Exercice 104 ⭐️⭐️ Base de Rn[X], Mines PSI
Soit P∈R[X] un polynôme de degré n, et (a0,…,an) un (n+1)-uplet de réels tous distincts.
Montrer que (P(X+a0),…,P(X+an)) est une base de Rn[X].
On remarque tout d’abord que chaque polynôme P(X+ai) est dans Rn[X] et que cette famille est bien de cardinal (n+1), comme la dimension de Rn[X]. Il suffit donc de prouver que c’est une famille libre. On se donne donc un (n+1)-uplet (λ0,…,λn)∈Rn+1 tel que Q(X)=j=0∑nλjP(X+aj)=0. En particulier, on a Q(i)(0)=j=0∑nλjP(i)(aj)=0 pour tout i∈{0,…,n−1}. Ces n conditions nécessaires peuvent donc s’écrire matriciellement AX=0, où X=(λ0,…,λn)T et où A=(P(i)(aj))0≤i,j≤n.
Pour montrer la liberté, il suffit de montrer que X=0, c’est-à-dire que la matrice A est inversible, ou encore que det(A)=0. On peut sentir une certaine ressemblance entre A et une matrice de Vandermonde, on va essayer de s’inspirer de la méthode de calcul de son déterminant. Pour cela, on pose D(X) le déterminant de la matrice A(X), qui est égale à la matrice A, sauf la dernière ligne qui est remplacée par (P(X),P′(X),…,P(n)(X))T. On a A(an)=A, donc det(A)=D(an). En développant par rapport à la dernière ligne, on s’aperçoit que D(X)∈R[X]. De plus, pour i∈{0,…,n−1}, les lignes i et n+1 de A(ai) sont égales, donc D(ai)=0. Ainsi, on a trouvé n racines au polynôme D(X), qui sont distinctes par hypothèse. Ce sont toutes les racines de D(X), donc D(an)=0, et ainsi A est inversible.
Exercice 109 ⭐️⭐️ Egalité de somme directe, Sup/L1
Soit E un e.v., E1,⋯,En et F1,⋯,Fn des sous e.v. de E tels que 1≤i≤n⨁Ei=1≤i≤n⨁Fi avec pour tout i, Ei⊂Fi. Montrer que Ei=Fi.
Égalité d’ensembles 👉 Double inclusion : on prend fj∈Fj et on essaie de montrer fj∈Ej.
Soit fj∈Fj. Par hypothèse on a aussi fj∈1≤i≤n⨁Ei, donc on peut écrire fj=1≤k≤n∑ek avec ek∈Ek, i.e. k=j∑ek+(ej−fj)=0. Chaque terme de la somme est dans Fj, mais la somme des Fi est directe, donc ej−fj=0, et fj=ej∈Ej, et alors Fj⊂Ej.
Exercice 358 ⭐️ Union de sous-espaces vectoriels, Sup/L1/Classique
Soit F et G deux sous-espaces vectoriels d’un K-espace vectoriel E.
Donner une condition nécessaire et suffisante pour que F∪G soit un sous-espace vectoriel de E.
Avant de se lancer dans la rédaction, trouver cette condition.
👉 Examiner des exemples simples pour comprendre la situation.
Montrons l’équivalence :
(F∪G est un sous-espace vectoriel de E)⇔(F⊂G ou G⊂F). Le sens ⇐ est immédiat : si F⊂G alors F∪G=G, et si G⊂F alors F∪G=F.
On montre l’autre implication par contraposée. Supposons F⊂G et G⊂F et montrons que F∪G n’est pas un sous-espace vectoriel de E.
Il existe alors :
- un vecteur xF tel que xF∈F et xF∈/G,
- un vecteur xG tel que xG∈G et xG∈/F.
xF et xG appartiennent alors à F∪G, mais :
- xF+xG n’appartient pas à F, car si c’était le cas, xG=(xF+xG)−xF appartiendrait à F comme combinaison linéaire de vecteurs de F;
- xF+xG n’appartient pas à G, par le même raisonnement.
Conclusion. xF+xG∈/F∪G. Ceci montre que F∪G n’est pas stable par combinaison linéaire.
Exercice 359 ⭐️ Vrai ou faux, Sup/L1
- Toute famille de vecteurs deux à deux non colinéaires est libre.
- Si (u,v,w) est une famille liée alors w∈Vect(u,v).
- Toute famille de vecteurs est soit libre, soit génératrice.
- Toute famille contenant une famille génératrice est elle-même génératrice.
- Toute famille contenant une famille libre est elle-même libre.
- Le R-espace vectoriel R2 possède une infinité de sous-espaces vectoriels.
- Le R-espace vectoriel R possède une infinité de sous-espaces vectoriels.
- Faux. Prendre par exemple, dans R2, la famille formée des vecteurs u=(1,0), v=(0,1) et w=u+v.
- Faux. Prendre par exemple, dans R2, u=v=(1,0) et w=(0,1). On a u=v donc (u,v,w) est liée, mais w n’est pas combinaison linéaire de u et v.
- Faux. Prendre par exemple, dans R2, (u,v) avec u=v=(1,0).
- Vrai. Si G⊂F avec Vect(G)=E, on a Vect(G)⊂Vect(F) donc Vect(F)=E.
- Faux. Prendre par exemple, dans R2, F=((1,0),(0,1)) et G=((1,0),(0,1),(1,1)).
F est libre, et G n’est pas libre. - Vrai. Il contient une infinité de droites. Pour θ∈[0;π[, les droites Dθ=Vect((cosθ,sinθ)) sont toutes distinctes.
- Faux. Il n’en possède que deux : R et {0}.
Exercice 360 ⭐️ Famille de polynômes, Sup/L1
Montrer que la famille F=(Xk(1−X)n−k)k∈[[0,n]] est une base de Rn[X].
Base en dimension finie 👉 Inversibilité de la matrice associée (dans une base simple).
On observe que F contient (n+1) vecteurs, et que dim(Rn[X])=n+1.
On remarque ensuite que le terme de plus bas degré de Xk(1−X)n−k est Xk. Par conséquent la matrice de F dans la base canonique de Rn[X] est de la forme ⎣⎢⎢⎢⎢⎢⎡1⋆⋮⋆01⋱……⋱⋱⋆0⋮01⎦⎥⎥⎥⎥⎥⎤.
C’est une matrice triangulaire à coefficients diagonaux non nuls, donc inversible. Donc F est bien une base.
Exercice 361 ⭐️ Supplémentaires, Sup/L1
Soit E=C1(R,R), et F={f∈E : f(0)=f′(0)=0},G={x↦ax+b, (a,b)∈R2}.
- Vérifier que F et G sont des sous-espaces vectoriels de E.
- Montrer que F et G sont supplémentaires dans E.
- Méthode besogneuse : revenir à la définition (stabilité par combinaison linéaire).
Méthode rusée : reconnaître un “ker” ou un “Vect” - Existence et unicité d’une décomposition 👉 Analyse-synthèse.
- L’application ϕ:E→R2 définie par ϕ(f)=(f(0),f′(0)) est linéaire. Donc F=ker(ϕ) est un sous-espace vectoriel de E.
G est clairement inclus dans E (une fonction affine est C1). De plus G=Vect(x↦1,x↦x) donc G est un sous-espace vectoriel de E. - Soit u∈E, montrons par analyse-synthèse qu’il existe un unique couple (f,g)∈F×G tel que u=f+g.
Analyse. Supposons que u∈F et v:x↦ax+b vérifient f=u+v. Autrement dit
∀x∈R, f(x)=u(x)+ax+b. En prenant x=0 on obtient f(0)=u(0)+b=b.
Ensuite, en dérivant des deux côtés et en prenant x=0 on obtient f′(0)=u′(0)+a=a.
On a donc nécessairement pour tout x∈R : v(x)=f′(0)x+f(0) et u(x)=f(x)−(f′(0)x+f(0)).
Synthèse. Posons u:x↦f(x)−(f′(0)x+f(0)), et v:x↦f′(0)x+f(0).
Alors u et v sont C1, et u+v=f. De plus v appartient clairement à G, et u(0)=f(0)−f(0)=0, u′(0)=f′(0)−f′(0)=0 donc u∈F.
Exercice 362 ⭐️ Espaces vectoriels ou pas, Sup/L1
Dans chacun des cas suivants, l’ensemble F est-il un R-espace vectoriel (avec les opérations usuelles) ?
- F={(x,y)∈R2 : x2−y2=0};
- F est l’ensemble des suites réelles qui convergent vers 0, i.e. F={u∈RN : un→0};
- F est l’ensemble des suites réelles qui convergent vers 3, i.e. F={u∈RN : un→3};
- F est l’ensemble des fonctions [0,1]→R telles que f(21)=0;
- F est l’ensemble des fonctions y∈C∞(R,R) solutions de y′+e−ty=e−t;
- F est l’ensemble des polynômes de R[X] de degré exactement n (n un entier fixé);
- F est l’ensemble des polynômes de R[X] divisibles par (X2+3);
- F est l’ensemble des matrices A∈M2(R) telles que A2=0.
Sous-partie d’un espace vectoriel 👉 est-ce un SOUS-espace vectoriel ?
Le vecteur nul est-il dedans ? A t-on stabilité par combinaison linéaire ?
- Non : (1,1)∈F et (1,−1)∈F, mais la somme de ces deux vecteurs est (2,0)∈/F. Donc F n’est pas stable par combinaison linéaire.
- Oui : c’est un sous-e.v. de RN. Il contient la suite nulle, et si limun=limvn=0 alors pour λ,μ∈R on a lim(λun+μvn)=λ.0+μ.0=0.
- Non : F ne contient pas la suite nulle.
- Oui : F contient la fonction nulle, et pour f,g∈F et λ,μ∈R, on a (λf+μg)(21)=λf(21)+μg(21)=0.
- Non : F ne contient pas la fonction nulle.
- Non : F ne contient pas le polynôme nul.
- Oui. Le polynôme nul vérifie 0=0×(X2+3), et si on prend P1,P2 divisibles par (X2+3) et λ1,λ2∈R, alors il existe Q1,Q2∈R[X] tels que P1=(X2+3)Q1 et P2=(X2+3)Q2. On a donc λ1P1+λ2P2=(X2+3)(λ1Q1+λ2Q2), divisible par (X2+3).
- Faux. Prendre par exemple A=(0010) et B=(0100). On vérifie que A2=0 et B2=0. Mais A+B=(0110) et (A+B)2=I2. Donc F n’est pas stable par combinaison linéaire.
Exercice 363 ⭐️ Propriétés de + et ∩, Sup/L1
Soit E un K-e.v., et F,G,H des sous-e.v. de E.
- Montrer que (F∩H)+(G∩H)⊂(F+G)∩H.
- Montrer que (F∩G)+H⊂(F+H)∩(G+H).
Inclusion A⊂B 👉 Prendre x∈A, traduire les hypothèses, et montrer que x∈B.
- Soit x∈(F∩H)+(G∩H). Alors il existe x1∈F∩H, x2∈G∩H, tels que x=x1+x2.
Alors, d’une part, x∈F+G car x1∈F et x2∈G. D’autre part, x1∈H et x2∈H donc x∈H . Ainsi x∈(F+G)∩H. - Soit x∈(F∩G)+H. Alors il existe x1∈F∩G, x2∈H tels que x=x1+x2.
Alors d’une part, x∈F+H car x1∈F et x2∈H. D’autre part, x∈G+H car x1∈G et x2∈H. ainsi x∈(F+H)∩(G+H).
Exercice 364 ⭐️ Familles libres, Sup/L1
Dans chacune des questions suivantes, F est une famille finie de vecteurs de l’espace vectoriel E. Déterminer si elle est libre ou liée.
- E=R3, F=((1,−3,2),(0,2,−4),(1,−2,0))
- E=K[X], F=((X+1)k)k∈[[0,n]].
- E=C0(R,R), F=(1,cos,sin).
(1 désigne ici la fonction constante à 1) - E=C0(R,R), F=(u0,u1,…,un) où uk(x)=ekx.
Famille libre 👉 Poser une combinaison linéaire nulle, résoudre : y’a t-il d’autres solutions que de prendre tous les scalaires nuls ?
- Soit a,b,c∈R tels que a(1,−3,2)+b(0,2,−4)+c(1,−2,0)=0.
Par identification des coordonnées : ⎩⎪⎪⎨⎪⎪⎧a+c=0−3a+2b−2c=02a−4b=0
On a donc, par opérations sur les équations : ⎩⎪⎪⎨⎪⎪⎧a+c=02b+c=0−4b−2c=0⎩⎪⎪⎨⎪⎪⎧a+c=02b+c=00=0.
On peut par exemple prendre a=2,b=1,c=−2.
Donc 2(1,−3,2)+(0,2,−4)−2(1,−2,0)=0. Ainsi F est liée. - C’est une famille de polynômes de degrés échelonnés, donc libre.
- Soit a,b,c∈R tels que a.1+b.cos+c.sin=0.
Alors pour tout x∈R, a+b cos(x)+c sin(x)=0.
On obtient, en prenant par exemple x=0, x=π/2 et x=π :
⎩⎪⎪⎨⎪⎪⎧a+b=0a+c=0a−b=0. Donc a=b=c=0. F est libre. - Soient a0,…,an∈R tels que : ∀x∈R, a0+a1ex+a2e2x+⋯+anenx=0.
En faisant tendre x→−∞ on obtient a0=0. Il reste a1ex+a2e2x+⋯+anenx=0.
On peut diviser par ex car ex>0 : on obtient a1+a2ex+⋯+ane(n−1)x=0.
En faisant tendre à nouveau x→−∞ on obtient a1=0. Ainsi de suite, pour obtenir finalement a0=a1=⋯=an=0.
F est donc libre.
Exercice 365 ⭐️ Familles libres, Sup/L1
Dans chacune des questions suivantes, F est une famille finie de vecteurs de l’espace vectoriel E. Déterminer si elle est libre ou liée.
- E=K[X], F=(X2+2X+3,X2−X+1,2X2−2).
- E=C0(R,R), F=(1,cos2,sin2).
(1 désigne ici la fonction constante à 1) - E=RN, F=((n)n∈N,((−1)n)n∈N,(1)n∈N).
- E=M2(R), F=([1302],[21−1−1],[47−13]).
Famille libre 👉 Poser une combinaison linéaire nulle, résoudre : y’a t-il d’autres solutions que de prendre tous les scalaires nuls ?
- Soit a,b,c∈K tels que a(X2+2X+3)+b(X2−X+1)+c(2X2−2)=0.
Par identification des coefficients : ⎩⎪⎪⎨⎪⎪⎧a+b+2c=02a−b=03a+b−2c=0
On a donc, par opérations sur les équations : ⎩⎪⎪⎨⎪⎪⎧a+b+2c=0−3b−4c=0−2b−8c=0⎩⎪⎪⎨⎪⎪⎧a+b+2c=0−3b−4c=0−16c=0.
Ainsi, en remontant les équations, a=b=c=0. Donc F est libre. - 1−cos2−sin2=0, donc F est liée.
- Soit a,b,c∈R tels que ∀n∈N, an+b(−1)n+c=0.
En prenant par exemple n=0, n=1 et n=2, on obtient :
⎩⎪⎪⎨⎪⎪⎧b+c=0a−b+c=02a+b+c=0. La résolution (laissée au lecteur) donne a=b=c=0. F est libre. - Soient a,b,c∈R. L’égalité a[1302]+b[21−1−1]+c[47−13]=0M2(R) équivaut à : ⎩⎪⎪⎪⎪⎨⎪⎪⎪⎪⎧a+2b+4c=0−b−c=03a+b+7c=02a−b+3c=0⇔⎩⎪⎪⎪⎪⎨⎪⎪⎪⎪⎧a+2b+4c=0b+c=0−5b−5c=0−5b−5c=0⇔{a=−2cb=−c.
Il existe donc des solutions (a,b,c) non nulles. F est liée.
Exercice 366 ⭐️ Représentation paramétrique → cartésienne, Sup/L1
- Soit F le sous-e.v. de R4 défini par F={(x,y,z,t)∈R4 : ∣∣∣∣∣x−2y+t=0x−4y−z+3t=0}.
Déterminer une base de F. - Soit G le sous-e.v. de R3 défini par G=Vect((1,3,−2),(7,5,2)).
Donner une équation cartésienne de G.
- Choisir des inconnues libres, en fonction desquelles on exprime les autres. Reconnaître un Vect.
- Trouver la condition sur (x,y,z) pour que le système a(1,3,−2)+b(7,5,2)=(x,y,z) ait (au moins) une solution.
- (x,y,z,t) est solution ssi {x−2y+t=0x−4y−z+3t=0 ssi {t=−x+2yz=x−4y+3t=−3x+2y
Ainsi F={(x,y,−3x+2y,−x+2y),x,y∈R}=Vect((1,0,−3,−1),(0,1,2,2)).
La famille trouvée est libre (deux vecteurs non colinéaires), donc c’est bien une base de F. - Soit (x,y,z)∈R3. On a (pivot de Gauss) :
(x,y,z)∈G⇔∃(a,b)∈R2 : ⎩⎪⎪⎨⎪⎪⎧a+7b=x3a+5b=y−2a+2b=z⇔∃(a,b)∈R2 : ⎩⎪⎪⎨⎪⎪⎧a+7b=x−16b=−3x+y16b=2x+z⇔∃(a,b)∈R2 : ⎩⎪⎪⎨⎪⎪⎧a+7b=x−16b=−3x+y0=−x+y+z
Cette condition équivaut à −x+y+z=0. Ainsi G={(x,y,z)∈R3 : x−y−z=0}.
Exercice 493 ⭐️ Dimension finie et Nilpotence, Sup/L1
Soit E un e.v. de dimension finie n. Soit u un endomorphisme de E tel que pour tout x∈E, il existe un entier p tel que up(x)=0. Montrer que u est nilpotent. Ce résultat est-il toujours vrai en dimension infinie ?
- E un e.v. de dimension finie 👉 Travailler avec une base, bien choisie ou pas ;
- Dimension infinie 👉 Quel est un des e.v. de dimension infinie les plus simples que tu connaisses ?
Suivant nos réflexes, on introduit donc une base (e1,⋯,en) de E. L’hypothèse dit qu’on peut trouver p1,⋯,pn tels que up1(e1)=0, …, upn(en)=0. Soit x=a1e1+⋯+anen∈E. Alors pour tout entier p, up(x)=a1up(e1)+⋯+anup(en) car up est linéaire. On voit donc qu’il suffit de prendre p=max(p1,⋯,pn) pour avoir up(x)=0. Le p ne dépendant plus de x, on peut conclure !
Quid de la dimension infinie ? On prend E=R[X]. Soit u l’endomorphisme dérivation, il vérifie bien l’hypothèse : si on prend un polynôme de degré q, il suffit d’appliquer u (q+1)-fois pour obtenir 0. Cependant u ne peut pas être nilpotent d’indice p donné. En effet on up(Q)=0 si degQ>p. On voit ici très concrètement ce qui ne marche pas !