Soit In=∫02πcosn(t)dt. Montrer que la suite (nIn−1In) est constante.
En déduire un encadrement de In2 et que In∼2nπ,4−n(n2n)∼πn1.
Réflexes
Puissance dans une intégrale 👉 IPP !
Corrigé
On intègre par parties avec u=cosn−1 et v=sin. Alors, pour n>1, ∫02πcosn(t)dt=[sin(t)cosn−1(t)]0π/2−∫02π−(n−1)sin(t)cosn−2(t)sin(t)dt. Donc, avec sin2=1−cos2, on obtient : In=(n−1)(In−2−In), d’où nIn=(n−1)In−2 et nInIn−1=(n−1)In−1In−2, ce qu’on voulait.
On a I0=π/2 et I1=1, donc pour tout n≥1, nInIn−1=π/2.
Comme sur [0,π/2], 0≤cos(t)≤1, on en déduit que In est décroissante. Donc nIn2≤nInIn−1=2π=(n+1)In+1In≤(1+1/n)nIn2. Ainsi nIn2 converge vers π/2 et In∼2nπ. Enfin, In=nn−1In−2=nn−1n−2n−3In−4. Donc, en prenant 2n au lieu de n, on a I2n=2n⋯2⋅1(2n−1)⋯3⋅1I0=2nn!2nn!(2n)!2π. Par conséquent 4−n(n2n)∼π24nπ=πn1, qui est la fréquence de l’équirépartition : n piles et n faces parmi 2n lancés de pièce.
🎁 Pour en savoir plus sur les coefficients binomiaux centraux, on pourra consulter cet article du blog Math-OS