donc le crochet est de limite nulle quand . De plus, on a , qui est une fonction intégrable sur , donc est intégrable sur , donc la limite existe et est finie. Au final, on a bien montré que l’intégrale impropre est convergente.
Soit une fonction continue, décroissante et tendant vers en . Montrer que l’intégrale est convergente.
Indication
Pour , étudier la suite .
Corrigé
Comme suggéré dans l’indication, on pose . On remarque plusieurs choses :
Le critère des séries alternées permet alors de conclure que la série est convergente, de limite notée . En d’autres termes, si on pose , alors on a montré que existe. Il s’agit de montrer maintenant que On écrit que où on a posé . On sait que . De plus, on a On a utilisé la décroissance et la positivité de pour obtenir cette majoration. Comme de plus est de limite nulle en , on a , et on peut conclure que .
Calculer , après avoir montré que l’intégrale converge.
Réflexes
Corrigé
L’intégrale est impropre en mais converge car et est croissante minorée par la limite de quand tend vers . Pour le calcul, utilisons des changements de variable, d’abord :
puis :
d’où et .
On pourra regarder cette jolie video du blog Math-OS pour des liens entre cette intégrale, des sommes de Riemann et des produits de .
Soit un intervalle de et une fonction continue par morceaux sur telle que et soient intégrables sur . Montrer que est borné.
Corrigé
On note la longueur de , i.e. si avec deux réels, et si n’est pas borné. On a
où on a utilisé l’inégalité de Cauchy-Schwarz sur , et l’hypothèse.
Soit une fonction continue bornée telle que . Donner un équivalent de .
Réflexes
Équivalent d’une suite d’intégrale 👉 Changement de variable pour "sortir le ".
Corrigé
Soit tel que pour tout , . L’intégrande est bien intégrable en car , , et aussi en car pour tout . En faisant le changement de variable , on obtient . On sait que
On en déduit alors grâce au théorème de convergence dominée que .
Comme et , on conclut finalement que
On souhaite calculer .
Réflexes
Corrigé
Déterrminer la nature de l’intégrale
Réflexes
Étude au voisinage de et de .
Si un équivalent ne suffit pas en , une description asymptotique plus fine est nécéssaire.
Corrigé
Remarque préalable. Un grand classique est l’étude de la nature de , avec . Une intégration par parties donne
Or en , , et est intégrable grâce à la majoration . On en conclut que est convergente.
Revenons à notre problème. La fonction est continue sur .
Étude en . On a , donc est intégrable en (car elle est prolongeable par continuité).
Étude en . La fonction tend vers en , donc
avec . Or :
On en conclut que l’intégrale de est divergente en (ce qui fait que l’étude en était finalement inutile 😉)
(*) On peut linéariser : , or l’intégrale de diverge en , et l’intégrale de converge en (de la même manière que celle de , voir remarque préalable). Par somme, l’intégrale de diverge en .