Soient et deux fonctions continues et positives sur telles que pour tout , avec . Montrer que . Qu’en déduire si on suppose que ?
Réflexes
Si on voit une fonction 👉 On dérive !
Corrigé
On dérive ce qu’on peut dériver ! Ici, pas trop le choix : on pose .
On a, pour tout , car par hypothèse.
On s’empresse de séparer les variables, i.e. ( ne s’annule pas car et ), donc Ainsi : , ce qu’on voulait.
Si, pour tout , , on peut écrire pour tout . On fait tendre vers dans la conclusion du lemme, et on en déduit .
Trouver toutes les fonctions vérifiant
Réflexes
On a vraiment envie de se ramener à une équation différentielle !
Corrigé
On va raisonner par analyse et synthèse. Supposons que soit une fonction vérifiant les conditions de l’énoncé. On a alors : donc : On va trouver toutes les solutions à cette équation différentielle, puis parmi ces solutions on cherchera celles qui vérifient la condition de l’énoncé.
On commence par résoudre l’équation homogène : les solutions sont les fonctions de la forme . On cherche maintenant une solution particulière… la variation de la constante ne permet pas de répondre facilement, mais ici il y a une solution plus ou moins “évidente” qui apparaît lorsque l’on joue un peu avec les exponentielles, il suffit de poser . Ainsi, les solutions de l’équation différentielle sont les fonctions de la forme Il reste à chercher les valeurs de et pour lesquelles on a bien . On a, après calculs : Comme la fonction n’est pas identiquement nulle, on a nécessairement , et cette condition est clairement suffisante.
Conclusion : les fonctions vérifiant sont les fonctions de la forme , où est un paramètre réel.
Soit une fonction continue tendant vers en . Montrer que toute solution de tend vers en .
Réflexes
Il vaut mieux commencer par résoudre l’équation différentielle !
Corrigé
On commence par chercher la forme générale des solutions à l’équation différentielle donnée dans l’énoncé. Les solutions de l’équation homogène sont de la forme , avec .
La méthode de la variation de la constante permet d’obtenir une solution particulière sous la forme , d’où la forme générale des solutions : Comme on a clairement , il reste à prouver que L’intuition derrière un tel calcul de limite se comprend bien : comme la fonction grandit très vite, la plus grosse contribution dans l’intégrale vient des valeurs de proches de . Pour rendre cette idée rigoureuse, il faut à un moment utiliser les hypothèses faites sur .
Comme est continue et de limite nulle, il existe tel que pour tout . On va découper l’intégrale en deux parties en écrivant : et l’inégalité triangulaire permet d’écrire : Pour la première partie du membre de droite, on remarque que on a donc la majoration : Pour la deuxième partie du membre de droite, on utilise la croissance de la fonction pour écrire : Ici on a utilisé le fait que est de limite nulle. On a au final bien montré que la solution de est nécessairement de limite nulle en .