Soit f:E→F. Que pensez-vous des affirmations suivantes ?
∀x∈E, ∀y∈F,f(x)=y
∀x∈E, ∃y∈F,f(x)=y
∃x∈E, ∀y∈F,f(x)=y
∃x∈E, ∃y∈F,f(x)=y
∀y∈F, ∀x∈E,f(x)=y
∀y∈F, ∃x∈E,f(x)=y
∃y∈F, ∀x∈E,f(x)=y
∃y∈F, ∃x∈E,f(x)=y.
Corrigé
Elle est fausse, à moins que F ne contienne qu’un élément.
Elle est vraie (par définition de la notion d’application).
Elle est fausse, à moins que F ne contienne qu’un élément.
Vraie puisque la 2. est vraie.
C’est la même assertion que la 1. (permuter deux ∀ consécutifs ne change pas la valeur de vérité d’une assertion).
C’est la définition d’application surjective.
C’est la définition d’application constante.
C’est la même assertion que la 4. (permuter deux ∃ consécutifs ne change pas la valeur de vérité d’une assertion).
Exercice 322 ⭐️ Traduction français vers maths, Sup/L1
Soit une fonction f:R→R. Exprimer à l’aide de quantificateurs les assertions suivantes~:
La fonction f s’annule au moins une fois.
La fonction f est constante.
La fonction f n’est pas impaire.
La fonction f ne prend jamais deux fois la même valeur.
L’équation f(x)=2 admet au moins deux solutions distinctes.
La fonction f n’est pas bornée.
Corrigé
∃x∈R:f(x)=0.
∃α∈R:∀x∈R,f(x)=α
∃x∈R:f(x)=−f(−x)
∀x,y∈R,(x=y⇒f(x)=f(y)).
∃x,y∈R:(x=y et f(x)=f(y)=2).
∀A∈R,∃x∈R:∣f(x)∣>A.
Exercice 324 ⭐️ Vrai ou faux, L1/Sup
Les assertions suivantes sont-elles vraies ? Justifier soigneusement.
∃a∈R:∀ε>0,∣a∣<ε;
∀ε>0,∃a>0:a<ε;
∀y∈R,∃x∈R+:y<x;
∀a∈R,∃b∈R:a=b2;
∀a∈C,∃b∈C:a=b2;
∀x∈R,∀y∈R,∃t∈R:x≤t≤y.
Réflexes
Pour montrer qu’une assertion est fausse 👉 On montre sa négation;
Pour montrer une assertion commençant par “∀x∈E” 👉 Commencer par prendre un x quelconque dans E;
Pour montrer une assertion commençant par “∃x∈E” 👉 On peut donner un exemple de x dans E qui convient.
Corrigé
Vrai.
En effet a=0 convient, puisque pour ε>0 on a ∣0∣<ε.
Vrai.
Pour un réel ε>0 fixé, le réel a=ε/2 (par exemple) vérifie bien a>0 et a<ε.
Vrai.
Pour un réel y∈R fixé, le réel x=y2+1 vérifie bien x≥0, et x>(y)2=∣y∣≥y. Donc x>y.
Faux.
Prenons par exemple a=−1. Alors pour tout b∈R, b2≥0 donc a=b2.
Vrai.
Si a=0 alors b=0 convient.
Si a=0 alors il existe ρ>0 et θ∈R tels que a=ρeiθ. Le réel b=ρeiθ/2 vérifie alors bien b2=a.
Faux.
Prenons par exemple x=1 et y=0. Comme x>y les conditions x≤t et t≤y sont incompatibles, pour un réel t.
Exercice 411 ⭐️ Domaines du plan, Terminale/Sup/L1
On définit deux domaines du plan A et B par : A={(x,y)∈R2:y≤0},B={(x,y)∈R2:x2+(y−1)2<1}. On note M1M2 la distance euclidienne usuelle entre deux points M1 et M2.
Les assertions suivantes sont-elles vraies (dessiner A et B peut aider) :
∀M1∈A,∀r>0,∃M2∈B,M1M2≤r.
∀r>0,∃M1∈A,∃M2∈B:M1M2≤r ;
∃M1∈A,∃M2∈B:∀r>0,M1M2≤r ;
∀M1∈A,∃r>0:∀M2∈B,M1M2≥r ;
∀M2∈B,∃r>0:∀M1∈A,M1M2≥r ;
∀M1∈A,∃r>0:∀M2∈B,M1M2≤r ;
∀M2∈B,∃r>0:∀M1∈A,M1M2≤r ;
∃r>0:∀M1∈A,∀M2∈B,M1M2≤r ;
∀r>0,∃M1∈A,∃M2∈B:M1M2≥r ;
∀M1∈A,∀M2∈B,∃r>0:M1M2≤r ;
Récréation — créez une phrase au hasard, avec M1,M2,r dans l’ordre de votre choix et avec les quantificateurs de votre choix, et en choisissant ≤ ou ≥(⋆). Est-elle vraie ou fausse ? (⋆) Ca fait quand même 96 phrases possibles 😃
Réflexes
Faire un dessin. Commencer à chaque question par se faire une opinion (vrai ou faux), à l’aide du dessin, avant de partir sur une démonstration en utilisant les réflexes de la logique.
Corrigé
A est le demi-plan inférieur, B est le disque ouvert de rayon 1 et de centre (0,1).
Faux. Par exemple avec M1=(0,−1) et r=1, on a pour tout M2∈B, M1M2>r.
Vrai. Soit r>0. Prenons M1=(0,0) et M2=(0,y) où y=min(1,r). On a bien M1∈A, M2∈B, et M1M2=r.
Faux. La condition ∀r>0,M1M2≤r équivaut à M1M2=0, donc à M1=M2. Or si M1∈A et M2∈B on a nécessairement M1=M2 (A et B sont disjoints).
Faux. La négation est : ∃M1∈A:∀r>0,∃M2∈B:M1M2<r, et elle est vraie.
En effet M1=(0,0) convient : pour r>0 quelconque, le point M2=(0,min(1,r/2)) appartient à B et vérifie M1M2<r.
Vrai. Soit M2=(x,y)∈B. Posons r=y. Alors pour tout M1=(x′,y′)∈A, on a M1M2≥y−y′≥y=r.
Vrai. Soit M1∈A. Posons d=M1Ω, où Ω=(0,1) est le centre du disque.
En prenant r=d+1, on a pour tout M2∈B, ΩM2<1 donc M1M2≤M1Ω+ΩM2≤d+1=r
Faux. Prenons par exemple M2=(0,1)∈B. Alors pour r>0, le point M1=(0,−r) appartient à A et vérifie M1M2=r+1>r.
Faux. Il suffit de remarquer que l’assertion 8. implique la 7., qui est fausse.
(rappel : une assertion “∃y∈F:∀x∈E,P(x,y)” implique toujours “∀x∈E,∃y∈F:P(x,y)”)
Vrai. Pour r>0, les points M1=(0,−r) et M2=(0,1) vérifient M1∈A, M2∈B et M1M2≥r.
Vrai. Pour M1∈A et M2∈B, il suffit de prendre r=M1M2.